Mest (Revenge)

Mest (Revenge) (Месть)

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The Red Flute
കമന്ററി എഴുതിയത് ocpmac
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പ്രസിദ്ധീകരിച്ചത്: 2015-03-14
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ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.

La restauration de ce film

a été financée par la World Cinema Foundation

inaugurée par Martin Scorsese au Festival de Cannes en mai 2007,

pour encourager la coopération entre cinéastes du monde entier,

et pour identifier, préserver et restaurer

des films voués à disparaître,

représentant des héritages culturels divers.

Une production Kazakhfilm Studios

Groupe cinématographique Alem

Alexandre Pan

Valentina Te

Kasim Jakibaev

Ljubov Germanova

Oleg Li

LA FLÛTE DE ROSEAU

Prologue

Pourquoi se dirige-t-elle toujours de ce côté ?

La mer est de ce côté, Sire. C'est là qu'elle est née.

Si même un être aussi infime que la tortue

a une fin,

qu'en est-il de l'homme ?

À quelle fin doit-il adresser ses efforts suprêmes ?

Ici-bas, les humbles n'ont qu'une seule fin:

Servir fidèlement leur Roi.

Arrête-toi !

L'héritier au trône s'exerce peut-être à la lutte.

Qui est cet enfant qui se querelle avec le prince ?

Je vais le congédier, Votre Majesté.

Non.

C'est inutile. Qu'ils se querellent, nous les observerons.

Tu devrais avoir honte.

Ministre de l'Armée !

Qui est le plus valeureux guerrier du royaume ?

Chon Guk, Votre Majesté. Le chef de la garde du palais.

Faites-le venir !

Me voici, Votre Majesté.

J'entends faire une proclamation:

Le chef de la garde est déchargé de ses fonctions.

Je le nomme précepteur de l'héritier au trône.

Le précepteur...

devra s'assurer qu'à ses 20 ans,

le prince sera le meilleur guerrier du royaume.

À cette fin, il pourra faire tout ce qu'il jugera nécessaire.

Il n'est donc pas responsable de la vie du prince.

Mais si au terme de ce délai...

ma volonté n'est pas exaucée,

le précepteur de l'héritier au trône sera exécuté.

Chancelier !

Insérez cette proclamation parmi les dispositions royales.

Le défunt Chon Guk a fait son devoir, je lui en reconnais le mérite.

Mais nul ne sait si d'autres auraient supporté

les cruelles épreuves qu'il m'a fait subir.

J'ai échappé à la mort par miracle, et je suis désormais invincible.

Tu es mon ami le plus cher.

J'aime écouter tes vers, mon cher poète.

Ma dextérité de guerrier sera toujours à ton service.

Sire, les bourreaux sont ici, comme vous le souhaitiez.

Qu'ils commencent !

Pourquoi exécute-t-on cet homme ?

En soldat fidèle,

il s'est battu en duel avec le Roi tout en réfrénant sa fougue.

Pourquoi ne lui accordez-vous pas votre clémence ?

Il a mis Votre Majesté à terre, mais n'a pas levé la main sur vous.

Il a agi en fidèle serviteur qui aime son seigneur.

On dit que tu aurais pu me tuer.

Si tu veux encore te mesurer à moi, je te le concède.

Non, Sire, je préfère mourir ainsi.

Qu'il soit battu à mort ! Telle est sa volonté.

Oublions ces bagatelles.

Que le meilleur ami du Roi déclame ses vers !

Nous l'écouterons avec joie.

La poésie ne naît pas au son d'une exécution.

Je vais les éloigner.

Allez-vous-en !

Musique.

Qu'y a-t-il ? Que souhaite encore mon poète ?

Un geste de justice, Votre Majesté.

L'injustice n'est pas un terrain fertile pour la poésie.

Je vois depuis longtemps que le plus cher ami du Roi n'est pas heureux.

Quelles pensées troublent notre prodigieux poète ?

Sire, acceptez que je quitte le palais.

Pourquoi ?

Mon inspiration est tarie par votre force.

Accordez-lui la liberté ou elle mourra.

Au nom de votre amitié, qui fut pour moi source de joie.

Je vous en prie.

Soit. Tu peux partir.

Tu es libre de t'en aller à l'instant même.

Mais dorénavant, tu ne me verras jamais plus.

Je veux trouver refuge dans des lieux sans mémoire,

redevenir un être sans entendement,

comme avant de venir au monde.

Je réaliserai bientôt mon dessein

et m'en irai heureux, sans me retourner.

