The first 200 lines.
Imm a soudainement surgi aux côtés de Mizuha
qui s’était enfuie de chez elle.
Moi…
je veux rester ici.
Cette jeune fille ordinaire
voit son existence voler en éclats, dans un fracas
qu’Imm lui-même n’aurait pu prédire.
Maman…
LA DISPARUE
Quelle douleur atroce…
Qui… qui a fait ça ?
C’est l’odeur de Mizuha. Je vois…
Dis-moi… Il y a quelque chose que je peux faire pour t’aider ?
S’il te plaît…
tu peux devenir mon ami ?
Oui,
si c’est ce que tu veux.
Bon, lève-toi. Tu peux y arriver ?
On va te trouver de l’aide.
Allons voir ton père. Je t’emmène.
Non, surtout pas ! Il va me livrer à la police.
Si je vais en prison, je ne serai plus parfaite.
« La police » ? Ce sont des gens dangereux ?
Tu sais ce que j’ai fait.
J’ai tué ma mère.
Je ne peux pas les laisser décider de mon avenir.
Je t’en supplie, aide-moi.
– Comment je peux… – Aide-moi à me cacher.
Tiens, tu n’as qu’à porter ça.
Elles sont drôles, ces chaussures. Merci.
D’ailleurs,
je ne t’ai jamais demandé ton nom. Comment tu t’appelles ?
– Je m’appelle… – Imm.
Pas vrai ? Je l’ai lu dans un livre.
Pourquoi tu ne cherches pas à cacher tes pouvoirs ?
Désolé, je croyais être discret.
Personne ne vient jamais ici.
Tu vas vraiment t’installer là ? Combien de temps ?
Dis, tu peux me fabriquer un lit ?
Hein ? Oui…
Pas d’électricité… Il faut des bougies.
Avec un briquet.
Un briquet ? C’est quoi ?
Tu ne sais pas ce que c’est ?
Va en chercher un, alors.
Tu peux reproduire tout ce que tu touches, non ?
Vêtements, serviettes, savon, shampooing, après-shampooing…
Et sèche-cheveux. Ah non, pas d’électricité.
Donc, je peux aussi oublier les boissons chaudes…
Je n’ai pas trop suivi, mais je vais chercher ça.
Attends ! Tout ça peut attendre demain.
Reste avec moi, cette nuit. J’ai peur.
C’est bon, merci.
De rien.
Alors ? Comment tu comptes t’en sortir ?
Je vais faire la une,
vu que mes empreintes sont sur la scène du crime.
Je ne peux plus aller au collège, bien sûr.
Pourquoi tu as…
Imm, tu vis chez Yûki, c’est ça ?
Oui.
Pourquoi es-tu venu ici ?
Je suis ici un peu par hasard. Ça avait l’air tranquille.
Notre rencontre aussi, c’est un hasard ?
Va savoir.
Hé, pourquoi tu as…
Je meurs de faim.
Ah, d’accord.
Ouah, trop fort ! Tu peux vraiment tout recréer !
Commence par te nourrir.
Merci beaucoup !
Dis, tu as un plat préféré, toi ?
La viande, peut-être ?
Ah, j’adore ça aussi. Tu connais ? C’est un bubble tea.
J’avais déjà vu ces œufs dans des marais, il y a longtemps.
Je n’aurais pas cru qu’ils étaient si bons !
Des œufs ?
Tu n’y es pas du tout ! Ce sont des billes d’amidon !
D’amid… Oh, ça doit être une nouvelle invention.
Enfin, le monde est si grand que j’aurais bien pu passer à côté.
T’es trop mignon, Imm !
Pourquoi as-tu tué ta mère ?
Je n’en sais rien.
Je ne me souviens pas du tout d’avoir fait ça.
Par contre, je me rappelle la déception que j’éprouvais.
Maman m’avait donné un élastique soi-disant très important pour elle.
Sauf que c’était un mensonge.
J’ai trouvé les mêmes dans une boutique à côté de chez nous, à 300 yens pièce.
Peut-être qu’elle t’a menti par amour,
pour te faire plaisir ?
Non, tu ne comprends pas.
On ne ment pas à ceux qu’on aime.
Ah bon ?
Je me demande…
Ne me regarde pas dormir, c’est gênant. Couche-toi.
Et ferme les yeux.
D’accord.
