ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
IN MEMORIAM
Je savais que ce jour viendrait.
Le jour où je devrais enterrer un ami...
mon meilleur ami, peut-être.
On a vécu tant de choses ensemble,
des moments vraiment moches.
Souvenez-vous du début des accessoires,
la frayeur de la ventriloquie de 84.
Il y a eu des moments où on se moquait de toi.
Où on t'imitait.
"Vous avez déjà remarqué ?"
"C'est quoi, le topo ?"
"Qui sont ces gens ?"
"Qui sont ces gens ?"
Jerry, tu vas me faire...
On dit que le plus dur, c'est d'enterrer un être cher.
Mais pas avec tant de matière.
La pub pour la lessive.
"Si vous avez un t-shirt avec des taches de sang,
la lessive n'est pas votre plus gros problème."
Je ne comprends pas.
Il lâche sa série, lâche son spectacle.
Tu es sûr qu'il est juif ?
Il est juif. Me demande pas comment je le sais.
Quel gâchis !
Ça fonctionnait.
Y a du gâteau ?
Gary, que fais-tu ?
J'ai rien du tout sur la poste.
- Bon, prends-la. - Merci.
Tire-toi, va.
Tu as vu son spectacle ?
Pas vraiment.
Et toi ?
Oui. Il était bon.
Mais j'étais défoncé.
Tu as vu son spectacle ?
Il est passé au Tonight Show bien des fois.
Mais, non.
Jay, merci d'être venu. Ça me touche.
Quand peux-tu revenir dans l'émission ?
J'ai enterré ma carrière.
Et Carlin ?
Pourquoi les cimetières ont toujours les plus beaux jardins ?
Tout le monde est mort.
Très drôle. Tu vas t'en servir ?
- De quoi ? - De la blague. Je peux ?
C'est pas une blague, mais une observation.
Je vais m'en servir.
Tu peux pas, c'est de moi.
C'est la blague de celui qui la dit.
Je l'ai racontée en premier.
En fait, je la raconte depuis un moment.
Jerry, Alan King veut te rencontrer sur son territoire.
Il garantit ta sécurité.
Bon.
Monsieur, c'est à vous. Vous n'en voulez pas ?
Désolé, petit. Je ne raconte plus cette blague.
Allez !
Désolé, c'est terminé.
Mais c'est une blague solide ! S'il vous plaît !
Bon, mais c'est la dernière fois.
Mesdames et messieurs, Jerry Seinfeld.
Merci.
C'était très gentil.
Merci beaucoup.
Une ovation. Il y a toujours...
Pardon ?
Un bon début, c'est sûr.
C'est pas facile de faire une ovation, pour le public.
Y a toujours des gens qui veulent pas le faire.
Je les ai vus. Ils sont là...
"On est obligés ?"
Ravi d'être de retour à New York.
Certaines choses ne changent jamais ici.
Elles sont toujours là, fidèles.
Les chauffeurs de taxi qui sentent mauvais.
C'est quoi, le topo ?
Ils bossent si longtemps que ça ?
On peut pas accorder 10 mn à ces gens pour qu'ils prennent une douche ?
On les sent de derrière la vitre !
C'est horrifiant.
Ils ont un soda à la cerise,
donc ça sent la sueur à la cerise.
Je n'y comprends rien. Même les fruits se douchent plus souvent.
C'est drôle, quand on est à Manhattan,
on n'a pas peur, quelle que soit la vitesse.
Il conduit vite et imprudemment...
mais c'est un professionnel.
Il a un permis de taxi, juste là.
J'ignore ce qu'il faut pour avoir un permis de taxi.
Tout ce qu'il faut, c'est une tête.
C'est ça, la qualification requise.
Pas de chauffeurs sans tête dans cette ville.
Ça aide aussi d'avoir un nom avec huit consonnes d'affilée.
Vous avez vu ces noms ?
C'est quoi, un O avec une ligne, au fait ?
Ça vient de quelle planète ?
Il faut un tableau des éléments pour porter plainte.
"Oui, son nom était Amal, puis le symbole du bore.
Non, pas du manganèse, j'avais le tableau avec moi."
Mais j'adore voyager, en voiture ou en avion.
J'adore bouger, découvrir.
J'adore les aéroports.
Je m'y sens en sécurité grâce aux individus hors pair
qui travaillent au contrôle de sécurité.
Vous parlez d'un personnel compétent, futé et motivé !
