ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
À Paris, les rendez-vous ne sont pas toujours pour vous.
Il y a souvent des surprises. Il y a parfois des méprises.
Bon, à samedi, alors. - Ah là là, c'est loin !
Je suis libre ce soir. - Oui, mais j'ai un oral demain matin.
Je crois que je vais bosser toute la nuit. - Moi, ce sera la nuit de demain.
Tu pourrais pas avancer ton travail ?
Impossible, j'ai un dossier à boucler. J'ai encore pas tous les éléments.
Bon alors, on se voit pour dîner ?
Ce soir ?
Non, demain. - Impossible, je t'ai dit.
Tu peux bien t'interrompre un petit moment ?
Tu sais bien que si je dîne avec toi, j'aurais envie de rester.
On garde nos forces pour samedi. Ce sera plus raisonnable.
Ouais, peut-être.
Allez, bonne journée.
Esther !
Ça va ? - Salut, Felix.
Excuse-moi, je suis très pressée.
Je voulais simplement te dire que demain soir, il y a une soirée chez Rodrigue.
J'espère que tu viendras ?
Je sais, mais je ne crois pas que je vienne.
Fais un effort. On aimerait que tu viennes. - Non, demain, c'est pas possible.
Si ton mec ne veut pas, t'as qu'à venir sans lui.
Qui t'a dit qu'il venait pas ?
Je sais pas...
C'est pas qu'il ne veut pas, c'est qu'il ne peut pas.
C'est tout à fait différent. Il a du travail.
Eh ben viens toute seule. - Non.
Pourquoi ?
J'ai pas envie de le laisser bosser toute la nuit pendant que je fais la fête.
C'est ça l'amour, mon petit vieux. - Gna gna gna !
Apprends-le, si tu le savais pas encore.
Lui ne se gêne pas pour sortir sans toi.
Tu dis n'importe quoi. - Qu'est-ce que t'en sais ?
Je le connais mieux que toi.
Pas forcément. On est souvent mieux placé de loin que de près.
Tu connais pas un restaurant qui s'appelle « Dame Tartine » à Beaubourg ?
Non, j'aime pas ce quartier. - Ton copain l'aime bien.
Il connaît une nana qu'aime bien ce quartier. - Quoi ?
Je le vois souvent le soir vers 7h avec cette nana.
Quoi, souvent ?
2 fois jusqu'ici. J'y vais pas tout le temps.
Et alors. Je l'empêche pas de prendre un verre avec qui il veut.
Tous les jours ?
C'est toi-même qui dit que tu l'as vu 2 fois.
Et c'est sûrement pas tous les jours, pour la bonne raison que...
Justement, hier soir à cette heure-là, il était avec moi à la terrasse du Bonaparte.
Et mardi soir ?
Mardi de cette semaine ? Avant-hier ? - Ouais.
Ça a l'air de t'inquiéter un peu. - Non, pas du tout.
J'ai vraiment pas besoin d'un espion. Si t'as que ça, ça ne m'intéresse pas.
Je voulais simplement te dire que...
il sortait sans toi, donc tu peux sortir sans lui.
J'insinue rien du tout. Je constate quelque chose que tout le monde sait.
J'espère que toi aussi.
Comme toujours, t'as parlé pour ne rien dire. Laisse-moi, au revoir.
Tu viens quand même demain ? - J'ai dit non.
Salut, Esther !
Hermione !
La faute lourde en droit administratif.
Ça a marché, je crois.
Je te téléphone pour te dire que je serai en retard.
Non, j'ai besoin de me reposer.
Disons vers 4h.
Excuse-moi pour le retard. - Non, ça va.
Ça a marché, ton écrit ?
Oui, j'ai l'impression.
C'est gentil. T'as tout préparé, déjà.
L'oral te fait peur ?
Non, pas du tout. Mais j'ai encore pour 5 ou 6 heures à bosser.
C'est bien ce cours que tu voulais. Sinon, j'ai aussi celui de Javillier.
