The first 200 lines.
Papa ! Papa !
Oui, je le vois.
Jeff! Jeff!
- Bonjour, M. Brennan! - Jeff!
Papa vous a pris pour un autre!
J'ai su que c'était vous avec le bai louvet.
- Bonne vue. - Vous allez à Contention ?
Oui, s'il y a de l'eau dans ton puits.
Ce cheval n'a rien bu depuis Sasabe Creek.
- Je peux l'abreuver ? - Oui.
- Bonjour, Pat! - Bonjour, Hank!
M. Brennan va à Contention.
- De la compagnie ? - En poste depuis trop longtemps.
Je sors mon arme sans raison.
Ne le laisse pas trop boire, il a eu chaud.
Je vais d'abord le faire marcher.
Bon garçon. Il connaît les bêtes.
Il fera un excellent tenant de relais.
Pas si je peux l'en empêcher.
C'est pas une vie d'être coincé dans un coin perdu.
On ne rencontre que des cochers et des hommes armés.
C'est pas une vie.
- J'ai croyais que ça fallait. - Merci. Avant.
Quand la mère de Jeff était en vie.
Seul, c'est différent. J'approche de la retraite, à l'automne.
Un homme ne devrait pas se retrouver seul ici.
C'est pas normal.
Tu ne parles pas de moi?
Je crois que si, en fait.
C'est pas normal que tu bosses seul.
Je peux pas embaucher. Pas encore.
Il faut construire des bâtiments et des clôtures.
Je peux toujours parler aux bêtes.
Quand elles répondront, pense à ce que je t'ai dit.
Un seau, ça suffit.
Ça devrait suffire. J'y vais avant que le soleil soit haut.
- Que vas-tu faire à Contention ? - Acheter un taureau.
Si Tenvoorde accepte mon prix.
Tenvoorde ! T'essaies encore de traiter avec ce vieux bouc ?
- Oui. Merci pour l'eau. - De rien !
M. Brennan !
- Vous pouvez attendre ? - Bien sûr.
Si ça ne vous ennuie pas,
j'aimerais que vous me rapportiez du sucre d'orge.
M. Brennan n'a pas le temps pour ces bêtises.
Bien sûr que si. Quel parfum, petit?
Cerise, ça me plairait.
Affaire conclue.
- À bientôt ! - Bonne chance!
Papa, c'est comment à Contention ?
Il y a du monde, là-bas. Beaucoup de monde.
Pardon !
- Bonjour, Patrick! - Rintoon !
Je vais au saloon. Tu viens ?
Je peux pas. Pas le temps.
Je pensais qu'un grand propriétaire comme toi
faisait ce qu'il voulait.
Pas du tout. Mais ça ne m'embête pas.
- Pourquoi as-tu acheté à Sasabe ? - Sans raison particulière.
Ça s'est imposé.
Il était temps que j'aie une terre. Pour commencer.
Sasabe Creek est une région dangereuse.
- Pas pire que de bosser pour Tenvoorde. - Il t'a traité durement.
J'ignore pourquoi.
Derrière toi, il se vantait toujours.
Il disait que t'étais son meilleur meneur.
J'étais le seul à vouloir rester.
Non. Il t'avait à la bonne.
Vraiment à la bonne.
Ah bon ! Tu travailles toujours pour Hatch & Hodges ?
Pas le choix. C'est la seule diligence du coin.
Ils posent des rails à toute vitesse.
Le chemin de fer sera à Bisbee dans un mois.
Il paraît.
Ils y font une gare.
Je parlais à un type.
Il disait qu'en prenant le train,
on sera transbahutés jusqu'à Tucson sans aucun arrêt.
Le chemin de fer sera bientôt à Contention.
Tu te feras embaucher chez moi.
D'accord. Viens boire un coup.
J'aimerais bien, mais étant propriétaire, j'ai à faire.
- Plus important qu'un verre ? - Un sucre d'orge à la cerise.
À bientôt.
- Quoi ? - Rintoon !
Bonjour, Willard ! Madame.
Vous allez conduire la diligence, cet après-midi.
J'ignorais que c'était la vôtre.
Mme Mims et moi avons loué la diligence pour aller à Bisbee.
Toute une Concord pour vous deux ?
Attendez la diligence postale ? Elle sera là...
- Mme Mims ? - Doretta et moi nous sommes unis ce matin.
Nous partirons à 15 h.
Avertissez la compagnie.
- Faites charger nos bagages. - Vous faites confiance au mauvais gars.
Je ne charge pas les bagages et ne respecte pas les horaires.
Allez au guichet et demandez au régulateur.
- Vous avez une belle femme. - Rintoon,
quand je loue la diligence, je veux le service qui va avec.
Vous avez tort, Willard, vu que ce n'est pas vous qui payez.
Je croyais que tu voulais garder tes rares clients.
