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Musique dramatique
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Marie, il est 7h10. Réveille-toi.
Marie ?
Marie, il est 7h10. Réveille-toi.
Marie ?
Marie ?
Papa ! Papa !
Regarde ce que j'ai trouvé sur la table de la cuisine.
Quoi ?
-C'est une lettre de maman qui dit qu'elle s'en va.
C'est quoi cette histoire ?
-Mamie vient nous prendre à 8h30. Faut que je finisse mon sac.
-Antoine. -Papa, il y a plus de lait.
T'as pas vu maman ?
-Non. Elle est pas à la salle de bain ?
Eh, papa.
Dis à mamie qu'elle m'achète des nouveaux après-skis.
Ils sont pourris, les miens.
Maman est partie.
-Où ? -Je sais pas.
Le téléphone sonne.
Allô. Marie !
Tu fous quoi ? T'es où ?
T'es cinglée de partir le jour du départ en vacances.
Y'a même plus de lait.
-*Je suis partie avec quelqu'un. Je reviendrai pas.
Tonalité
Alors, où elle est ?
-Elle dit qu'elle est avec quelqu'un d'autre.
-Qui ça ? -J'en sais rien.
-Un nouveau mec ? Elle te quitte, c'est ça ?
-Voilà, c'est ça. -Ah bon ?
Maman te quitte ?
Ca m'en a tout l'air.
Zut ! J'ai oublié les sandwiches.
Ils sont dans la cuisine. -Pas grave.
-Vous voulez aller les chercher, Victor ?
J'ai peur qu'ils pourrissent. -J'ai pas la clé.
-Marie l'a. Ah, zut. Je vous la donne.
Voilà. Ce serait vraiment gentil.
Vas-y. Oui, oui, monte.
-Papa, tu lui dis pour mes après-skis ?
-Oui. Il veut des nouveaux après-skis.
Je vous les rembourserai. -Mais non.
Au revoir.
Vous avez pas une petite idée pourquoi elle est partie ?
Vraiment, Victor, je sais pas.
Tout ce que je sais, c'est qu'elle...
Quoi ? J'entends pas !
-Ah, Thérèse. -Vous avez une lettre.
-Vous savez pas ce qui arrive. -Si.
-Comment vous savez ? -On m'a prévenue.
-Ma femme vous a parlé ? -Non.
-Qui vous a prévenue ? -Laurent.
Vous êtes 8 dans le même cas. -8 ?
Ils ont fait ça grossièrement.
-Laurent est parti avec elle ? -Avec qui ?
-Ma femme. -Pourquoi ?
Qu'est-ce qu'il a dit ?
-Je préfère que vous lisiez la lettre sur votre bureau.
-Ah bien, merde ! C'est le bouquet !
Qu'est-ce que c'est que ça, Thérèse ?
-Votre lettre de licenciement. C'est affreux.
-C'est quoi ça, Laurent ? -Je suis très embêté.
Et moi, je suis quoi ?
-Laisse-moi t'expliquer. -Je suis dans la merde !
-Vous êtes 8. -Qu'est-ce que ça peut me foutre ?
-La boîte est dans une phase... Sonnerie
Excuse-moi. -18 mois que je...
-Allô, c'est pas le moment. Je suis en rendez-vous.
Non. Non. Ah non ! Pas le canapé.
Le canapé appartient à ma mère.
C'est ça, oui, c'est ça. *-T'es une merde ! Connard !
-Tu peux garder tes insultes... Je suis en rendez-vous.
-18 mois que je me bagarre pour un procès vital pour la boîte.
Le procès est gagné. Ca va rapporter des millions !
15 jours après, on me renvoie. Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Ils ont peur que tu deviennes cher avec cette victoire.
Les statistiques montrent qu'un tel procès
n'arrive que tous les 20 ans.
Plus besoin de gens brillants.
-Si on avait perdu, j'étais pas renvoyé ?
-Victor, laisse de côté tes sentiments personnels.
Tu m'emmerdes !
Comment tu veux que je les laisse de côté ?
T'es pas rationnel. A ma place...
-Je suis pas à ta place. Je suis à ma place !
-T'as vu tes indemnités ? -J'en veux pas !
Sonnerie -Excuse-moi.
-Tu te les mets où je pense ! -Allô.
Françoise, ça suffit. Arrête. Françoise, je suis en rendez-vous.
Je vais m'énerver.
Qu'est-ce que ton avocat
a à voir avec le canapé de ma mère ?
Je suis en rendez-vous, je ne peux...