Non, ça va. Je crois que je le sais à moitié déjà.
Dans ce cas, tu passeras les doigts dans le nez.
Très vraisemblablement.
Ça n'a pas l'air de te réjouir.
Mais si.
Tu veux du thé ? - Non.
Ou quelque chose d'autre ? Un jus d'orange ? - Non merci.
Tu as pleuré ?
Non.
Enfin oui, mais c'est rien. - Vraiment ?
Une idée complètement stupide qui m'était venue comme ça.
Une idée ?
Une imagination, mais il n'y a rien de réel.
Horace ?
Pourquoi lui ?
Oui, c'est lui. Je l'aime. Je pense à lui.
Et ça te fait pleurer ? - Et c'est rien.
Vous vous êtes disputé ? - Non, pas du tout.
Je te dis, c'est une pure imagination. - Tu imagines qu'il va te quitter ?
Certainement pas.
Tu as quand même peur qu'il t'échappe ?
Non. Enfin un peu, si je l'aime.
Pas s'il t'aimait autant que tu l'aimes.
Mais il m'aime autant.
Tu en es sûre ? - Oui, oui.
Sûre, sûre, sûre ?
Absolument sûre ?
Mais on est jamais absolument sûr de rien,
surtout quand il y a des gens qui essayent d'insinuer
je sais pas quoi. Où veux-tu en venir, à la fin ?
Esther !
Tu pourras me dire ce que tu voudras de lui, j'en croirai pas un seul mot.
Mais je ne veux rien dire du tout. Esther, tu me connais.
Esther, tu m'écoutes ?
Si tu supposes que je veux insinuer quoi que ce soit...
C'est pas toi.
C'est ce petit tordu de Félix. Il prétend avoir vu Horace au café avec une fille.
Ce qui n'aurait rien de grave en soi, mais c'est le jour où il devait dîner chez ses parents.
Félix ? Il est fou amoureux de toi !
Il ferait n'importe quoi pour démolir tous tes copains.
Faux ou vrai, ça fait mal. - Peut-être.
Si à chaque fois qu'on voit ton amoureux avec une nana, tu piques une crise,
ça te fait beaucoup de larmes en perspective.
Tu l'as vu, toi ? - Mais non, pas depuis que vous vous connaissez.
Mais avant, tu sais bien qu'il était avec 3 ou 4 filles en même temps.
Il a été un coureur, je sais.
Eh bien, il ne le sera plus. Je me sens capable de le faire changer.
Je veux qu'il sache qu'il doit choisir entre moi et les autres. Tout ou rien.
Et tu t'y prendras comment ?
J'irai pas par 4 chemins. Je le mettrai en face de l'évidence.
Je lui rappellerai qu'on s'était promis de ne rien se cacher.
Et que tout finit par se savoir, la preuve.
Il niera et recommencera à la prochaine occasion. Ce genre de type est très malin.
Tu vas le pousser à se dissimuler de plus en plus. Ce n'est pas la bonne tactique.
La bonne tactique, c'est quoi ? - Je sais pas.
Fais plutôt comme il fait avec toi : rends-le jaloux.
Ah non.
Ça m'intéresse pas d'être avec quelqu'un
si je peux pas être entièrement sincère avec lui, si je suis obligée de jouer à un jeu.
Je veux être complètement moi. Même avec lui. Surtout avec lui.
S'il faut que je calcule, que j'aille voir d'autres garçons pour le rendre jaloux, non.
Alors choisis quelqu'un d'autre. Si tu veux le changer, tu dois d'abord le prendre comme il est.
Il n'est sensible qu'à ce genre d'arguments. Tu ne prétends pas changer la nature humaine ?
Non bien sûr, mais... - Tu lui donnes trop l'impression que tu l'aimes.
C'est possible.
C'est peut-être vrai qu'il faut pas trop montrer ses sentiments.