Nul ne regrette mon âme.

Mes vers sont inutiles à ce monde.

Ils ont vu en vain la lumière. En vain.

C'est ainsi que nous autres, poètes, peinons parmi les hommes,

avec nos rêves irréalisables.

200 ans avant Gutenberg, on imprimait déjà des livres en Corée.

Cette terre vit naître les premiers poètes professionnels.

Nouvelle 1 - Jan

1915. Dans un petit village de Corée.

Ouvrez !

Hé, vous ! Ouvrez !

Ouvrez-moi !

Tenez.

Maître Jan, cherchez un autre logis.

Nous n'entendons plus vous nourrir.

Je suis allé en ville acheter des vêtements.

Ce n'est pas notre affaire.

Il fait froid. Laissez-moi entrer cette nuit encore.

- Je trouverai un autre logis demain. - Trouvez-le maintenant.

Attendez !

Appelez Caj. Je veux parler avec le maître de maison.

C'est lui qui vous chasse. Allez-vous en.

Rentre à la maison, vite.

Silence ! Taisez-vous !

Répétez après moi: "Mié".

Silence ! Je suis las de vos sottises.

Vous n'êtes que des ânes, des bons à rien.

Silence ! Taisez-vous.

Lisez et répétez.

Toi, fille de Caj, tu es un âne, comme les autres.

Fille unique, pensez donc ! T'as rien appris...

Ton père m'a interdit de te punir. Tu parles...

Il a tué ma fille !

Ma petite fille est morte !

Ma petite fille !

Il a tué ma fille !

Arrête-toi !

Arrête-toi !

Arrête-toi !

Arrête !

Ce jour-là, on vit Ja n à bord d'une jonque

se diriger vers les côtes chinoises.

Nouvelle 2 - Caj

Un crime atroce.

Après un tel forfait,

nous ne trouverons jamais plus la paix sur cette terre.

Nous devons nous venger.

Sinon le Ciel se détournera de nous, viles bêtes,

indignes d'exister.

Prenez mes terres en location pendant 10 ans, M. Gu.

Je vous demande l'équivalent de la moitié d'une récolte.

En dix ans, vous gagnerez trois fois plus.

Bien, je ferai ce que vous voulez, mais à une condition:

Je prendrai vos terres pendant 11 ans au lieu de 10,

et vous donnerai la moitié de la somme en effets

que vous pourrez encaisser en Chine.

N'est-ce pas là que vous partez ?

Je partis en Chine à la recherche de Jan.

Mais la Chine est une terre immense.

Je la sillonnai de ville en ville pendant de nombreuses années,

quand enfin, j'appris que Jan se trouvait aux mines d'argent.

Je me lançai alors sur ses traces.

Je l'avais traqué trop longtemps

pour consommer précipitamment ma vengeance.

J'attendais cet instant depuis dix ans.

Sortez, ce n'est pas un lieu pour les dames.

Excusez-moi, auriez-vous des souliers à me donner ?

Les miens se sont usés en chemin. Je viens de loin.

Cette femme venue de nulle part

m'empêchait de me concentrer.

Je devais garder l'esprit lucide pour accomplir ma vengeance.

Je vais vous laver les pieds et panser vos blessures.

Merci.

Prenez.

Ce sont les miens, ils vous seront utiles.

Merci.

Vous ne parviendrez pas à réaliser votre dessein, monsieur.

Je suis faible...

mais je dois le tuer.

L'homme ne doit pas commettre l'homicide.

Suivez-moi, monsieur, je vous prie.

Si vous venez avec moi, vous aurez la vie sauve.

Tu as gagné.

Mais tu es intervenu en vain.

Tu ne nous as pas vengés. Pourquoi es-tu revenu ?

Prends une concubine.

Nous trouverons une fille pauvre ou une jeune veuve

qui te donnera un fils.

Tu m'écoutes ?

Tu m'écoutes ?

Caj prit bientôt une concubine,

une jeune muette , fille d'une pauvre veuve.

Nouvelle 3 - Nemaja

Elle s'endort avant la tombée de la nuit.

Ma Nemaja se couche tôt et se lève avant les autres.

Mais quand elle dort, il est impossible de la réveiller.

Les hérissons prolifèrent.

Ils poussent un cri semblable à celui des lièvres...

ou des canetons.

Qui l'eût cru ?

Ne vous fâchez pas contre elle.

Elle est retardée.

Elle ne comprend pas, comme les enfants.

Mais elle travaille dur...

et vous donnera un fils, c'est sûr.

Sungu,

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