Je me passe de ce genre de type.
Qui est-ce ?
Le gendre du vieux Gateway, depuis ce matin.
Il a épousé la plus grande concession de cuivre du territoire.
C'est Doretta Gateway, alors.
Elle était vouée à rester vieille fille jusqu'à ce que Willard arrive.
- Elle est fade. - Mais pas trop pour Willard.
Les biens du vieux Gateway n'ont rien de fade.
On dit qu'il vaut plus d'un demi-million de dollars.
Trop d'argent et d'inquiétudes pour un homme.
Pas pour Willard. Il est comptable. Ou, il l'était.
On dit que le vieux va s'associer avec lui
- parce qu'il l'a débarrassé de Doretta. - Elle n'a pas l'air si vilaine.
Tu as passé trop de temps à Sasabe Creek.
Il m'a tant énervé que j'ai failli oublier où j'allais.
Je t'offre un verre.
Une autre fois. Je dois voir Tenvoorde.
Comme tu veux.
- C'est gentil, le cadeau. - À plus tard !
Attrapez-le ! Prenez ces deux cordes.
Attrapez-le.
Je n'aurais pas fait mieux.
Tu as fait tomber ton sucre d'orge.
La barrière aurait dû le retenir.
Tout s'explique, hein ?
Il ne connaît rien aux chevaux.
On dit qu'il n'a que des chèvres dans sa ferme.
Je l'ignorais.
Il y a un rodéo de chèvres à Gotebo, le mois prochain.
Tu devrais t'inscrire.
- Votre nouveau meneur? - Ouais !
Fort en gueule.
Jace partira des que mon ancien meneur reviendra.
- Il doit revenir? - Oui.
Dès qu'il se lassera
- de posséder sa propre ferme. - On en a déjà parlé.
On en parlera jusqu'à ce que tu reviennes à la raison.
Dommage que le meilleur meneur du coin gâche son talent.
Personne ne dirige un ranch comme toi.
On peut te faire pleinement confiance.
M'occuper de mes bêtes comme un vulgaire cow-boy
- parce que je ne fais confiance à personne. - Tuez-en un ou deux.
Commencez par l'amateur de chèvres.
Je suis venu m'acheter un taureau.
Oui? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Allonge l'argent et tu auras ton taureau.
Si tu devais peiner pour l'avoir, ce serait différent.
Je dois m'occuper de mes bêtes.
Si vous ne voulez rien me vendre, dites-le.
- Alors ? - Bon.
Je vais te donner une chance d'en avoir un gratuitement.
Comme la dernière fois ?
Vous m'avez pris 50 s.
Je te les garde en sécurité.
Ils seront a toi quand tu reviendras travailler.
,
Tu aimes beaucoup ton cheval, hein ?
- Oui. - Alors, je te propose un pari.
Le taureau de ton choix contre ton cheval.
Tu n'auras qu'à le monter.
- Quoi? - Jusqu'à ce qu'il s'immobilise.
- Non. - Tu en es incapable.
- C'est ce que tu veux dire ? - Oui.
Il paraît que tu es quelqu'un.
Le meilleur meneur du coin. Tu n'as pas l'air si fort.
Je me range aux côtés de M. Tenvoorde. Tu t'es ramolli, Brennan.
Le taureau de mon choix ?
Combien de temps un homme serait-il alité si ce taureau le piétinait ?
- Ça dépend. - Deux ou trois semaines.
C'est ce que je pensais.
Ça devrait suffire pour le convaincre de retravailler pour moi.
Donnez-moi sa queue.
Laissez-le-moi.
À plus tard !
Rintoon !
- Pas besoin de passer si près. - Je n'avais pas vu que c'était toi.
- Quoi ? - J'ai perdu mon cheval.
- T'as pas fait attention ? - Tenvoorde l'a gagné.
- Je comprends. - On sera jamais à Bisbee
si vous vous arrêtez pour parler avec... Tout le monde.
Patrick, voici M. Willard Mims. Il est comptable.
Bonjour, Willard.
C'est votre dernier trajet sur cette ligne.
Après 20 ans comme muletier,
cette compagnie sera navrée de me voir partir.
Vous serez moins sûr de vous à Bisbee.
Jette ta selle là-haut, Patrick.
'Rai dit...
Que je m'en voudrais à Bisbee.
Rentrez votre tête. Jette ta selle.
Puis-je vous rappeler...
- Ce n'est pas la diligence postale. - Je dois marcher jusqu'à Sasabe ?
- Ce n'est qu'à 25 km. - C'est votre problème.
- Descendez la selle... - Willard !
On ne peut pas le laisser faire tout ce chemin à pied.
Alors, montez à l'avant.
Merci beaucoup. Madame.
Je trouvais étrange que la diligence ait de l'avance.
- Merci. - Remercie Willard.
No comments yet. Be the first to leave one.