Mais je trouve ça très triste. - Peut-être, mais c'est ainsi.
J'ai constaté qu'à chaque fois que je suis moi-même, ça me retombe dessus.
Quand un garçon s'éloigne, je m'éloigne aussi. Ça marche 9 fois sur 10.
Moi aussi, je trouve ça détestable. Mais il faut le faire.
Il faut jouer. Il faut lui donner l'impression qu'il y a plein d'hommes autour de toi.
Plein d'hommes ? Lesquels ? Ceux que je connais ne feraient pas le poids.
Trouves-en d'autres.
Bonjour. - On se connaît ?
Non, mais je ne vais pas vous embêter longtemps.
Parce que vous voulez m'embêter ? - Pas du tout,
mais mon dentiste est en vacances... - Et alors ?
Le dentiste avec qui j'avais rendez-vous en face est un remplaçant.
Oui, vous savez où il se trouve. Si vous avez rendez-vous, allez-y.
Oui, mais dans 5 minutes, parce que j'ai horreur des salles d'attente.
Attendez, vous venez m'embêter pour ça ?
3 minutes seulement, si vous permettez. Il faut que je vous explique.
Je n'étais jamais venu dans ce quartier,
et par peur d'être en retard, je suis arrivé un peu trop en avance.
En sortant du métro, je vous ai vue. Je me suis dit que ce serait trop bête de vous manquer.
J'ai constaté que les rencontres exceptionnelles se produisent quand on s'y attend le moins.
Quand on part en voyage, à la fin des vacances ou quand on a un rendez-vous urgent.
C'est ma malchance mais aussi ma chance parce que...
ça me donne de l'audace.
L'audace n'est pas toujours payante. Je crois surtout qu'elle va vous mettre en retard.
D'accord, peut-être, mais on se revoit quand ?
Peut-être quand vous retournerez chez le dentiste.
Ç'en sera certainement un autre.
Vous trouverez une autre fille pour surmonter l'angoisse de l'attente.
Vous avez un téléphone ? - Non.
Je vous donne mon numéro ?
C'est inutile. Je ne vous appellerai pas.
Je viendrai ici tous les matins. - Je pars en vacances la semaine prochaine.
Bon alors, au revoir.
Vous connaissez Chez Dame Tartine à Beaubourg ?
Dame Tartine ? Ouais. - J'y serai en fin d'après-midi, vers 7 h.
Bonjour, je voudrais du miel.
Y a du clair et du foncé. C'est quoi le mieux ? - Y a le liquide et le solide.
Le solide. Miel des Cévennes. Merci.
C'est 28 francs.
Attendez, je ne trouve plus mon porte-monnaie.
Excusez-moi, je ne le prends pas.
D'accord, à tout à l'heure.
Je suis désolée, monsieur.
Je suis très en colère. Ça m'énerve !
C'est la 1re fois que ça m'arrive.
Non, c'est de ma faute. Je suis beaucoup trop écervelée.
Mais il y avait...
ma carte d'identité, mon permis de conduire,
toutes mes cartes de la fac...
Oui, ça a sonné.
Je te rappelle, maman. Je t'embrasse.
Qui est-ce ? - Esther Mancoffier ?
Oui, c'est moi.
Je crois que c'est à vous. - Oh là là, mon portefeuille. Entrez.
C'est génial. Où est-ce que vous l'avez trouvé ? - À midi, au marché à Montparnasse.
Je n'ai pas eu le temps de passer plus tôt, j'avais un cours.
Asseyez-vous.
Évidemment, l'argent n'y est plus.
Les cartes sont là, c'est l'essentiel. Il n'y avait plus qu'un billet de 50 F.
Le type n'a pas fait une bonne affaire.
Vous l'avez trouvé comment ? - Par terre, au pied d'un arbre.
J'ai regardé à l'intérieur et comme il y avait votre adresse.
J'ai pensé qu'il valait mieux vous le rapporter directement plutôt que d'aller au commissariat.
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