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TRILOGIE WELCOME IN VIENNA - III
Les os rompus du monde entier
Tremblent devant la grande victoire
Nous avons anéanti leurs armées
Devant nous, la grande victoire
Nous poursuivrons...
Jusqu'à ce qu'il ne reste que des ruines
L'Allemagne est à nous
Et demain, le monde entier !
Je me rends ! Je me rends !
S'il vous plaît !
À l'aide !
Tu es fou ?
Leur vie est fichue.
À l'aide !
- Attends. - Je me rends.
Qu'est-ce qui se passe ? D'où vient cette femme ?
derrière nos lignes, hier.
Je l'ai cachée.
- Vous parlez allemand ? - Ensuite ?
On s'est débrouillés jusqu'ici.
elle est vivante ?
elle est morte il y a 2 heures.
Comment avez-vous fait ?
La nuit.
Je l'ai portée, la plupart du temps.
Montez.
J'emporte mes conserves.
Pas de blague !
Votre allemand est parfait.
Berlin, je parie ?
Non ?
Vous allez vers le front ?
Ce tract dit que les prisonniers sont conduits derrière les lignes.
Les haut-parleurs aussi l'ont dit.
Vous auriez un ouvre-boîte ?
Tais-toi !
Test, test...
Un, deux, 1rois.
C'est juste là.
Viens, Freddy.
Venez avec nous.
Mais je me suis rendu !
J'ai traversé les lignes exprès...
La ferme !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ils déconnent pas, ces connards.
Vas-y, Freddy.
Surveille le boche.
Rappelez les camarades
de l'autre poste militaire.
Soldats de la 5e division d'infanterie,
vous tournez le dos
à la frontière alsacienne.
Vous tournez le dos à la patrie.
Le général Rundstedt vous a dupés,
son offensive a échoué.
Vous n'avez plus de carburant,
plus d'abris.
L'Alsace n'est plus défendable.
Camarades d'en face...
On a compris.
Demain, c'est Noël.
Jour de paix.
Si vous voulez la paix,
et souhaitez revoir votre patrie,
sortez de vos cachettes,
levez les bras et criez :
''Je me rends.''
J Promettez-leur à bouffer
ça marche toujours.
Mets-leur un peu de musique.
OH, c'est parti.
Votre nom ?
Bauer. Pourquoi ?
Allez leur parler.
Vous êtes fou ? S'ils me voient, ils me tueront.
Même au camp.
- T'es pas le seul traître. - C'est sûr.
Soldats, l'un des vôtres va vous parler.
Le sous-officier Treschensky, de Vienne.
Camarades !
Quand allez-vous enfin comprendre
qu'on s'est payé votre tête !
Les gars, vous n'êtes pas des na_is.
Et vous êtes autrichiens pour la plupart, je le sais.
Que voulons-nous ?
Notre propre pays.
Et être libres. Indépendants.
L'Autriche renaîtra !
Cette sale guerre vous en a fait voir.
J Toi
le contrôleur de train,
le montagnard, le gérant, le métallurgiste.
Qu'attends-tu ?
Réponds donc !
Merde !
Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui.
Grand Fusil, ici Nid d'Aigle.
Excusez-moi.
Garde-le.
Dites, qui êtes-vous ?
Moi ?
Rien du tout.
Votre petit discours, où avez-vous appris ça ?
Ça ?
Ça remonte loin.
J'étais au Parti Communiste.
Dans les JC.
Les quoi ?
Les Jeunesses.
Quoi ?
Vous ? Les Jeunesses Communistes ?
Ça vous dérange ?
C'est loin.
La 2e division blindée ?
C'est vieux. J'étais au ravitaillement.
La bouffe, c'est crucial.
Ça ne dit rien sur mes convictions.
Mais enfin !
k.R ._.
C'est Adler.
A.P.W., c'est Adler !
Enfin, sergent, où étiez-vous passé ?
Capitaine...
Vous avez des problèmes ?
Rien de grave.
Ne quittez pas.
J'écoute.
- Parle. - Je dis rien, j'ai rien vu.
On a trouvé une mitrailleuse derrière un parapet.
Et là...
On a trouvé une mitrailleuse.
lmbécile.
Salaud. Sale traître.
Près du poste 653...
Chiffe molle.
C'est noté ?
Ensuite ? J'écoute.
Et là, un canon de 8.8.
Et un canon de 8.8...
Où est la 2e division blindée ?
elle doit être dans le coin.
Vous avez vu quelque chose ?
C'est une division fantôme. Deux tacots et un cuisinier.
Entrez là-dedans.
Là-dedans ?
Allez-y !
Plus vite.
C'est glacé !
Où est la 2e DB ?
Tirez, merde ! Tirez !
Arrête !
Je ne sais pas où elle est !
Je ne sais rien !
Je ne sais rien du tout !
Ce que je sais, c'est qu'on est tous dans la merde !
Il est fêlé.
À ton tour.
Je vous en prie !
Sortez.
Merci.
Vous êtes de Vienne ?
C'est écrit dans mon livret.
Quel arrondissement ?
Le deuxième. Leopoldstadt.
Profession ?
Je suis accessoiriste, au théâtre.
Pourquoi avez-vous emmené cette femme, en partant du camp ?
Je l'ai trouvée dans la forêt. J'ai eu pitié d'elle.
C'est un être humain, après tout.
Non ?
Il y en avait d'autres ?
Au camp de concentration ? Non, je vous l'ai dit !
Vous étiez à quelle école ?
Mon école ?
Quelle question !
Répondez.
J'étais concierge au lycée du Augarten.
Mais seulement
pour remplacer papa.
J'ai tellement froid !
Nettoyez.
Le professeur Hastler.
Après l'Anschluss, vous avez fait Iaver le trottoir au Pr Hastler.
Je le savais.
Wolff.
Enlevez-moi cette merde.
Qu'est-ce que vous savez
de ce qu'on a vécu, depuis ?
Tout ce temps !
Sortez.
D'où viennent-ils ?
Du camp de Struthof.
On les a trouvés près d'ici.
Et maintenant ? J'écoute.
Allez vous laver.
Le passé nous rattrape toujours.
N'est-ce pas, Alfred ?
Treschensky.
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