ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Alors... Bonsoir.
Bonsoir. Puis-je me présenter ? Mon nom est Köppl.
ENTRAÎNEUR DES MANIÈRES ET MEMBRE DE KNIGGE
Le problème, c'est que où que j'aille, personne ne me salue comme il faut.
Hélas, vous n'êtes pas le seul qui n'est pas salué comme il faut.
On arrive quelque part. Et ceci... Plus personne ne fait ça.
Ça a complètement disparu. Visiblement, c'est passé de mode.
Je m'interroge : Y a-t-il un équivalent ?
Rien ne vaut la poignée de mains classique, se serrer la main.
Je comprends que ce soit un problème, à cause de... Enfin oui.
Mais ils devraient faire ceci... Un peu plus haut.
- Ce serait bien ? Si vous faites ceci... - Je comprends ce que vous voulez dire.
- Mais on ne voit ça nulle part. - C'est ainsi.
J'ai craché sur vous. Vous devez faire ainsi.
Ça ne pose pas de problème. On a toujours un kleenex en poche.
Quand on le tient en main, on appelle ça un mouchoir.
La population m'a véritablement surpris.
J'ai vraiment fait tout mon possible...
pour, sur ce sol souillé par l'ennemi...
détruire les fondations de la vie.
En principe, le peuple allemand aurait dû cesser d'exister.
Mais, je m'en rends compte maintenant, il est toujours là.
Je trouve ça inconcevable.
D'un autre côté...
je suis aussi ici.
Je comprends encore moins cela.
L'ennemi semble avoir fait une pause.
Dans le ciel, je ne vois aucun avion ennemi.
Je n'entends pas le tonnerre de l'artillerie.
Un oiseau bouge, dans les branches d'un arbre.
Il gazouille. Il chante.
Je suis en bonne condition physique. Je suis en bonne santé.
Mis à part la migraine.
Dönitz est aussi ici ?
- Qui est ce paumé ? - Ça va, monsieur ?
Oh, les jeunes. Ils constituent l'avenir.
Les jeunes semblent muets. C'est compréhensible.
C'est un événement inhabituel dans la vie d'un homme pas encore adulte...
de se retrouver face au Führer.
- Où est Bormann ? - Qui est-ce ?
- Bormann, Martin. - Jamais entendu.
- À quoi ressemble-t-il ? - À un Chef de Chancellerie, bon Dieu.
Vous venez ? Le tournage n'est pas fini.
Oui, on arrive.
Ronaldo jeunesses hitlériennes.
Où est la rue ?
Mec, quel débile.
On quitte le foyer de tension de Berlin-Mitte.
On se rend à Hellersdorf, où il y a encore plus de difficultés.
Je dois retourner au bunker du Führer.
Les jeunes ici ne sont visiblement pas d'une grande aide.
PORTE DE BRANDEBOURG
Les décombres ont disparu.
Mais les gens semblent être devenus complètement fous.
Ai-je raté la victoire finale car j'étais dans le coma ?
Il me faut plus d'informations sur ma situation.
Comment vais-je rejoindre la Chancellerie ?
Où est la Chancellerie ?
Enchanté. Au diable Hitler !
- Que faites-vous ? C'est quoi ? - Une photo.
- Où se trouve la Chancellerie ? - Barrez-vous.
Dites-moi où elle est. Le sort du peuple allemand est en jeu.
Vous êtes dingue ? Je peux pas parler, je suis mime.
Débrouillez-vous. Cassez-vous.
C'est indéniable. La situation ici est devenue incontrôlable.
Enfin, un élément familier ! Une mère allemande avec un landau.
Madame. Quelle date est-on ?
Parlez !
On est en quelle année ?
Une minute !
Bas les pattes, crétin.
ÉMETTEUR DE TÉLÉVISION PRIVÉ
Bonjour.
Quelqu'un est de bonne humeur.
Quand je te vois, tu me fais toujours rire.
De joie. Pas à cause de ton look.
- Comment suis-je ? - Toute en noir. C'est une couleur triste.
Et quand on rit, on...
Bon Dieu, un rat !
- C'est Jackie. - On peut pas amener de rat au bureau !
Seulement aujourd'hui. Il doit aller chez le véto.
- Il est malade ? - Un simple rhume.
- Elle est enceinte. - Comment ça ?
- Son gros ventre, là. - Ce sont ses cacahuètes.
Les rats ont des cacahuètes ?
Une chaîne TV, c'est comme un navire. Elle ne peut résister aux tempêtes...
que si elle a un bon timonier.
Jusqu'ici, Christoph Sensenbrink a été un bon directeur de département.
Maintenant il nous faut...
une solution à long terme.
Mesdames et messieurs, je nomme...
Katja Bellini.
- Super. - Bonne chance.
Je vous souhaite bon vent. Et ne faites pas d'erreurs.
Je n'en ferai pas. Merci pour cette opportunité et votre confiance.
Je me réjouis de collaborer avec vous tous.
Et je dis : larguez les amarres, et au boulot.
Monsieur Kärrner, vous croyez vraiment...
Christoph, tu es toujours directeur adjoint.
