لومړۍ 175 کرښې.
Hum... (râle de plaisir) (petit rire)
Quelle bonne idée, le supplément au lit, là.
Et puis alors, pour 1,30 euro, hein, surtout. Et pour qui? -Pour moi.
Oui... Allez, on se retourne. -Ouh là! -Oh, je suis affamée, moi.
Ils sont très, très beaux. -T'as vu ça?
Hum... (exclamations de désir)
Sam, magne-toi, t'es déjà en retard.
Bonjour, bonjour. Ça va? Salut, ça va?
Alors, le café, ce matin? -Hum, de pire en pire. -Ah, bien, très bien. -Bonjour, Xavier.
Ça fait plaisir, hein! -Oui, je suis en pleine forme. -Ça va? Ça va?
Tout le monde va bien? -Ça va, ça va. -On est d'attaque pour la nouvelle année?
M. le principal. -M. le président. Voilà... Bonjour, ça va?
Ça va bien? En forme? Ça va, Aurélie? -Bonjour. Ça va, oui.
Ah, Sam! -Bonjour! M. le principal, très drôle, le coup du micro.
Alors, bref... Commençons sans plus tarder.
Donc, je suis très heureux de reprendre mon poste de principal.
J'ai été content l'an dernier aussi d'être à vos côtés en tant que prof, j'ai beaucoup appris
et je compte, d'ailleurs, adapter mes méthodes. -Ah, ça veut dire que tu vas augmenter le budget photocopies?
Et qu'il y aura plus de frites à la cantine? -Bien tenté, mais non.
Non, l'idée, vraiment, c'est d'apporter plus de dialogue entre nous, plus de démocratie et, surtout,
plus de décisions collégiales. -Ça veut dire plus de réunions, en gros. Ah, bien, si!
Plus de parlote, plus de pipeau. Bien, si! Bon, bien, réveillez-moi quand vous aurez fini.
Très bien, merci, Mme Moreau, pour vos remarques toujours constructives.
Alors, on va commencer, si vous le voulez bien, avec les emplois du temps.
Hé, j'avais pas dit: "Réveillez-moi"? -Bien, on a essayé, mais, apparemment,
t'avais du sommeil à rattraper, hein! La nuit a été mouvementée peut-être?
J'ai suivi tes conseils, hein! J'ai commandé à la pizzeria du Soleil.
Ah oui, il est mignon, hein! Tristan! -Ah oui, Tristan, c'est ça, j'avais oublié.
Oui, il est... -Solaire. -Inventif, je dirais, plutôt.
Ah, ce bureau, ce bureau!
Ah non, j'ai des souvenirs intéressants ici. Sur le bureau, surtout.
C'est pas "intéressants", le mot. Non. C'est plutôt... "chauds".
C'est "chauds", non? Ou alors c'est "humides", même. -Sam. Sam. -Il faut aller de l'avant, OK.
Avec Tristan. -Eh bien, pourquoi pas. Pendant deux, trois jours, oui, oui.
Ah là là! Mais non, mais fais pas cette tête, t'y es pour rien.
Tu y es pour rien, Xavier, tu m'entends? C'est le rectorat qui a été dégueulasse avec Véro.
Je sais. -Bon, tu la pends quand, ta crémaillère?
Bien, là, c'est-à-dire que je suis pas encore installé. -Attends, on est la veille de la rentrée
et t'es pas encore installé, toi. -Non, mais c'est que, Véro, elle avait du mal à décrocher.
Donc, je lui ai proposé de rester quelques jours. Mais elle part ce soir. -Bien, super.
À demain. -À demain pour la rentrée. Je vois que tu me regardes. Oh!
Non! (fermeture de porte)
Je te préviens, on n'est pas... Enfin, il y a encore un peu de poussière,
mais on est prêtes, enfin presque, voilà. -D'accord. OK.
Ah... Oui. Presque...
Je suis désolée, Xavier. Je suis nulle. -Bien, non, non, dis pas ça. -Bien, si, je suis nulle.
Écoute, l'année dernière, j'ai fait que des conneries. Tu sais pourquoi j'ai pas de réponse à ma mutation?
Parce que j'ai pas envoyé le dossier à temps. Et j'ai même pas été fichue de trouver un appart.
Ah, t'as pas trouvé d'appart. -Non, mais t'inquiète pas, on va aller à l'hôtel.
On va aller à l'hôtel? Maman, sérieux?
Chloé, c'est déjà assez difficile comme ça. C'est pas la peine d'en rajouter.
Oui, bien, moi, en attendant, ma valise, elle est prête. Toi, t'as pas commencé. -Oui...
Euh... Peut-être qu'on peut trouver une solution.
Comme l'appartement est grand... on peut peut-être cohabiter quelques jours, hein?
T'es sûr? -Oui. Oui, oui.
Et tu me dis ça comme ça. Entre deux portes. J'ai même pas le droit aux détails.
Oui, bien, écoute, maman, Ludo m'a trompée, je l'ai quitté. Ça devrait te faire plaisir. -Bien, non. Pourquoi tu dis ça?
