Beloved Sisters

Beloved Sisters (Die geliebten Schwestern)

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Beloved Sisters Français (2014) dTV arte 25 000 FPS
കമന്ററി എഴുതിയത് Chicoutimi

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പ്രസിദ്ധീകരിച്ചത്: 2020-01-27
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

- Avez-vous réussi à dormir ? - Je suis bien trop agitée.

Dormir...

La diligence remue terriblement. Difficile de fermer l'oeil.

Ecris-moi.

Nelly, ramène les poules à l'enclos.

Allez !

Lollo...

LES SOEURS AIMEES

Mesdames, m'autorisez-vous à fumer ?

Oui, je fume moi-même volontiers.

A l'automne 1787, Charlotte von Lengefeld prend son service

chez sa marraine, à Weimar.

On l'a envoyée dans la capitale du duché de Saxe-Weimar

dans l'espoir que sa tante,

Charlotte Albertine von Stein, fasse d'elle une dame d'honneur.

- Oui ? - Charlotte von Lengefeld.

On m'attend.

Entrez par l'autre côté.

Par Marstallstrasse.

Dans ses bagages,

le dessein de sa mère de lui trouver un homme de sang bleu

et fortuné.

Charlotte est une fille obéissante qui fait et dit

ce qu'on lui dicte de faire et de dire.

- Pyrame ! - C'est Pyrame.

Et la lionne qui tient le voile ensanglanté dans la gueule ?

Mme von Stein, brillante étoile à la cour du duc Charles-Auguste,

a souffert du départ pour l'Italie

de son célèbre ami et poète l'an passé.

Médée ! Elle tue ses enfants.

Médée tuant ses enfants.

Au début, elle est froide envers sa filleule.

Charlotte passe l'hiver à s'initier à la bienséance,

aux lettres, à la musique et aux festivités de la cour.

A l'arrivée du printemps, elle a accepté de nombreuses invitations,

beaucoup dansé et tenu maintes conversations spirituelles.

Mais où et vers qui l'existence la conduit-elle ?

Elle l'ignore encore plus qu'au jour de son arrivée.

Le ton de ses lettres change.

Son respect envers la cour devient de la moquerie,

sa réserve se mue en solitude.

Au printemps 1788,

seul un capitaine écossais lui exprime encore son attachement.

"Ma chère Caroline, je dois te rapporter

"l'incident des obsèques factices de Mme von Werthausen.

"La jeune femme du vieux M. von Werthausen

"se portait comme un charme, la veille, à une fête,

"lorsque le lendemain vers midi son époux apprit sa mort soudaine.

"Une fois chez lui, il trouva son épouse déjà mise en bière,

"soi-disant pour éviter une épidémie.

"Il l'exposa dans un cercueil fermé et l'enterra

"trois jours plus tard.

"Mais sa soeur avait remarqué

"qu'un certain marquis von Bernbach,

"qui s'était bien entendu avec la dame,

"avait soudain disparu,

"ainsi que la garde-robe de la jeune femme.

"Lorsque la fuite du couple fut découverte

"et la tombe ouverte, on trouva à la place de la défunte

"une poupée de taille humaine.

"En privé, cet épisode fait l'admiration de tous

"et aura un retentissement international.

"Pour couronner le tout,

"il suscite des idées inattendues sur les moyens d'échapper

à un mariage encombrant en cas d'urgence."

Quelqu'un connaît le coin ?

Il y a quelqu'un ?

Où est la place du marché ?

Eh bien...

Au bout à gauche.

Prenez la ruelle qui mène

au cimetière...

Impossible.

Je viens de là.

Maintenant je suis ici !

Non, là.

- Où ? - Là.

Non, à côté. Là !

Les femmes savent lire les cartes ?

N'ont-elles pas besoin de l'esprit stratégique masculin ?

Celui qui les conduit à la guerre ?

Exactement.

Vous vous trompez, on n'est pas là.

Vous aussi, sinon vous ne seriez pas perdu.

C'est vrai. Je vais essayer.

Si vous avez tort, je vous incriminerai.

Si vous retrouvez le chemin.

Madame exige que sa filleule se rende immédiatement au salon.

Nous allons certes passer la saison

près d'un asile d'aliénés, car aucune autre demeure avec jardin

n'est à louer dans cette ville,

mais ce n'est pas une raison pour agir de manière

que les passants prennent la villa pour cette institution.

Ce qu'ils feront, si une jeune dame de ton rang

s'adresse à eux telle une aide de cuisine.

Mais surtout, Lollo, ne badine jamais avec un homme

à l'arrière de la maison quand un autre attend à l'entrée.

Dites au capitaine qu'il nous rejoigne.

Serait-il envisageable

de convier Mlle von Lengefeld à une promenade

dans la fourêt ducale ?

"Forêt", mon Capitaine.

Faourêt ?

