Иван Грозный. Сказ второй: Боярский заговор
ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
IVAN LE TERRIBLE
2ème récit : LA CONJURATION DES BOYARDS
Auteur et réalisateur : S. Eisenstein
Images : A. Moskvine, E. Tissé
Musique : S. Prokofiev
Ce récit conte la lutte
du tsar Ivan, qui créa un État unique de Moscou
contre les adversaires de l'unité de la terre russe.
Avec Ivan le Terrible : N. Tcherkassov
Maliouta Skouratov : M. Jarov
Alexeï Basmanov : A. Boutschma
Son fils Fedor : M. Kouznetsov
Le métropolite Philippe : A. Abrikossov
L'archevêque Pimen : A. Mguebrov
Piotr Volynets : B. Balachev
Efrossinia Staritskaia : S. Birman
Son fils Vladimir : P. Kadotchnikov
Le prince Andreï Kourbski : N. Nazvanov
Sigismond, le roi de Pologne : P. Massalski
L'année 1564 est l'année où fut institué l'opritchnina,
soutien du pouvoir du tsar.
L'année où le tsar s'en fut dans le bourg d'Alexandrov.
L'année où le peuple vint le chercher
pour le ramener à la capitale.
L'année de la trahison scélérate
du prince Kourbski qui livra les troupes russes
et s'en fut auprès du roi Sigismond.
Certaines défaites sont plus brillantes que des victoires.
La débâcle de mes armées à Reval,
est le signe de la révolte.
Le tsar a fui les boyards et s'est caché,
dans le bourg d'Alexandrov.
Les boyards Kolytchev nous ont envoyé des missives de Moscou,
tel un ours dans sa tanière, le tsar Ivan est cerné.
Les boyards sont prêts à s'insurger.
Le tsar est une proie facile.
Le trône de Moscou va donc être libre,
pour le nouveau tsar et ami de la Pologne.
La Lituanie et la Pologne,
la Livonie ont reçu de Dieu
la mission d'être des avant-postes de l'Europe.
Le barbare Moscovite ne doit pas pénétrer
dans la famille des peuples éclairés d'Occident.
Les Moscovites mangent des enfants vivants.
Les terres russes sont fertiles, les troupeaux repus,
le sous-sol empli de richesses.
Le peuple Russe n'est bon qu'à être asservi.
Mais puissant est l'homme qui occupe le trône de Moscou
et il met fin aux rêves des seigneurs d'Europe.
Il faut asseoir sur le trône de Moscou
le prince Vladimir Staritski, il est sans volonté.
Il faut soutenir la révolution des boyards.
Il faut arracher le pouvoir aux mains d'un tsar unique,
pour le distribuer à nouveau aux princes féodaux.
Il faut briser l'unité de la Russie du tsar Ivan.
Ensuite, l'ensemble du monde chrétien partira en croisade,
contre le Moscovite,
et les souverains chrétiens.
Nous convaincrons ce Moscovite de servir l'Occident !
Nous chasserons les Russes,
vers les steppes d'Asie.
Le tsar Ivan rentre à Moscou.
« Année 1565,
année de constitution de son dispositif militaire,
base de son pouvoir,
année du retour du Tsar Ivan à Moscou… »
Eh bien,
vous êtes pris sur le fait ?
Vous n'attendiez point mon retour ?
Vous vous réjouissiez du départ du tsar !
Vous avez joué vos têtes ! Traîtres !
Vous avez voulu gouverner par vous-mêmes !
Eh bien, soit !
Désormais, je vous donne les terres russes à administrer.
Je vous octroie la "zemchtchina".
Et veuf désormais… de ces terres,
je n'en garde qu'une partie infime,
la part du veuf.
Je me réserve les villes de nos frontières.
À partir de ces villes,
je veillerai à la sécurité du territoire.
Je défendrai les frontières russes
et réprimerai la sédition.
Et comme je n'ai point confiance en vous, boyards…
je désigne,
pour exécuter ma volonté de tsar, une garde que j'institue :
l'opritchnina.
L'opritchnina.
Ton invention ne vient point de Dieu.
Mais du diable !
Et un royaume qui renverse ses coutumes séculaires,
ne tiendra pas longtemps.
Pourquoi cette sévérité à mon égard, Fedor Kolytchev ?
Pourquoi une telle sévérité, Fedor Kolytchev ?
