The first 200 lines.
Corrigé et synchronisé par Fingersmaster. Bon film !
Nous en sommes arrivés là.
Les Dragons autrichiens, dans les rues de Vienne,
brandissant leurs épées contre leurs compatriotes.
Le comte Taafe a ordonné à la police d'être sévère.
Juste mais sévère.
Mon peuple doit apprendre.
Vous ne pouvez pas m'arrêter. Je suis slovène.
Et moi, tchèque.
Il n'y a ni Slovènes ni Tchèques ni Hongrois.
Seulement des sujets de l'empereur d'Autriche.
Emmenez-les.
Venez.
Suivant !
- Papiers, nom ? - Moritz Hephraïm Szeps.
Quelle surprise ! Le directeur du Daily News au poste.
Cela n'a rien de surprenant, dans un État policier.
Ce n'est pas la première fois.
Expliquez-moi votre présence lors des émeutes estudiantines ?
Je passais par là.
Et, Inspecteur...
il n'y avait pas d'émeute
avant l'arrivée des forces de l'ordre.
Si vous passiez de l'autre côté, il y aurait moins d'émeutes.
- Vous insinuez... - Vous êtes juif.
La référence au Nouveau Testament vous aura échappé.
Restez à disposition de la police.
Naturellement.
Je n'ai rien à cacher.
Quelle chance. J'aimerais en dire autant.
Suivant.
- Papiers. - Je n'en ai pas.
- Votre nom, alors. - Rudolph.
Rudolph comment ?
Choisissez.
Rudolph, Franz, Charles.
Et pas de papiers ?
Vous aurez de la chance, le petit comique, si...
Votre Altesse ! Je ne voulais pas...
Pardonnez-moi.
Je vous pardonnerai, bien sûr.
Et en retour, vous allez pardonner mes amis
et les relâcher.
Tout de suite, Votre Altesse.
Merci.
J'ai froid.
J'ai froid.
Merci.
Votre Altesse.
Entrez tout de suite.
Rejeté.
Pourquoi, après tant d'années, est-il soudain nécessaire
que l'armée change de produit à polir les boutons ?
On s'est débrouillés pendant trois siècles
avec de la craie et de l'alcool.
La nouvelle pâte est plus pratique en opération.
Je n'accepterai pas de changer pour changer.
Rejeté.
Bien.
Je ne t'ai pas dit de t'asseoir.
Non.
Quand tu étais enfant,
si tu étais insolent,
je te faisais punir.
Je peux toujours infliger des punitions.
À 6 ans, vous m'avez fait courir dans la neige pendant des heures.
Vous vous souvenez ?
Au moins, tu as été constant. Tu as toujours réussi à me décevoir.
Tu es moins bon cavalier que ta mère et moins bon tireur que moi.
Je voulais te voir dans la Garde Impériale.
Tu as choisi un régiment commandé par des moins que rien.
Je te destinais une princesse espagnole
et tu as choisi une Belge.
Tu critiques ouvertement ma politique
et tu fréquentes
des libéraux, des anarchistes,
des juifs.
Et maintenant, ceci.
Vos espions sont rapides.
Assez pour me décrire tes fréquentations.
Moritz Szeps passait par là, c'est tout.
Il passait par là ?
À temps pour voir tes bons hussards
écraser des jeunes gens qui manifestaient contre...
L'ordre !
Ils manifestaient contre l'ordre,
encouragés par tes amis de la presse socialiste.
On se voit si rarement, profitons de l'occasion.
Ta vie privée...
M'appartient.
Elle appartient au peuple.
La semaine prochaine, nous fêterons ton 5e anniversaire de mariage.
J'aimerais que d'ici là,
ta vie conjugale soit plus conventionnelle.
Comme la vôtre,
avec l'impératrice qui parcourt le monde,
sans passer ici plus de deux semaines d'affilée.
Qu'est-ce qui l'a poussée à cela ?
Qu'est-ce qui l'a chassée, père ?
Ta mère et moi,
peut-être à notre façon à nous,
nous nous aimons.
