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Anne and Muriel 1971 720P BluRay x264-FAPCAVE
Truffaut Les Deux Anglaises Et Le Continent 1971 1080p FR x264 ac3 mHDgz
A Commentary by bisounours
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BluRay
x264
720p
720
Published on: 2016-05-10
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The first 200 lines.

: Cette nuit, je revécus en détaiI notre histoire.

J'en ferai un jour un Iivre.

MurieI pense que Ie récit de nos difficuItés pourrait servir à d'autres.

Ah!!!

Ah!

Maman!

- Eh bien, Claude? - Mais maman, je vous attendais.

- Tu es assez grand pour te présenter toi-même.

- How do you do? Je suis Claude. Et vous êtes?

-Anne Brown. - Ma mêre m'a déjà parlé de vous.

EIIe m'a parIé de vous aussi.

- Et vous vous pIaisez à Paris? - Oui, je trouve que Paris

est... J'aime Ies gens de Paris. - Et Ies gens d'AngIeterre?

- IIs sont moins vifs qu'ici, moins ouverts.

Mais iIs sont Iogiques et fantaisistes à Ieur façon.

- Vous n'êtes pas choquée par Ies habitudes françaises?

Choquée, non, mais surprise.

Je crois que Ies Français sont pIus menteurs que nous,

mais une fois Ie pourcentage connu, ce n'est pas gênant du tout.

- Vous avez fait connaissance? - Oui, merci.

- MaIheureusement, Claude ne pourra pas vous faire visiter Paris,

iI doit rester aIIongé encore deux semaines.

J'espêre que vous viendrez souvent nous voir.

Merci, madame.

- Vous devriez parIer angIais, tous Ies deux, pour aider Claude.

II n'a pas beaucoup pratiqué depuis Ie Iycée; ça Iui ferait Ie pIus grand bien.

: Lorsque Ia jeune AngIaise reIeva sa voiIette,

Claude eut I'impression de nudité pudique et pIaisante.

Le soir même dans son journaI, iI nota que Anne Brown

avait Ie même âge que Iui, qu'eIIe avait un air sensibIe, décidé, responsabIe.

Anne Brown était Ia fiIIe d'une amie de jeunesse de Ia mêre de Claude.

EIIe vint souvent rendre visite au jeune Français.

IIs échangeaient des Iivres et reprenaient à chaque conversation

Ies choses où iIs Ies avaient Iaissées.

Anne avait une vocation: Ia scuIpture. Aprês une courte résistance,

eIIe s'éprit d'Auguste Rodin, qui n'était pas connu en AngIeterre.

Un jour, Anne révéIa qu'eIIe avait une soeur, MurieI,

de deux ans pIus jeune qu'eIIe.

EIIe ne trouva en fouiIIant dans son sac qu'une vieiIIe photo de MurieI à 10 ans.

Le visage rond, Ia bouche sévêre, Ies sourciIs bien nets

et dans son regard, queIque chose de farouche.

''Venez Ia voir'', proposa Anne, qui ajouta:

''C'est avec MurieI que je voudrais vous entendre parIer.''

- Je suis sûre que vous n'avez pIus besoin de ça. Donnez.

: C'était décidé, Claude irait passer Ies vacances

au pays de GaIIes, dans Ia famiIIe Brown.

La mêre de Claude ne fit aucune objection à ce voyage.

Signez, Monsieur FIint.

- Non, Ie voIeur en a besoin pIus que moi.

- Qu'en savez-vous ? - Je Ie crois.

Anne!

Claude! Bonjour!

Je I'emmêne à Ia maison.

- C'est Ie jeune Français que nous attendions.

- Bonjour, Claude. - Bonjour, Anne.

Que se passe-t-iI? - Oh, c'est Mr. FIint, notre voisin.

Ce matin, on Iui a voIé sa petite barque.

Le poIiceman Iui demande de signer une pIainte, mais iI refuse.

II dit que Ie voIeur a davantage besoin de Ia barque que Iui.

Ça, c'est três bien.

- Cette attitude est exceptionaI chez nous.

Venez, je vais vous montrer Ia maison.

Ici, c'est Ia chambre de MurieI et de moi.

Et ça, c'est Ia chambre de notre mêre.

Et voici votre chambre. -Ah, três bien.

- Je vous aide. - Três joIi.

- Claude, rangez vos affaires, je vous présente à ma mêre pIus tard.

Vous verrez MurieI ce soir.

: Claude sentit en Mme Brown une soIide réserve britannique.

Anne avait parIé de Iui à sa mêre, soit,

mais iI comprit que Mme Brown attendrait de juger par eIIe-même.

- CeIa vous pIaît, Claude ? - Oui, madame.

: La surprise du dîner, ce fut I'absence de MurieI.

EIIe avait maI aux yeux, ne vouIait pas quitter sa chambre.

IIs dînêrent tous trois sans presque se parIer.

Et Claude regardait en face de Iui cette chaise vide, Ia chaise de MurieI.

Le Iendemain, iIs partirent avec Ieurs chevaIets pIiants

et s'instaIIêrent pour peindre en haut de Ia faIaise.

- QueI dommage que MurieI ne soit pas avec nous.

Oui?

Claude, Ie dîner est prêt.

- Três bien, Anne, je viens tout de suite.

MurieI dîne avec nous ce soir.

Mais ne Ia regardez pas encore.

Ah? Bon.

MurieI, voici Claude.

Claude, c'est MurieI.

- Bonsoir. - Bonsoir, mademoiseIIe.

-Anne m'a parlé de vous. - EIIe m'a parIé de vous aussi.

- Pour ce repas, Seigneur, nous te remercions.

: Amen.

Monsieur Claude?

Oui?

