ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
VIVE LA LIBERTÉ
- Il y a des toilettes ? - Il y en avait dans la salle VIP.
J'en ai besoin maintenant.
- Il faut y retourner. - On est en retard.
Il y a les toilettes de service.
Oliveri !
Tu sais pourquoi tu te tais ?
Parce que t'as jamais rien eu à dire.
Jamais !
Tu ne vois pas que t'es en train de bousiller le parti,
et qu'on va t'en empêcher ?
T'as pas encore compris que tu dois t'en aller ?
Tu dois t'en aller !
T'en aller, tu as compris ?
Tu es le fléau qu'on nous a envoyé pour nous faire taire,
pour faire de nous à jamais des valets inoffensifs,
mais le temps nous rendra justice,
M. le secrétaire, tôt ou tard tu seras paralysé de honte !
In obscura nocte sidera micant.
Tu dois t'en aller, tu as compris ?
Même Jésus n'a pas voulu être tué sans procès,
car il est bien plus ignominieux de mourir à la suite d'un jugement,
qu'à la suite d'une révolte...
injuste.
Demain, ça t'irait ?
Alors merci.
Elle s'appelle Federica Civatti,
elle a 44 ans et aucun des nôtres ne l'avait jamais vue,
ils l'ont envoyée exprès.
- Eux, tu veux dire ? - Qui d'autre ?
- Pourquoi elle parlait latin ? - Elle est prof au lycée.
Voilà les chiffres pour la rencontre de la Gauche Européenne de demain,
et une ébauche du discours.
Tu dois me dire quelque chose ?
Non, rien.
Salut Andrea, porte-toi bien.
Oui ?
Je t'ai appelé, mais il y avait le répondeur.
Je viens d'arriver.
Je suis à Pékin, le meeting de clôture du congrès a eu lieu.
Je suis épuisée.
Ce soir il y avait une réception à l'ambassade,
je n'en avais aucune envie mais j'ai dû y aller.
Et toi, comment tu vas ?
Rien de spécial, je vais me coucher tôt, comme d'habitude.
J'ai vu à la télé cette femme qui t'a pris à parti.
Tu m'écoutes ?
- Bien sûr. - Tu es fatigué, hein ?
Ne t'en fais pas, tu sais comment il est, ce pays.
Essaye de dormir. Je t'embrasse.
- Je t'embrasse aussi. - Salut.
Il est tard, désolé.
Viens.
De toute façon je ne dors pas.
Tu as peur,
tu es inquiet
et tu voudrais être rassuré.
Mais malheureusement c'est impossible,
on s'est gourés,
on a été des parfaits crétins de miser sur lui.
On n'avait pas le choix, il était et il reste le meilleur.
À tel point qu'il va nous épargner une longue agonie.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Après lui,
il n'y aura plus aucune trace de nous.
LE COURAGE DE CHANGER
COMMENTAIRES
L'OPPOSITION EST MORTE PAR TA FAUTE
VOUS PARLEZ DE CHANGEMENT,
COMMENCEZ PAR LES DIRIGEANTS DU PARTI
ÇA SUFFIT, CHAQUE ANNÉE C'EST LA MÊME HISTOIRE !
RIDICULE ET PITOYABLE !
Vous êtes bien au...
- Rocchi, vous êtes où ? - Je suis chez moi, pourquoi ?
M. le député m'a dit de ne pas passer le prendre,
qu'il allait venir tout seul.
- Il a changé d'avis ? - Et vous ne m'avez pas prévenu ?
Il a dit qu'il vous avait déjà prévenu. Je dois venir ?
Non, restez, je vous rappellerai.
Quoi ? Hier soir il allait bien,
il a dit qu'il allait se coucher, qu'est-ce qui se passe ?
Rien, Anna, c'est un malentendu, il va arriver.
Désolé de t'avoir appelée, bon voyage.
Andrea, qu'est-ce qui se passe ?
- Rien... - Pourquoi il n'est pas là ?
- Un malaise, il ne vient pas. - Tu plaisantes ?
Non, je te jure.
- Appelle-le, je veux lui parler. - C'est éteint, là.
- Pourquoi, il est où ? - Chez un médecin.
Il me rappellera.
Il faut annoncer qu'il y a un imprévu.
Bien sûr.
Enrico ?
Je vais jeter un coup d'il.
OLIVERI CONTESTÉ LORS DU MEETING NATIONAL
- C'est un message de M. le député ? - Non.
