The Tattoo

The Tattoo (Le Tatoué)

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കമന്ററി എഴുതിയത് FMS2025

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പ്രസിദ്ധീകരിച്ചത്: 2026-04-16
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

Tu as travaillé ? - Oui.

Bien, hein ? - Très bien, très bien. 400.

Non, monsieur Mézeray, tout devient plus cher.

300 alors. Et qu’est-ce que c’est ? - C’est une gare.

Une petite gare. 200.

Et ça ? - Ça vous...

Non, je paie. - Ça vous revient à 700.

Il y a beaucoup d’heures dedans, la toile, la peinture.

Oui, et le séchage.

Et, monsieur Dubois ? - Excusez-moi.

Il est déjà tard, on continue demain. Vous pouvez vous rhabiller.

D’accord, mais combien de toiles j’emporte ?

On avait dit...

Celle-là vous la prenez pour 300. - Attendez, 1, 2, 3, 4, 5, 6.

Sept. - Il y en a onze.

Avec celle-ci, huit. - Il m’en manque trois.

Montrez. - Monsieur, comment osez-vous ?

Qu’est-ce que c’est ? - Un tatouage.

Exactement une reproduction de Modigliani.

Une reproduction, moi ?

Montre un peu. - Recule, jeune homme.

Ne me dis pas... - Je n’ai rien à vous dire, monsieur.

Tu savais ça ? - Non.

Et tu ne dis rien ? Je veux voir ce tatouage immédiatement.

Monsieur Legrain, puis-je vous présenter monsieur Mézeray.

Un amateur d’art et directeur financier.

Et encore plus grand imbécile. - C’est vraiment un Modigliani ?

C’est un Modigliani. - Un vrai ?

Ne mets jamais en doute la parole d’un légionnaire.

Mais c’est vraiment l’œuvre de Modigliani ?

Fous le camp ! - Tu as raison.

Dis... silence. Monsieur Legrain ?

Monsieur Legrain, je vous l’achète. - Je ne suis ni saucisse ni pied de porc.

500.000. Attends, un million alors. - Tu veux une gifle ?

Messieurs, messieurs. - Ferme-la, toi.

Comment ça ma bouche ? - C’était pour l’autre.

Je propose 2 millions pour ce que vous avez dans le dos.

Quoi, dans mon dos ?

Tu crois que je suis une prostituée, idiot ?

Trois.

Monsieur Dubois, vous avez vraiment de drôles de relations.

Excusez-moi, monsieur.

Je l’ai déjà dit : Tais-toi, toi !

Encore trois tableaux !

J’ai besoin de temps.

Mets grand-père dessus, grand-mère. Tout le monde.

Mon Dieu, comme vous êtes terriblement insistant.

Monsieur Legrain, écoutez-moi. Écoutez.

Attendez.

Ne partez pas.

Vingt millions. Regardez. Regardez.

Et ?

C’est bien, hein ?

Monsieur Legrain. C’est pas mal, hein ? Où êtes-vous ?

Ça vous a surpris, hein ? Vous m’entendez ?

Qu’en pensez-vous ? Que répondez-vous ?

Ça ne fait rien. Très bien. Parfait. Très bien.

C’était très bien, parfait, très, très bien.

Oui ? Comment est-il comme homme ? - Mettez ça là.

Comment est-il ? - Très charmant, très gentil, bien élevé.

Vraiment gentil ? - Très gentil.

Ça vous gêne qu’il soit noir ? - Oh non.

Ça vous gêne qu’il soit noir ? - Non.

Vous n’êtes pas raciste ? - Oh non.

Vous êtes raciste ? - Non.

Moi non plus. Affreux.

Dis pardon. - Pardon.

Quelle est la taille de l’œuvre ? - Qu’avez-vous dit ?

Quelle est la taille ?

La taille ? - Et le prix ?

Attendez, attendez.

D’abord, c’est un Modigliani.

Deuxièmement, c’est un très beau Modigliani.

Troisièmement, il est unique au monde : tatoué sur peau humaine.

Sur un beau dos. - D’accord, mais combien ça coûte ?

Exactement.

Avant de parler du prix du Modigliani...

vous devez tout acheter ici. Tout ce qui est là.

Tu as celui-ci, celui-là et celui-là. Regarde, celui-ci est à moi. Il est beau.

Ceux-là sont invendables.

C’est pour ça que je vous les vends. - Ils ne sont pas beaux !

Qu’avez-vous dit ? - Qu’ils ne sont pas beaux.

Non, ils sont tout simplement affreux.

Je ne peux plus les voir. Vous les aurez à un bon prix.

150 millions. - Jamais.

Si vous voulez ce Modigliani...

vous devez tout acheter pour 150 millions.

Pas question. Jamais. Jamais.

Allô, vous m’entendez ? - Oui, monsieur.

Mettez-moi vite en ligne avec Bernheim à New York.

Non, pas Bernheim.

Et ? - D’accord. 150 millions.

160. - Tout à l’heure vous avez dit 150.

170. - Écoutez un peu...

180. - D’accord, accepté.

Allô, vous m’entendez ? - Oui, monsieur.

Gardez encore monsieur Bernheim en ligne.

Non, argent liquide. - Je n’en ai pas.

Si. - Non.