Adjoint. Bien.
- Félicitations. - Merci, c'est gentil.
Monsieur Sensenbrink voulait te parler.
Un autre sale rat.
Sensenbrink, veux-je dire. Une vraie plaie.
Quand on tape le mot connard dans Wikipedia, qu'obtient-on ?
On obtient la définition d'un connard. Et bientôt une photo de moi.
Suivez-moi.
Vous ne pouvez pas me virer ainsi.
C'est une mesure d'austérité.
Et les free-lance sont hélas, hélas, hélas les premières victimes.
Sawatzki, vois les choses ainsi.
Tu voulais devenir un grand réalisateur. La chance se présente enfin.
J'ai de nouvelles images. Ça va cartonner.
Cartonner ? Accouche.
Les enfants des ghettos. Père alcoolique. Très triste.
Mais il subsiste une lueur d'espoir.
Et cet espoir, c'est le football.
Vous vous sentez mieux ?
On est en quelle année ?
2014. Vous vous attendiez à quoi ? 1945 ?
Je dois...
- Restez assis. - C'est un enlèvement ?
Elle est bien bonne !
C'est un vilain tour que me jouent des services secrets ennemis ?
Mais ils auraient dû créer un nouveau monde...
dans lequel je peux évoluer librement. Un monde parallèle.
Non, c'est inconcevable.
Et l'ennemi n'aurait pas envoyé ce journaliste de tabloïde.
- Je devrais le tuer, pour être sûr. - Mangez un peu, pour la circulation.
Allez. Sinon vous allez de nouveau défaillir.
Céréales pressées industriellement.
Il y a toujours une pénurie de pain ?
Vous filmez dans les environs ?
Filmer ?
Oui, pour la télévision. Un documentaire, ou dans ce goût-là.
- Vous marchez toujours ainsi ? - En fait, oui.
C'est étonnamment sucré.
C'est dingue.
Votre prestance.
- On jurerait que vous êtes lui. - Que je suis qui ?
- Le Führer. - Je suis le Führer.
Vous êtes fou ?
Vous avez le Völkischer Beobachter ou le Stürmer ?
- Plus depuis longtemps. - Donnez-moi le Panzerbär.
- Ils sont presque tous turcs. - J'ai beaucoup de clients turcs.
Des Turcs à Berlin ?
Alors l'Empire ottoman a changé le cours de la guerre.
Je n'aurais jamais cru les Turcs capables de ça.
Notre destin est écrit ?
Qui détermine notre destin ?
J'aimerais le savoir aussi.
Je n'aurais jamais espéré que le sort vous déposerait sur mon seuil de porte.
- Que dites-vous ? - Eh bien, que le sort...
C'est ça. Le sort.
Le destin.
Le destin aurait pu faire revenir qui d'autre ?
Le destin, donc. Il me dit de continuer mon combat.
- Mon sort n'est pas facile non plus. - Silence !
La première étape est l'acquisition d'informations.
Et on en trouve suffisamment dans un kiosque à journaux.
Visiblement, les gens me croient mort.
Et beaucoup d'amateurs ont tenté en vain...
d'expliquer mon œuvre à la population.
La guerre n'est donc pas gagnée.
La Russie a partagé le pays avec l'Occident, comme la Pologne.
La RFA est maintenant dirigée par une femme maladroite...
qui a autant de charisme qu'une nouille.
Cette matrone s'est associée avec les buveurs chrétiens bavarois...
pour former une copie pitoyable du national-socialisme.
Quand je vois le SPD, j'en ai les larmes aux yeux.
Paul Löbe, Friedrich Ebert, Otto Wels.
Des malfaiteurs d'envergure !
Ils peuvent nous prendre notre vie, mais pas notre honneur.
Le SPD est maintenant dirigé par un bouffi odieux et une poule pondeuse docile.
- Tricoter pour le changement. - Le seul espoir...
est ce parti farfelu des Verts.
L'industrialisation après la guerre...
a fait du tort à la terre, à l'air, au sol et aux gens.
Ces Verts veulent maintenant protéger la patrie allemande.
Très bien.
Refuser l'énergie nucléaire après quelques incidents était un non-sens.
On a besoin d'uranium pour les armes.
Même la Pologne existe encore. Et ça sur le territoire allemand.
Toute cette guerre n'a servi à rien.
Pour ma part, vous pouvez loger quelques nuits ici.
Si vous ne pillez pas mon kiosque.
Écoutez, est-ce que je ressemble à un malfaiteur ?
- Vous ressemblez à Adolf Hitler. - Exactement.
Le point chaud de Berlin. Ici, les jeunes ont de graves problèmes.
Mais il subsiste une lueur d'espoir, et c'est le football.
Fabian, je crois en toi.
Tous des voyous.
Avec un film à succès, ils me reprendraient tout de suite.
- Qui est-ce ? - C'est moi, maman.
Non, en arrière-fond.
Il ressemble à Hitler, non ?
En plein Berlin.
Ça, c'est un scoop.
Quelle odeur, bon Dieu.
Sortez l'autre présentoir.
No comments yet. Be the first to leave one.