The Tarnished Angels

The Tarnished Angels

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The Tarnished Angels 1957 1080p BluRay x264-CiNEFiLE fre
A Commentary by thedisquiet

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x264
1080
Published on: 2018-08-12
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The first 200 lines.

LA RONDE DE L'AUBE

Qui c'est ton vieux ?

Hein, c'est lequel, aujourd'hui ?

Qui c'est ton vieux ?

- C'est pour rire. - Ça ne le fait pas rire.

N'attaque pas les vieux croûtons. Tu as failli le tuer.

On se bat tous les deux ? Le gagnant aura une glace.

Au chocolat ?

Comme tu voudras.

Ça va mieux, Popeye ?

Je m'appelle pas Popeye.

Alors comment tu t'appelles ?

Jack Shumann.

- Roger Shumann est ton père ? - Oui.

C'est un grand as de guerre.

Il a abattu 14 avions allemands.

- 16 ! - Les livres disent 14.

Ils savent pas compter.

Je te crois sur parole.

- Tu as quel âge ? - 9 ans.

T'es un grand. Tu vas bientôt pouvoir faire du deux-roues.

Qu'est-ce que c'est ?

Du vélo. Tu sais en faire ?

Je sais piloter les avions.

Tu m'impressionnes.

Pourquoi te battais-tu avec le vieux plein de cambouis ?

Il ne sait pas que Roger Shumann est ton père ?

Il croit que je sais pas qui est mon père,

si c'est lui ou Jiggs.

Qui est Jiggs ?

Il est avec nous. C'est le mécanicien de papa.

Qui est avec Jack ? Pas quelqu'un de l'école, j'espère.

Il ne lui aurait pas acheté une glace.

Jiggs !

Tu vas faire le défilé du Mardi gras ?

- J'ai pas le droit d'être chic ? - Si.

Qui tu veux épater comme ça ?

- Elles te plaisent, LaVerne ? - Toutes neuves !

Tu es superbe.

D'où viennent-elles ?

- Je les ai achetées. - Combien ?

Quand je les ai vues, je n'y ai pas résisté.

Et notre chambre ?

On peut dormir dans le hangar.

Il ne te reste rien ?

Si. 2,50 dollars.

Va rendre ces bottes.

Je peux pas, Roger. J'ai écrit mon nom dedans.

Tu sais pas que c'est la crise ? Comme si on roulait sur l'or !

- Je n'avais pas... - Réfléchis !

On n'est plus en France pendant la guerre.

Pense à LaVerne et à Jack.

Ce n'est pas grave, Roger.

Je voulais être bien habillé, pour une fois.

Comme un vrai pilote...

Comme Roger Shumann.

Jack.

Qui est-ce ?

Burke Devlin. Du journal Times-Picayune.

Roger Shumann. Et voici ma femme, LaVerne.

Jiggs, mon mécano. Le meilleur qui soit.

Sans lui, je ne décollerais jamais.

Je me suis permis d'offrir une glace à Jack.

Où avez-vous trouvé le petit ?

On s'est rencontrés par hasard.

Et on a bavardé un peu.

Vous écrivez un article ?

Oui. C'est ça.

Y a-t-il un cinéma de nuit ?

Je ne crois pas.

Mais vous pouvez coucher chez moi.

On a dormi dans les meilleurs hôtels et les pires hangars.

Vous en faites pas.

Je ne m'en fais que pour l'article que je pourrai tirer de vous.

Vous êtes mes hôtes.

Voici ma clé.

- Salut, Burke. - Bonjour, Matt.

Vous avez pu vous arracher à LaVerne Shumann ?

Vous avez un bon pilote ?

Un as. Frank Burnham. Burke Devlin.

Le meilleur journaliste de la ville.

Qui pilote cet avion ?

Personne. Le moteur est mort.

De toute façon, je vais rafler tous les prix.

C'est ce qu'il a fait à Oklahoma City.

Bel engin, hein ?

Pas mal... Pour un panneau publicitaire.

Un panneau publicitaire ?

Elle est bonne, pas vrai ?

J'ai les moyens d'augmenter votre salaire.

Ma machine à écrire est récalcitrante.

Elle refuse d'écrire "Tracteurs Diamond Blade".