Pourquoi tant de dureté, mon ami.
La compassion conviendrait davantage.
Je ne suis pas Kolytchev, mais l'humble moine Philippe.
J'accomplis la volonté de Dieu.
Je ne suis pas complice de tes actes.
Dès mon enfance,
les boyards ont témoigné de l'hostilité,
envers le grand prince de Moscou.
Après la mort de mon père,
ils s'en sont pris à ma mère.
On m'a empoisonnée.
Je meurs !
Mon fils,
crains le poison et garde-toi des boyards !
Elena Glinskaïa,
est décédée !
C'est ainsi que je suis resté…
seul et orphelin.
Les boyards gouvernaient en mon nom
et asservissaient les terres russes à des étrangers.
Le grand prince de Moscou, Ivan Vassilievitch,
a jugé bon de conclure un accord commercial
et pour le transport de marchandises par la mer Baltique,
de payer une redevance à l'Union puissante de la Hanse,
des villes commerçantes allemandes.
Le grand prince a changé d'avis.
Il conclut un accord
avec l'Ordre des porte-glaives livoniens.
Chouïski a été acheté et de beaucoup !
Non, à la Hanse ! La Douma en a décidé ainsi !
Le grand prince a le pouvoir de supprimer de telles décisions.
Le souverain a donné sa parole.
Le grand prince donne sa parole selon son bon vouloir
et la retire selon son bon vouloir.
La volonté du grand prince est de traiter avec la Hanse.
La volonté du grand prince est de privilégier la Livonie.
La volonté du grand prince fait loi !
Il faut payer les villes de la Hanse !
Nous payerons les Livoniens.
La Hanse est plus utile à l'État !
Pas à l'État, mais à toi.
Toi, les Livoniens t'ont soudoyé.
Il faut payer la Hanse !
Non, les Livoniens !
Nous ne payerons personne !
Nous ne devons rien à personne.
Nos aïeux ont édifié ces villes.
Ces terres sont nos domaines ancestraux.
Elles doivent appartenir à Moscou.
Quels imbéciles renonceraient à ces villes côtières !
Ce qui est fait est fait.
S'ils refusent, nous emploierons la force !
La force ?
Et où prendre cette force ?
La force russe est dilapidée dans les poches des boyards.
Il me fera mourir de rire.
Enlève tes pieds de ce lit !
Enlève tes pieds !
C'est le lit de ma mère
tourmentée par vous autres, chiens !
Moi, un chien ?
C'est elle qui était une chienne.
Elle s'est commise avec ce chien de Telepnev.
Et on ne sait pas bien qui t'a engendré, jeune chiot !
Qu'on se saisisse de lui !
Qu'on l'arrête !
On a livré aux piqueurs le doyen des boyards !
Je gouvernerai moi-même.
Sans les boyards.
Je serai tsar !
De grands pouvoirs sont concentrés dans mes mains.
Je m'appuie sur la volonté du peuple !
Je suis ceint d'une force de fer, l'opritchnina.
Mes ennemis me craignent…
La chaleur de l'amitié m'est étrangère.
Dieu m'en a privé.
Je n'ai pas d'épaule d'ami,
sur qui appuyer ma tête.
Personne avec qui partager joie et peine. Je suis seul.
Je suis seul et abandonné.
J'avais une amie proche, Anastasia.
Elle m'a quitté.
J'avais pour ami Kourbski. Il a trahi.
Il n'a trahi pas que moi, mais une grande cause.
Je ne crains ni la sédition,
ni le couteau, ni le poison, ni la trahison.
Je ne crains pas pour moi-même.
Je crains pour cette grande cause.
Jeune, à ses débuts…
Il n'est pas de destin plus grand,
que de gouverner comme par le passé.
D'écouter les boyards
et de partager avec eux le pouvoir.
Mensonges ! Sornettes !
Si tu ne souhaites pas écouter le pasteur, reste seul.
Désavoué !
Condamné, damné !
Je t'en prie, non comme tsar, mais en tant qu'ami…
écrasé par ce fardeau du pouvoir.
Ne m'abandonne pas à la solitude.
Aide-moi à affermir l'État de Russie.
Et accepte la dignité,
de métropolite de Moscou.
M'accorderas-tu le droit d'intercéder,
pour ceux que tu condamnes ?
Nul n'est condamné en vain !
No comments yet. Be the first to leave one.