Monsieur Bernheim !

Écoutez, vous êtes très sympathique, mais je vous préfère là-bas.

Comme ça ? - Non, monsieur Bernheim !

Oui comme ça. Un peu plus vite. Très bien.

On souffle un peu.

Bien, on y retourne.

On cherchera monsieur Legrain tout à l’heure. Continuez sinon...

Un homme, un homme charmant. Très poli.

Monsieur Legrain !

Monsieur Legrain !

Encore ?

Et avec des complices. - Non, je vous explique tout.

Et moi aussi, nom de Dieu.

Baïonnette au fusil et attaque. - Non !

Si ! - Non.

Ne vous laissez pas berner. - Il plaisante.

Et en plus des Anglais, nos ennemis héréditaires.

Non, ce sont des Américains. - "Raus".

Ils viennent de New York. - Ça ne change rien.

Non. - Si.

Ils ont exterminé les Indiens. - Il n’a pas tort.

Toi tais-toi ou je te scalpe. - Non.

Ils vont sur la lune, mais mangent du gigot à la confiture.

Non. - Oui, avec vos trompettes de jazz et...

pilules de dépopulation. "Messieurs, rentrez chez vous".

Ils veulent seulement voir votre dos. - Je ne suis pas un musée, bordel.

Si... - Non...

Mais en souvenir de Pershing je vais quand même vous montrer mon dos.

Vous allez voir, attendez. - Toi, dans le coin, maniaque. Non, là.

Toi ne regarde pas. - D’accord.

La visite est terminée. - Merci.

Peut-être de 1918...

Faux. 14 juillet 1919, la veille du défilé de la victoire.

Onze km. tout le monde était épuisé. - Vous connaissiez Modigliani ?

Oui, il le connaissait très bien. - Jeune homme, je ne le connaissais pas.

C’était dans un café à Montparnasse vers 2 heures du matin.

Un type voulait tatouer une femme sur mon dos.

Oui monsieur, et je me suis allongé sur la table de billard.

Oui monsieur, et des années plus tard j’ai su que c’était Modigliani.

Mais ça n’avait aucune importance, car je suis resté dans la Légion étrangère.

Oui, oui, mon garçon.

Ah, te voilà. Ici.

Qu’est-ce qu’il y a ? - Mon pied.

Dis pardon. - Tu es fou ?

C’est vous qui m’avez appris ça.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Pourquoi vous me regardez comme ça ? - Pardon ?

Parce que je suis un domestique ? - Pardon ?

Parce que je suis noir ? - Tu n’es pas noir ?

Si. - Pas complètement.

Qu’est-ce que tu as de plus que moi ? - Moi... pardon ?

Qu’est-ce que tu as de plus que moi ? - Beaucoup de choses.

Lesquelles ? - Pardon ?

Dis donc ce que tu as de plus que moi ?

Bonsoir, monsieur.

Connaissez-vous ma femme ?

Ma chérie, voici monsieur Smith et monsieur Larsen.

Je suis ravi de vous rencontrer. Mon mari a beaucoup parlé de vous.

Quel plaisir de vous recevoir ici. Asseyez-vous donc.

Mettez ça là.

Il me regarde aussi maintenant. Continuez.

Les messieurs veulent sûrement un apéritif. Pastis ?

Oh non, mon chéri. Whisky. Ce sont des Américains.

Là-bas ils boivent du bourbon.

À propos de ce Modigliani...

Il l’a trouvé au marché aux puces...

c’est là qu’il a commencé. - Chérie !

Oui ?

À propos du Modigliani...

Il l’a trouvé au marché aux puces...

c’était sa première expérience. - Chérie !

Oui ?

À propos du Modigliani... - Il l’a trouvé au marché aux puces...

Ça suffit maintenant ! Pour revenir au Modigliani...

Tiens, ma chérie, lis ça. Que de mauvaises nouvelles.

Revenons à notre affaire. - Le Modigliani, comment le livrer ?

Très simplement. Il faut une journée d’hôpital.

On prend un petit truc comme ça...

Ça chatouille un peu... et hop, hop, hop. Comme une serviette, et c’est fini.

Il est d’accord ?

Oui. Je vais voir ça avec lui.

Combien ça coûte ? - 500 millions.

Combien ? - 500 millions.

Pour ce tatouage ? - Encadré.

Moins les 180 millions.

Non, c’est terminé. Vous avez acheté ces choses.

Non, non, non. - Si.

Où est monsieur Bernheim ? - Bon d’accord. Accord.

Demain soir à 8 heures vous me donnez la signature de monsieur Legrain.

Écrit. - Tu l’auras.

Sinon vous nous rendez les 180 millions.

Attention, monsieur Mézeray. Attention. Vous devrez les rendre.

Ne te trompe pas, j’ai bien compris. - Qu’est-ce que tu as compris ? Quoi ?

Quoi ?

Tu es fou de vouloir vendre ce tatouage avant même de l’avoir acheté.

Tout le monde est achetable. - Et s’il ne veut pas ?

Il devra, sinon je ne m’appelle plus Mézeray.

Et si...

Je t’écoute depuis vingt ans avec tes histoires.

Écoute, ma colombe.

Je ne suis pas ta colombe, je ne suis la colombe de personne.

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