Voilà comment faire : on met la petite femme forte
devant, avec l'uniforme moulant.
C'est la première ligne de défense.
Le pantalon est si serré que le rabat de la fermeture
s'est ouvert,
et on voit la boucle s'accrocher de toutes ses forces.
On met son sac sur le tapis roulant.
Il passe par le petit lave-auto à bagages.
Il y a l'autre génie de l'autre côté,
qui regarde le petit écran à rayons X.
Cet Einstein a choisi d'être devant des rayons X 14 h par jour...
comme métier.
Il regarde ça...
J'ai regardé cet écran. Je n'y discerne rien.
"Un sèche-cheveux avec viseur ?
C'est bon, ça passe. Suivant.
Une bougie boule de bowling ? Ça me pose pas de problème...
Y a des gens qui attendent."
Je vais aux toilettes à l'aéroport.
C'est quoi, ces lavabos de toilettes d'aéroport ?
Ils sont contre les robinets humains normaux qu'on tourne ?
C'est trop risqué pour la population ?
Trop dangereux ? Mieux vaut un robinet à ressort
hyper énervant style Alcatraz.
Ceux où on dit : "J'ai eu un peu d'eau !
J'ai eu quelques gouttes."
Qu'est-ce qu'on pourrait faire avec un robinet ?
Les ouvrir tous à fond, et courir dans le parking
en riant et en se poussant dans les buissons ?
"Allez, l'eau coule, vite !
Je l'ai ouvert à fond !"
"On est hommes d'affaires, on va rater notre avion."
"On s'en fout ! De l'eau !"
Ils nous voient faire ça.
Les gens bossant dans les boutiques
à l'aéroport connaissent-ils les prix partout ailleurs dans le monde ?
"Oui, 14 $ pour un sandwich, c'est normal.
On fait payer ça dans notre pays."
Puis on monte dans l'avion.
Le pilote doit toujours faire un speech.
Il est tellement content d'être pilote qu'il se sent plus.
"Je vais monter jusqu'à 6 000 m.
Je vais tourner à gauche près de Pittsburgh,
tourner à droite à Chicago.
Ensuite, je descends à 4 500 m."
Il révèle tout son jeu.
Nous, derrière : "Ouais, d'accord.
Fais ce que tu dois faire, mon pote.
Arrive à la destination indiquée sur mon billet.
Le reste, je m'en tape."
Je l'embête avec ce que je fais, moi ?
Je frappe pas à sa porte : "Je mange les cacahuètes, là.
Voilà ce qu'on fait, derrière.
On voulait vous tenir au courant.
Je vais pas les manger toutes, juste quelques-unes.
Je veux pas les finir, le paquet est trop gros."
Puis les hôtesses arrivent.
Elles doivent faire leur petit spectacle.
L'une d'elles lit, l'autre le joue.
On a des ceintures Et des masques à oxygène
Des choses utiles pour vous
Elles montrent comment mettre la ceinture,
au cas où vous soyez pas monté en voiture depuis 1965.
"Ah, il faut lever la boucle !
J'essayais de casser le métal.
Je croyais que ça marchait comme ça.
J'allais déchirer la sangle.
Si je pouvais juste faire une entaille..."
Elles montrent les issues de secours,
mais de façon très vague.
C'est où, ça, à votre avis ?
L'avion est à 90 degrés, vous avez les cheveux en feu,
et vous cherchez ça.
Comment s'en sortir ?
Elle se dit : "Je serai sortie avant vous.
T'es mort, t'es mort, je suis dehors."
Et ils ferment toujours le rideau de la première classe.
Ils vous lancent ce petit regard.
"Si vous aviez travaillé un peu plus dur...
je n'aurais pas à faire ça."
Tout est petit dans l'avion.
Une petite table, un petit ordi,
tout le monde tout serré, un petit plateau, des petits couverts.
Tout est petit : bouteilles, toilettes, lavabo, miroir, robinet.
Il y a toujours un "petit problème", "un léger retard."
Je vais aux toilettes, même si j'ai pas envie.
Faut que j'y aille.
C'est comme son propre petit appart dans l'avion.
On entre, on ferme la porte, la lumière s'allume.
C'est comme une surprise-party.
Je suis épaté par l'équipement qu'ils ont là-dedans.
C'est petit, mais il y a mouchoirs, serviettes, placards,
un petit trou pour les lames de rasoir. Ils ont toujours ça.
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