Maman! -Non.
T'étais au courant, toi? -De quoi? Pour Anna et Ludo? Oui.
Ah... Mais ça va, ma poulette, hein?
Oui. Oui, oui, oui, oui, ça va. Bon, je te laisse, je suis en retard.
Bien, attends, j'y vais aussi. -Tu vas où, toi? -À la bibliothèque.
Je vais bosser. -Vous avez des nouvelles de votre frère?
Non. -Votre frère qui m'appelle jamais.
J'appelle pas non plus.
Oui, bonsoir. C'est pour commander une Regina.
Avec un supplément. Hum. Tomates cerises. Voilà.
Ah, c'est bien, là. Oui! (petits gémissements de plaisir)
Tu fais ça comment? (râles de plaisir)
Hé, vous êtes combien? Wow!
J'adore. J'adore les pizzas.
Hum!
Ah là là là là! Bonjour à tous. Bienvenue. Bonjour. C'est la rentrée. On sourit.
(plusieurs): Bonjour. -Bonjour. Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Bonjour. Les vacances sont terminées.
Bonjour, monsieur. -Bonjour. -Bonjour, monsieur. -Ça va?
Oui. Vous avez maigri. -Ah bon? Bien, c'est gentil. Merci beaucoup. Merci.
Oui, grave. Ça vous va grave bien! -Bien, merci, merci. Bonne rentrée, les filles.
Merci. -Merci, merci. Merci. Je ferme le bouton.
Bonjour. Bonjour.
Ce qu'il te faut, c'est un projet. -Hein? -Oui.
Tu passes la moitié de ton temps au CDI et l'autre chez toi avec ton endive, là!
Alors, ex-endive. -Ah... -On a rompu avec Baptiste, donc, l'autre moitié,
c'est plutôt toute seule chez moi, pas beaucoup plus marrant. -Mais c'est l'hécatombe, cette rentrée.
Ma fille, toi... C'est réjouissant. Qu'est-ce qui s'est passé?
Bien, il aurait attendu que je change d'avis pour un enfant et j'aurais pas cédé.
Non, c'est bien ce que je dis, il te faut... un vrai projet. Stimulant. Un truc... Hein?
Non, parce que ce boulot qu'on fait, avec les mômes, là, il est dingue, ce job, t'es d'accord?
Mais c'est usant, voilà. Alors, si tu te renouvelles pas, eh bien, un jour, tu te lasses.
Tu n'as plus d'idées. -Donc, toi, tu te renouvelles, bien sûr.
Bien, oui. Oui, oui. Moi, à chaque fois que je tombe sur un nouvel enfant,
je me dis que... Je sais pas, que c'est comme une aventure. Toi, tu passes quand même tes journées à ranger
tes bouquins, à faire: "Chut!". Tu vas finir avec des petites rides, là, comme ça, partout.
Façon trou de balle. Ça fait rêver, non? Il faut que tu demandes qui t'as envie d'être pour eux,
et puis que tu le deviennes. -Hum... Oui.
C'est vrai que j'en ai marre d'être juste la dame du CDI. -Bien, tu vois.
Allez, on rentre. Bonjour. -(plusieurs): Bonjour. -On a le droit de dire bonjour.
Oui, ça se fait encore. On s'installe, on sort ses affaires.
Le principe de la rentrée.
Allez, allez! Voilà.
Hé, ton sac à dos. T'es hypermnésique, toi?
T'as pas besoin de prendre de notes ou... -Je sais pas. J'ai juste pas mes affaires.
Et t'as pas d'affaires parce que...? -Parce que mon père pensait que ma mère s'en occupait.
Ma mère pensait que mon père s'en occupait. Personne s'en est occupé. -Bien, oui. Oui, oui.
Écoute-moi... -Simon. -Simon. Voilà. T'as 15 ans.
Tu peux commencer à t'occuper de tes affaires tout seul. -Je sais pas. -Bien, si. Nous, on sait.
Bon, Bertille, file-lui un stylo et une feuille pour commencer. Alors, on va commencer l'année avec l'autobiographie.
Il faut noter ou c'est pas important? (rires)
Bien, non, c'est pas important. On s'en fout. Pourquoi? -Je sais pas, parce que dans mon autre bahut,
la prof, elle nous envoyait des cours par e-mail. -Sauf que tu vois, au brevet, ni moi ni tes parents
sera là pour te tenir la main et ton stylo et te dire dans quel endroit il faut écrire ton nom, tout ça.
Oui, oui, vous rigolez, mais il faut tous que vous deveniez plus autonomes.
Hein? Vous voyez ce que je veux dire? Bon, allez, définition de l'autobiographie.
Oh, bien, tu te réveilles, toi. Ça me touche beaucoup. -C'est pas quand on raconte sa vie?
Bien, oui. C'est ça. Presque. Une autre manière de le dire?
Franchement, je sais pas. Tu m'entends, là, t'es bon? (rires) -Hé, on te dérange pas, là?
C'est ma mère. Non, mais est-ce que tu... -Deux secondes. Deux secondes. (exclamations de surprise)
Oui, madame. Bonjour, mais votre fille est en cours, là. En plein cours. Voilà. Au revoir.