Beau fuselage, hein ?

La ferme !

Ce nez retroussé, ça vous met à plat !

Occupe-toi de ton avion et tais-toi.

Le spectacle aérien ?

- C'est long. Coupez. - J'écris, vous coupez.

Je peux aussi le jeter au panier.

Ce sont des héros de guerre.

De la guerre de Sécession ?

Il y en a eu d'autres !

Votre héros n'est qu'un manouche alcoolique.

Et ce spectacle aérien n'est qu'une danse macabre affligeante.

Je suis censé boire de la grenadine ?

Je n'ai pas le temps de vous faire un sermon.

Je vous écrirais les plus belles épopées

si vous flairiez les bons articles comme le whisky.

La rouquine a demandé de tes nouvelles.

Qu'as-tu dit ?

Qu'on irait chez elle si elle organisait un bridge.

Je n'ai pas le temps, ce soir.

On fera un poker. Tu nous prêtes ton appartement ?

Tu loges une vieille tante ?

Non, des manouches.

Que lisez-vous ?

Un de vos livres.

Mon Antonia, de Willa Cather.

Nostalgie au Nebraska...

Fermes en ruines et amours perdues.

Cela me rappelle d'où je viens,

qui j'étais

et comment j'étais,

quand j'ai commencé à le lire...

il y a 12 ans.

Vous ne l'avez jamais fini ?

Non.

Je l'ai abandonné avec ma maison.

Vous avez fui ?

Pas du tout.

J'étais bien, chez moi.

Pourquoi êtes-vous partie ?

À cause d'une affiche de la Défense...

Elle était collée sur notre grange.

Quand et où était-ce ?

En 1918.

Dans l'Iowa.

Qu'y avait-il sur l'affiche ?

Elle représentait un pilote dans un avion de chasse...

le capitaine Roger Shumann.

Et son air conquérant !

Le pire dans tout cela,

c'est que depuis, je n'ai plus ouvert un livre.

Vous n'êtes pas un rat de bibliothèque.

Je réalise ce soir combien lire me manque.

Où avez-vous connu Roger ?

À un spectacle aérien, chez moi.

- Le 17 août 1920. - Quel âge aviez-vous ?

16 ans.

Ça a été le coup de foudre ?

Pour moi, oui.

Pas pour Roger ?

Il m'a signé un autographe et il m'a regardée longuement,

comme les cow-boys de pacotille de mon pays.

Et vous êtes partie avec lui ?

Il s'est envolé seul pour Omaha.

- Vous l'avez revu ? - À Omaha.

- Vous l'aviez suivi ? - Oui.

Avec Jiggs.

J'ai suivi Jiggs à la gare routière

et je me suis assise à côté de lui dans le bus.

Et Jiggs vous a regardée...

comme un cow-boy de pacotille ?

Il était subjugué.

Au point de m'offrir le meilleur hôtel de la ville.

Et qu'a dit Roger ?

En nous voyant, il a juré comme un charretier.

Jiggs était mortifié. Moi, encore plus.

Vous lui avez parlé de l'affiche pour l'amadouer ?

Je ne lui ai jamais dit.

C'est à l'homme de se déclarer en premier.

J'ai menti à Roger.

Je lui ai dit que je voulais devenir parachutiste.

Et que s'il ne voulait pas de moi, je m'adresserais ailleurs.

Et ça a marché ?

Oui. Et mon regard a aidé.

Ou le galbe de mes jambes.

Je vais vous laisser dormir.

Prenez donc le divan.

Et vous ?

Je prendrai le fauteuil.

Merci beaucoup.

Vous êtes comme Jack, il peut dormir n'importe où.

Dans un car, sur un banc...

Pas dans un lit ?

Il déteste les lits.

C'est bon pour les malades.

Quand vous êtes-vous mariés ?

En 1923...

le 17 juillet.

Nous étions à Portland.

C'était la veille d'un spectacle, on avait travaillé tard.

On est allé au café...

se restaurer un peu.

Qu'y a-t-il, LaVerne ?

Tu es encore sous le coup du dernier saut ?

Je lâche tout.

LaVerne veut arrêter.

Tu en as assez ? Tu as peur ?

Tu as le mal du pays ?

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