Forêt.

Feuret.

PRINTEMPS 1788, RUDOLSTADT

"Merci, chère Lollo,

"pour l'idée de feindre la mort

"afin d'échapper à son mari,

"mais je n'en suis pas encore là avec Beulwitz.

"Il m'autorise au moins à te rendre visite à Weimar.

"Je réfléchis beaucoup à la promesse secrète, Lollo,

"que nous nous sommes faite il y a cinq ans,

"aux chutes de Schaffhouse."

Caroline von Beulwitz née von Lengefeld rappelle

à sa soeur que 5 ans auparavant,

en mai 1783, elle lui avait confié, et à elle seule,

son projet de vie, au bord de l'eau.

Elle épouserait Friedrich von Beulwitz

afin de garantir une sécurité financière à sa mère et Charlotte,

mais elle mènerait,

sous le joug d'un mariage forcé, une vie indépendante,

organiserait des festivités et recevrait poètes et artistes.

Sa soeur ne devrait jamais la quitter.

Jure-le sur l'esprit des eaux rugissantes !

Je le jure ! Sur l'esprit des eaux rugissantes !

"Toi seule sais que je n'ai pu me résoudre à épouser Beulwitz

"que par amour pour toi, ma soeur et compagne.

"Je l'ai fait, mais depuis mon âme a déserté le paradis de l'amour.

"Tu me manques, ma très chère. Tu me manques chaque jour.

"J'ai hâte de te revoir avec l'Anglais à la redingote rouge.

"P.S. Désolée. Je sais qu'il est écossais."

Mais lorsque Caroline rend visite à sa soeur à Weimar,

le malheur a déjà frappé.

Je me suis renseignée.

M. Heron est déjà parti en diligence

pour Berlin hier.

Il veut aller en Inde pour y mener

la vie héroïque de soldat

comme il nous l'a expliqué dans sa lettre d'adieu.

- Faut-il le croire ? - Oui, il le faut.

Ou nous serions amenées à faire d'autres suppositions.

Lollo, cet aimable Ecossais t'a fait faux bond.

Il a beau t'avoir écrit

de jolis vers anglais

et déclaré qu'il souhaitait te revoir à son retour...

Où vas-tu, mon enfant ?

Permettez-moi de me retirer,

ma tante.

Laisse-moi seule un instant, Line.

Charlotte ne sait pas encore ce qu'elle vaut.

Elle ne montre aucune appétence à briller en société

ni à se lier aux autres.

C'est fort sympathique mais pas très prometteur.

Devrait-on l'y encourager ?

Oui ! Elle a tant à offrir !

La conversation n'est pas son fort.

Elle manque d'esprit.

Mais elle se vend au rabais.

Détrompe-toi, je ne suis pas triste à cause de ce capitaine.

- Pourquoi alors ? - J'ai honte !

Maman m'a envoyée ici et vous m'avez offert

tant d'habits, toi et ton mari.

J'étais censée trouver un bon parti.

Et je ne parviens pas à retenir ce soldat !

- Tu ne le voulais pas ? - Non.

Non, pour l'amour du ciel !

Mais je l'aurais épousé

si vous m'aviez convaincue en me disant :

"Epouse-le, tu ne trouveras pas mieux."

Nous ne t'aurions pas dit cela.

Trouve quelqu'un que tu aimes, qui te rende heureuse.

- Je n'ai pas le courage d'aimer. - Pourquoi ?

Je ne voudrais que d'un époux qui soit un peu comme notre père.

Voyons ! Notre père était souffrant et paralysé.

Il était délicat et parlait en bien de tout.

Des gens, de la nature...

Pas comme ces vipères à la cour, qui passent leur temps à juger

et à soupeser chaque mot !

N'as-tu rencontré aucun homme à Weimar qui t'ait charmée ?

Le jour de son départ,

Caroline trouve sur le secrétaire de sa soeur

une lettre d'un M. Friedrich Schiller,

où il disait à Charlotte que depuis leur rencontre

il avait souvent cherché à la surprendre à sa fenêtre,

qu'il connaissant son nom

et la priait de lui faire signe si elle consentait à le revoir.

Sans hésiter, Caroline lui répond.

"M. Friedrich Schiller, Weimar, Am Frauenplan.

"Cher M. Schiller, vous ne me connaissez pas,

"mais j'ai trouvé votre lettre adressée à ma soeur Charlotte

"et me suis permise de la lire.

"J'ai cru comprendre que vous vous étiez bien entendus.

"Ma soeur cadette me préoccupe.

"Pourriez-vous prendre soin d'elle ?"

Mme von Stein, m'autorisez-vous

à passer l'après-midi avec Mlle Lengefeld,

avec un chaperon et selon vos conditions ?

"Ne lui dites pas que je vous ai écrit.

"Mais si vous le désirez, venez à Rudolstadt cet été.

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