Imm, tu as rencontré mon ancêtre, pas vrai ?
Si tu t’es intéressé à moi, c’est parce que je descends de Hayase.
Comment elle était ?
Voyons voir…
C’était quelqu’un de bien.
Mais encore ?
Elle s’est beaucoup occupée de moi.
Elle m’a donné à manger…
Elle était forte et généreuse…
Elle a aidé beaucoup de gens et elle tenait à sa famille.
Elle avait une foule d’amis.
Sale menteur.
C’est la vérité !
Tu n’as pas fermé les yeux.
Ah, c’est de ça que tu parlais ?
Le monde est en paix, mais il y a une jeune fille malheureuse.
Je ne peux pas me détendre tant que tu restes éveillée.
Tu as fermé les yeux ?
Oui, c’est bon.
Bonjour, le petit déjeuner est servi.
J’ai rêvé que ma maman était morte et que je me retrouvais seule.
Quand j’ai compris que c’était réel, ça m’a déprimée.
Mais finalement, ce n’est pas si horrible que ça…
puisque tu es là à mon réveil, Imm.
Je reviens dès que j’ai tout trouvé.
Un briquet, un shampooing, un après-shampooing…
et ta mère, si possible.
Je vais voir si je peux la ramener.
Attends un peu, c’est trop tôt.
Trop tôt ?
Oui, attends…
juste un peu.
Si ta mère revient,
tu pourras aller au collège. La police ne t’attrapera pas.
Tout sera réglé.
Qu’est-ce que tu racontes ? J’ai tué ma mère.
Oui, mais tu ne t’en souviens pas. Alors, tu n’as rien à…
Bien sûr que si !
Ils ont déjà dû trouver le corps !
C’est quand même mieux qu’elle vive, non ?
Attends !
Je t’en prie, attends un peu.
Juste un peu… Fais-le pour moi.
D’accord. J’attendrai que tu sois prête.
Merci beaucoup.
Bon, je vais chercher le reste.
Je reviens au plus vite.
D’accord, je t’attends ici.
Hé, Bon !
Il est passé où, ce blaireau ?
Bon !
Il a une réunion avec les types de la fondation.
Il est trop tôt pour beugler.
J’ai besoin de thune.
Tu as déjà extorqué 100 000 yens à la fondation avant-hier.
Toi et les maisons closes…
Non, j’ai trouvé un jeu où tu paries sur des chevaux !
Tu veux venir ?
J’ai été déçu, quand j’ai appris comment tu étais mort la dernière fois,
mais tu es parti pour finir tout aussi mal.
Hé, vaurien, je peux savoir depuis quand tu me parles comme ça ?
Je ne me souviens pas.
Tu veux te battre ?
Aiko, j’ai fini de casser les œufs !
Même pas mal ! Essaie encore.
Hé, tiens-toi mieux devant les gamins, le vioc !
Je suis dans la fleur de l’âge !
Tu nous gonfles dès le matin, vieux débris !
On n’a qu’à aller au centre commercial, après le petit déjeuner.
On peut, papy ?
Oui !
Nous aussi, on peut ve…
Hein ? Imm ?
Tiens ? T’es rentré ?
Tu viens faire des emplettes avec nous ?
Ah zut, je n’ai pas d’argent.
Ce n’est pas un problème, je peux en fabriquer.
Oh, j’en veux !
Hors de question !
Comme ça, plus besoin de vous embêter…
Non, c’est non !
Si on fait ça, l’argent perdra de sa valeur !
Ah bon ?
Je vais partager mes économies entre nous tous.
Par personne, on doit avoir 300… Non, 200…
Non, 300 yens…
Tiens.
Quel type dégueulasse je fais, franchement…
Dire que je fais pleurer une petite fille…
Je te le rendrai au centuple, tu verras !
Je vais me trouver un travail.
Moi, je préfère celle-là !
C’est génial. Je n’avais pas acheté de vêtements depuis une éternité.
Il y a des ensembles de ce côté.
Les filles d’aujourd’hui portent ça ? Ou ça ?
Le rayon hommes, c’est là-bas.
Je suis au courant !
J’ai le droit de m’habiller joliment, quand je suis en fille !
Ah, oui, bien sûr…
Je dois au moins demander pardon à papa…
Allô, papa ?
C’est toi, Mizuha ! Où es-tu ?
Je suis désolée.
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