Vous déconnez? C'était ma mère. -Non, je déconne pas du tout. La reine d'Angleterre, ce serait pareil.
En salle de classe, on téléphone pas, voilà. -S'il y a que ça... Bitch!
Chut! Il y en a un qui bouge, je lui dévisse les oreilles.
Bertille, tu surveilles. (brouhaha)
Hé, ça veut dire quoi, bitch? -Ça veut dire 'te-pu". -Chut! Fermez-la!
Qu'est-ce que tu vas faire? -Sinon, je vous colle tous. -Oui, c'est ça! (brouhaha de protestation)
Tu te fous de moi. Écoute, je sais pas d'où tu sors, ma grande,
mais il va falloir te calmer, hein! Ici, on n'insulte pas ses profs.
On fait pas le numéro que t'as fait en cours. -Excusez-moi, là. Comment vous parlez à ma... fille.
Sam? C'est...
Ah... mais vous vous connaissez? -Bien, oui.
Sam, c'est moi. C'est Antoine. Antoine Robert.
Antoine Robert? -Oui.
Euh... Antoine Robert. Seconde B. La classe de... -De Suzanne Robert, ma mère.
Voilà, de sa maman. -J'ai pas envie d'interrompre vos retrouvailles pourries,
mais elle a essayé de prendre mon téléphone. -Est-ce que vous pourriez, M. Robert, dire à votre fille...
M. Robert? Carrément? -Est-ce que vous pourriez expliquer
à votre petite princesse qu'on ne téléphone pas en cours
et qu'on ne traite pas sa prof de pute ou de salope, ça dépend de la traduction.
Angela, t'as fait quoi? -J'ai dit "bitch". -Sam, beach, c'est "plage".
Avec un I. "Chienne". -Tu t'excuses. Immédiatement.
Allez! Auprès de Mme... Moreau, c'est ça? -Toujours. -Voilà. Excuse-toi!
Tout de suite. -Je suis désolée. Ça vous va? -Bien, je vais faire avec.
J'ai vu mieux, mais ça ira. Allez... -Retourne en classe, hein!
Et on aura une petite conversation, tous les deux. Je suis désolé, elle est un peu perturbée.
Non, mais ça va. C'est pas très grave. -Si, c'est un peu grave, si.
Bon, bien, en tout cas, M. Robert m'expliquait qu'ils avaient passé dix ans aux États-Unis
en tant qu'expatriés. -En Amérique? Wow!
Bon, excusez-moi, moi, j'ai un cours à finir, là. -Pardon.
Sam! Donc, là, tu me reconnais pas.
Si. Si, si. Mais je peux pas laisser mes élèves trop longtemps seuls...
à cause de ta fille.
Alors, bilan du week-end. Qui a vu le journal? Béa?
Il y a une femme qui est devenue membre à l'Académie. -Exactement. Jacqueline de Romilly.
La seconde femme à intégrer l'Académie française. Ça mérite qu'on marque le coup, quand même, non?
Bonjour, madame. Moi, c'est Lise. Je suis vraiment désolée. On est nouvelles.
On s'est perdues dans les couloirs. -Très bien, Lise, tu peux aller t'asseoir au fond.
Et toi? Ton prénom? -Je m'appelle Sarah-Amélie.
Mais tout le monde m'appelle Sam. -Ta camarade a dit bonjour, elle s'est présentée,
elle s'est excusée, et toi? -Je pense qu'on n'a pas de temps à perdre avec les excuses.
Ah, donc, toi, tu trouves ça normal d'interrompre un cours sans faire d'excuses.
Madame, on pourrait poursuivre, justement? L'heure tourne.
Stéphanie, ça t'ennuie pas d'aller au fond, s'il te plaît?
Tu vas te mettre là. Je veux te voir à la fin du cours.
Donc, Jacqueline de Romilly. La seconde femme à intégrer l'Académie française.
Allez, on se tait et on s'assied.
Non, non, non, non, ma cocotte, là. Tu te relèves, tu vas...
Célia, tiens. Tu prends la place de Célia. Approche-toi. Merci.
J'en étais où? -À l'autobio... machin, là. -L'autobiographie.
Alors, pour la prochaine fois, vous allez me... Enfin, vous allez vous mettre dans la peau
d'un personnage connu et vous allez écrire son autobiographie, donc.
On peut choisir qui on veut? -Oui, oui, tout à fait. -Trop cool! Bien, je choisis Ronald McDonald.
Tu sais que le clown,
il n'existe que sur les paquets de frites, hein? -Moi, j'aime trop les frites! -C'est super. On est ravis.
Tu veux pas te redresser un peu, toi? Voilà. Pendant que tu y es. Ce que tu peux faire, c'est choisir les frères McDonald,
les fondateurs, pour faire ton devoir. Eux, ils ont un parcours intéressant.
Et vous pouvez nous aider à choisir? -Bien non, pas déjà, puis c'est votre boulot, la créativité,
No comments yet. Be the first to leave one.