Je prie pour qu'un jour,
tu trouves ce bonheur avec Stéphanie.
Est-ce notre bonheur qui te préoccupe
ou l'héritier que nous n'avons pas donné aux Habsbourg ?
De toute façon, s'il m'arrive quelque chose,
il te reste l'archiduc Ferdinand.
Mon neveu n'est pas né pour être empereur.
D’après vous, votre fils non plus.
Rudolph !
Oui ?
Pourquoi ce mur entre nous ?
Vous devriez le savoir.
Vous l'avez édifié.
Alors abattez-le, père.
Comment se sont passées les manœuvres ?
Tu vas avoir le Troisième Corps ?
Je suis en bonne place
et le vieux général Von Ledebur a du mal à monter en selle.
Les gens atteignent des âges canoniques à Vienne.
Tu parles de mon père ? Il n'a que la petite soixantaine.
Il fait de l'exercice, mange sainement
et bois, je le crains, avec grande modération.
Tu risques d'atteindre son âge avant de devenir impératrice.
Ta robe pour la grande occasion, elle est jolie ?
Quels bijoux mettras-tu ?
Quelle importance ?
Ta mère arrivera en retard, vêtue de noir,
pratiquement sans bijoux
et tous les yeux seront sur elle dès qu'elle arrivera à Vienne.
Tu n'en sais rien. Elle chasse le renard en Angleterre.
Elle sera là.
Elle revient toujours pour jouer le rôle de la mère parfaite.
Attention à la façon dont tu parles de l'impératrice.
Tu prends toujours son parti !
Au nom du ciel, je suis son fils !
Et tu devrais t'en souvenir.
Je t'ai vu la regarder, parfois
et pas comme un fils devrait regarder sa mère.
Je savais que tu étais une bourgeoise prude et sotte
mais j'ignorais que tu avais l'esprit aussi mesquin.
Si jamais tu répètes cela,
ne fut-ce qu'une fois,
je te jure que je briserai ta nuque de Belge stupide !
Le comte Hoyos, vous dites ?
Et la fille ? Je ne l'ai jamais vue.
Une tzigane. Elle s'appelle Marinka.
Que fait-elle ?
Elle danse et...
Enfin, elle danse.
Quelle chaleur.
Je dois changer d'air.
Vous avez besoin de changement.
- Tu seras là demain soir ? - Si on m'invite.
On vient de t'inviter.
Marinka ?
J'arrive dans une minute.
Hoyos donne un bain à votre gitane.
Alors, en attendant,
si vous vous ennuyez...
Mitzi Kaspar, vous êtes...
Le sujet le plus dévoué de Son Altesse.
Si tu es dévouée, alors d'abord, enlève le reste de tes vêtements.
D'abord... c'est fait.
Ensuite, saute vite au lit.
Ensuite...
Ensuite, c'est fait.
Et enfin ?
Enfin...
J'en déduis que Son Altesse s'ennuie.
Son Altesse s'ennuie à mourir.
Bien des hommes voudraient s'ennuyer avec Mitzi Kaspar.
Ce n'est pas sa faute, la pauvre. C'est le système.
Quel système ?
Le système des archiducs, des conférences,
alors qu'on ne désire que des femmes.
Hier soir, au bal de la cour,
la Polonaise brune,
la seule qui m'intéressait,
je vous ai demandé de me la présenter.
Puis j'ai réalisé que j'avais déjà couché avec elle.
Elle a dû vous le rappeler ?
J'ai usé de trésors de diplomatie.
Même mon père aurait été fier de moi.
Le cher petit vieux.
L'empereur n'est pas vieux.
Il est vieux de naissance.
Les vieillards ne devraient pas gouverner.
Après notre rendez-vous avec les Hongrois,
si vous vous ennuyez encore, nous partirons en voyage.
On a essayé les voyages.
On a essayé la politique,
le jeu,
l'alcool...
Je n'aime pas les éphèbes, que reste-t-il ?
Il y a toujours...
l'innocence.
L'innocence ressemble trop à l'ignorance.
Son Altesse va devoir se résigner
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