C'est un truc que j'avais oublié ici.
- On y va ? - Oui, je vous en prie.
"Je suis prêt à me battre,
"mais j'ai besoin de quelques jours de solitude pour récupérer.
"Andrea trouvera un moyen de justifier mon absence
"sans créer d'affolement..."
Tu m'écoutes ?
Oui, continue.
"Je vous appelle dès que possible, ne vous inquiétez pas,
"c'est le prix que tôt ou tard un homme public doit payer".
C'est tout.
- Où peut-il être allé ? - Aucune idée.
Tu penses à quelqu'un ? Un ami...
Un homme politique n'a pas d'amis.
Danielle...
Je suis désolé, j'ai débarqué à l'improviste,
je te complique la vie.
J'ai juste besoin d'un peu de temps pour respirer.
Oui.
Tu penses que j'ai tort ?
Oui.
Je pense que tu fuis, et c'est une erreur.
Je ne fuis pas,
j'ai conscience de ce que ça va déclencher à Rome,
je veux voir ce que ces connards vont faire sans moi.
T'es mieux sans lunettes.
Ton mari et ta fille, ils sont où ?
Ils sortent tôt, elle va à l'école et lui au travail.
- Qu'est-ce qu'il fait ? - Réalisateur.
Télévision ?
Cinéma.
Je le connais ?
Mung.
C'est un de mes réalisateurs préférés.
Tu n'es pas le seul, il est vénéré comme une rock star.
- Tu lui as parlé de moi ? - Bien sûr.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Que tu as une belle gueule.
Bonjour à tous.
Je crois qu'on connaît tous la raison
et l'importance de cette réunion,
vu l'état de santé de notre secrétaire.
On doit gérer un bref remplacement,
qui, il faut bien le dire,
tombe à un moment particulièrement difficile.
Désolé du retard.
J'ai photocopié l'intervention de notre secrétaire.
Je tenais à ce qu'aujourd'hui aussi
sa voix arrive jusqu'à vous.
Bottini, dis quelque chose.
On est tous pendus à tes lèvres.
Enrico va bien, il vous passe le bonjour,
et vous serez contents d'apprendre
qu'il se remettra au travail dans quelques jours.
Combien ?
On ne sait pas, les médecins ont parlé de quelques jours,
ils sont toujours prudents.
Alors pourquoi il ne fait pas d'interviews ?
Ça donne l'impression que c'est plus grave.
D'abord pour protéger sa vie privée, c'est compréhensible,
puis pour une raison politique assez évidente.
Les images de son hospitalisation pourraient faire penser
à un parti en mauvaise santé.
Ça ne marche pas comme vous pensez, vous les intellectuels.
Pour moi ce malaise c'est un don du ciel,
pourquoi ne pas en profiter ?
Les gens aiment le côté humain, les ragots.
Ils aiment aussi la merde, c'est pas une raison pour leur en donner.
Je propose qu'on en parle directement avec lui.
On lui montre qu'on pense à lui,
et on affronte ensemble cette question de l'opinion publique.
- On l'appelle ? - Je le fais.
Non, je l'appelle, moi.
Je suis absent, je ne peux pas répondre,
il est parfaitement inutile que vous me laissiez un message.
Trop de tension, trop d'embûches.
- Il va t'appeler, toi. - Je ne crois pas, non.
Je sais qui pourrait nous aider.
- Qui ? - Giovanni, son frère.
Le prof ? Mais il n'est pas...
Il est sorti de l'HP, ils l'ont jugé inoffensif.
La seule fois qu'il m'en a parlé, il m'a dit qu'ils ne se voyaient plus.
Toi tu sais pourquoi ?
Je ne sais rien de sa jeunesse,
à part les conneries qu'il y a dans les journaux :
enfant prodige paresseux, passion pour le cinéma,
vocation soudaine pour la politique...
des conneries.
M. le Président va passer dans la Salle des mappemondes,
et vous pourrez lui parler.
Si vous voulez bien me suivre.
Merci.
M. le Président...
Merci.
Les choses ne sont pas très claires, il me semble.
Il est vraiment malade ?
Oui, il s'agit d'une petite opération,
une bagatelle sans conséquences.
Alors pourquoi tant de mystère ?
Je connais Oliveri depuis qu'il est entré en politique...
Le pays ne peut pas se permettre qu'il y ait un vide à l'opposition.
Il y en a qui n'attendent que ça.
Il en a conscience,
je vous assure, c'est une question de jours.
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