-Je veux pas d'indemnités. Je me laisserai pas faire.
Le téléphone sonne.
J'ai un bon avocat. -J'en ai assez !
Embarque le canapé, les compacts disques, les housses de couette.
J'en ai rien à foutre ! Je t'emmerde !
Zut, elle a raccroché. Les divorces, je te jure.
-Parce que j'ai un bon avocat. C'est lui qui a plaidé !
J'y mettrai le prix qu'il faut, je me ferai pas virer !
Prends tes indemnités et pars.
T'embarque pas dans un procès que tu vas perdre.
Sonnerie -Parce que si tu crois...
-Pardonne-moi. Je voulais pas te dire ça.
Je te demande pardon. Françoise, restons calme.
On en parlera ce soir.
Oui, mais Françoise, ne t'énerve pas comme ça.
Françoise, je t'aime encore, mon bichon.
*-Va te faire foutre !
Bon, je te laisse.
Ah, au fait, tu sais ? Ma femme m'a quitté.
Ah bon ?
Quel salaud, ce Laurent. -Oui, c'est dur.
-Je croyais que c'était un bon copain.
-C'est pas croyable. -Thérèse.
Tapez une lettre. -Victor.
-Je dois trouver du boulot rapidement.
-Victor, je... -Ensuite...
Faites un dossier des procès que j'ai gagnés.
Vous l'enverrez aux boîtes... -Il faut que je vous parle.
Je pourrai pas le faire. Je travaille.
-Quoi, vous travaillez aujourd'hui ?
J'ai trouvé.
Vous restez pas avec moi ?
Vous êtes licencié.
On va travailler ailleurs !
J'ai les traites de l'appartement
et ma mère habite chez nous depuis que mon père est mort.
Et on veut acheter une maison.
J'ai besoin d'un salaire.
Qui vous parle de mois ?
-Je sais qu'un conseiller juridique comme vous trouvera du travail,
mais on a vu des gens très bien mettre un certain temps
avant de retrouver...
-Dans quelle boîte vous allez travailler ?
Euh, ici, je reste ici.
Ici, dans ce bureau ?
-Ah non ! Pas dans ce bureau, non.
Où ça ?
Bien, à côté, pas loin.
Où ?
Chez Laurent.
Comment ça, chez Laurent ?
-Sa secrétaire est en congé et il avait personne.
-Ca fait combien de temps que vous saviez ?
Je vois, je vois. Bien, c'est gai.
Allô, Paul ? C'est Victor.
Il m'arrive une chose affreuse, ou plutôt 2 choses affreuses.
Il faut que je te raconte. Je vais très mal.
Je peux passer te voir ? Je te dérange pas ?
Elle parle en espagnol.
...
Sonnette
...
-Bonjour, je suis Victor, un ami de Paul.
J'ai rendez-vous avec lui.
-Oui, passez dans la salle d'attente.
Je ne viens pas me faire soigner.
Je suis ami de Paul et viens parler.
Dites que je suis là.
-Oui, je le lui dis tout de suite. -Oui.
Elle parle en espagnol.
...
Martine, il m'arrive des choses affreuses.
Je suis déprimé. Je suis venu voir Paul...
-T'es venu pour l'allopathie ou l'homéopathie ?
Hein ?
Vous téléphonez où ?
A Paris, Madame.
-Vous parlez en espagnol. -Oui.
C'est ma cousine espagnole.
-Ah oui ? Pardon. Allô ? Bonjour, Monsieur.
C'est un monsieur.
Dites donc, Monsieur,
quel temps il fait à Malaga ?
Oui. Ah bon ? Très bien, merci. Au revoir.
Il pleut des cordes.
Depuis quand vous parlez à votre cousine ?
-Je jure que je venais de faire le numéro.
Ma mère... -Est très malade.
Je connais la musique.
J'ai eu 4 500 balles de note de téléphone le mois dernier.
J'en ai ma claque de vos coups de fil, OK ?
Oui. Je comprends.
-Les appels en Espagne seront retenus sur votre paie.
D'accord, Madame.
Ces clients viennent pour ?
-Tous pour l'homéopathie, Madame.
-Martine, il faut que je te parle. Tu sais pas ce qui m'arrive.
-J'en ai plein le cul. Je suis vulgaire ?
Tant mieux !
Ca se passera pas comme ça.
Si vous êtes venus pour l'homéopathie, décampez.
Sinon, je vous sors à coups de pied au cul !
Je suis vulgaire ? Bien !
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