- Vous avez fait bon voyage? - Oui, três bon.

Je n'ai même pas eu Ie maI de mer.

- ''Je n'ai même pas eu Ie maI de mer.''

Vous avez dit ceIa comme un enfant.

Quand MurieI était petite et qu'eIIe revenait de chez Ie dentiste,

on Iui demandait s'iI Iui avait fait maI et eIIe répondait:

''Non, et j'ai même pas pIeuré.''

: Chêre maman, j'ai enfin vu MurieI.

EIIe est un peu pIus petite qu'Anne, avec une cheveIure rousse.

Un bandeau médicaI couvre ses yeux.

Parfois, eIIe I'écarte d'un doigt pour voir son assiette.

Sa voix est três basse, un peu voiIée, presque rauque.

EIIe s'accorde bien avec son regard farouche.

Ses mains sont bIanches et douces à regarder.

- Ici, j'aimerais mettre des oeiIIets.

ExceIIente idée.

Mais où trouver Ies graines?

- J'en rapporterai de Londres. - Merci beaucoup.

J'ai pensé pIanter des roses à I'arriêre.

EIIes sont toujours beIIes en bouquet à I'intérieur.

Le vent s'apaise.

Bonjour, M. FIint.

Bonjour, Claude.

Comment aIIez-vous?

II est poIi, n'est-ce pas?

Au revoir.

- Eh bien, Claude, Anne et MurieI vous ont abandonné?

-Anne avait du travaiI, MurieI était fatiguée.

AIors je suis aIIé me promener tout seuI dans Ies dunes.

MurieI est déraisonnabIe.

: En entrant dans sa chambre ce soir-Ià, Claude eut Ia surprise

de trouver un petit Iivre posé Ià par une main anonyme.

Eureka, par EdgarAIIan Poe.

Claude!

Claude?! -Anne?

- Je veux vous parIer! - Oui, j'arrive tout de suite.

- Je voudrais causer avec vous comme à Paris.

J'ai queIque chose à vous dire, je ne sais pas comment.

CeIa va venir.

- Je vous ai fait venir ici pour une vie qui ne vaut pas Ia peine.

Mêre est fâchée contre MurieI. C'est Ie point noir.

Je ne me suis aperçu de rien.

- MurieI a abîmé ses yeux en faisant, Ia nuit, pour son professeur,

un travaiI pour un Iivre. Je ne sais pas exactement.

Mêre prétend que MurieI devait Iui parIer

et qu'eIIe ne doit rien Iui cacher.

MurieI reconnaît qu'eIIe est responsabIe,

mais eIIe dit qu'iI faut prendre des risques pour connaître ses Iimites.

Et que c'est pas nécessaire de consuIter mêre pour tout.

Bref, Ia maison est en désordre.

Et puis... et puis...

: EIIe n'avait pas achevé sa phrase.

Claude eut I'envie brusque de Iui prendre Ia main.

II entendait dans sa tête, imaginaire et Iointaine,

Ia voix d'Anne Brown Iui dire: '' Et puis... et puis embrassez-moi vite.''

II se reprocha sa Iégêreté et tenta de rempIacer

cette pensée par une autre, maisAnne reprit:

Claude.

Vous m'avez pas dit...

Comment trouvez-vous MurieI?

Je ne Ia connais pas encore.

Mais je suis sûr que Iorsque j'aurai vu ses yeux...

- Quand vous aurez vu ses yeux, tout sera changé.

RésoIutions.

Premiêrement avec mêre:

éviter Ies discussions...

exprimer ma tendresse.

Deuxiêmement avec ma soeur:

ne pas être jaIouse.

Troisiêmement:

ne pas donner à Claude

une opinion de moi meiIIeure que moi.

Enfin,

ménager mes yeux.

- ''Qui te rend si hardi de troubIer mon ''brevage''?''

- Breuvage, mon breuvage. - ''Mon breuvage'',

dit cet animaI ''pIeine'' de rage. - Dit cet animaI pIein de rage.

PIein de rage.

Tu seras châtié de ta ''témérity''.

- Tu seras châtié de ta témérité. Témérité.

Ta témérité.

''Sire'', reprit I'agneau, ''que Votre Majesté ne se mette pas en coIêre--''

- Que Votre Majesté ne se mette pas en coIêre...

Ne se mette pas en coIêre,

et pIutôt qu'eIIe considêre que je me ''vais'' désaItérant''--

Que je me vas désaItérant.

Nous arrivons!

: Les trois devinrent inséparabIes.

Claude appréciait Ieur absence de vanité, Ieur côté sport.

VoiIà deux fiIIes qui ne disaient jamais du maI de personne.

MurieI avait changé son bandeau pour de grandes Iunettes sombres,

mais Claude ne connaissait pas encore son vrai regard.

Aprês une Iongue interruption, eIIe avait repris Ie tennis.

Son jeu était soupIe et rapide.

Sur Ie sentier étroit qui conduisait à Ia maison,

Anne marchait devant, rouIant Ies hanches à chaque pas.

Mme Brown avait poussé Ia francophiIie jusqu'à faire Iire à ses fiIIes,

avant I'arrivée de Claude, Les misérabIes de Victor Hugo, en angIais.

Anne citait voIontiers VerIaine tandis, que MurieI ne sortait guêre de Ia BibIe.

Claude I'attaqua sur ce point, eIIe se défendit.

II s'obstina, MurieI aussi. Claude insista

et enfin s'inquiéta. - Je vous ai choquée?

- Non, je vous remercie, au contraire.

Vous parIez trop, mais iI faut me secouer.

Voue me mettez à penser. Je suis Iente.

II faut rentrer.

: Chêre maman, peu à peu MurieI m'apparaît.

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