Patton Oswalt: Annihilation

Patton Oswalt: Annihilation

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Patton Oswalt Annihilation 2017 720p WEBRip x264-STRiFE
Patton Oswalt Annihilation 2017 1080p WEBRip x264-STRiFE
A Commentary by psyking
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Published on: 2017-10-30
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The first 200 lines.

UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX

Mesdames et messieurs, Patton Oswalt.

Merci. Je vous en prie.

Merci.

Merci.

Merci. Merci à tous.

Je vous en prie. Dieu du ciel !

Merci pour ça. Mince alors !

Merci d'être là, plein d'énergie,

et heureux, comme si...

Je suis étonné que vous soyez de si bonne humeur,

surtout vu le...

Vous savez ce qui s'est passé sur Twitter il y a 5 min.

Vous n'avez pas vu ?

Vous... Non ?

Il s'est rien passé.

Mais c'est le monde dans lequel on vit, désormais, tous les...

"Putain, il a fait quoi ? Comment ça ?"

Cette excuse pourrait m'éviter de me faire braquer

dans les années qui viennent.

Si on me menace d'une arme : "File ton fric."

"Prends mes clés. C'est fini. Va voir sur Twitter."

"Quoi ?" Je me tire.

Je pourrais... m'en tirer.

Parce que... Voilà mon rituel matinal :

le réveil sonne, je me lève.

J'ai eu des appels ou des SMS ? Je regarde mes e-mails, puis Twitter.

Une fois que je suis au courant, ma journée peut commencer.

Mon rituel est le même, sauf que le réveil sonne.

Des appels, des SMS ? Bon. Je regarde mes e-mails.

Mais maintenant, je consulte Twitter comme ça : "Oh merde !

Qu'est-ce qu'il a encore fait ?"

Quel que soit le buzz, je sais que c'est en rapport avec Trump,

et j'imagine tout de suite le pire.

On parle de chiots ? "Il les a tous tués.

Il n'y en a plus. Ils sont tous morts. Tués par lui.

Il a trouvé un moyen de tuer..."

Vous vous êtes raidis à quel point quand...

Vous vous rappelez quand on a commencé à parler de la "péninsule coréenne" ?

Vous pensiez : "C'est quoi ?"

Au fait, en voyant ça, je n'ai pas tout de suite pensé à un conflit nucléaire.

Je me disais : "Il a dit un truc à la télé..."

Genre : "C'est pas vrai."

Il a...

voulu décrire l'épisode de M.A.S.H. qu'il a vu.

Et ensuite... on parle maintenant de missiles envoyés ou je ne sais quoi.

Je sais pas, mais...

Bordel.

Regardez-moi ça. Vous avez vu ?

J'ai commencé l'année déterminé. J'allais être en forme.

Faire du sport tous les jours. Manger moins de sucre.

Et les 19 premiers jours de l'année,

je m'y suis tenu. J'étais motivé.

Et puis le 20 janvier est arrivé, avec son investiture :

"Non, et merde. J'en ai rien à foutre.

De la glace au petit-déj', c'est..."

Je me demande combien d'alcooliques ont balancé leur jeton de sobriété quand...

quand...

Quand Trump a mis la main sur la Bible,

ils se sont dit : "À dans quatre ans."

Huit ! Joli. Bon.

Si on déteste autant Trump,

c'est parce qu'il nous a forcés à voir

à quel point ce pays est moins évolué et progressiste

qu'on le croyait.

Je crois qu'on faisait un peu trop les malins

après les mandats d'Obama.

On se la jouait un peu : "De rien, la Terre.

Oui, c'est vrai... On est assez géniaux.

Voilà l'Amérique en 2008. C'est l'avant-garde. Carrément.

Inutile de nous remercier. C'est super."

Après huit ans d'Obama,

il fallait élire soit une femme qualifiée,

soit un trou du cul raciste trempé dans de la poudre orange.

Et... le pays s'est dit...

"Écoutons le trou du cul. Non ?

Il apporte... un vent de nouveauté."

On ne pouvait pas passer d'un Black à une femme. C'était trop.

Passer d'Obama à Hillary, c'est un peu la chose suivante :

c'est votre premier saut en parachute, vous vous posez,

vous ressentez l'adrénaline.

Quelqu'un se pointe et vous dit : "Allons sauter à l'élastique."

Et vous : "Il me faut une semaine sur le canapé,

à bouffer des chips et regarder la télé.

Pas question d'embrayer sur un saut à l'élastique."

C'est... Trump, c'est ça, la semaine sur le canapé à regarder la téloche.

Pendant le mandat d'Obama, la majorité du pays

se disait apparemment : "Il est noir !"

Ces gens avaient besoin d'un petit trou normand raciste, en un sens.

Un bol de sorbet au blanc suprématiste.

Et d'ailleurs, on finira par avoir une femme présidente,

sûrement d'ici peu.

Mais n'oubliez... Du calme.

On se calme. Non !

On aura une femme présidente.

Mais n'oubliez pas qu'à l'issue de son mandat,

on aura sûrement le choix entre un type gay très qualifié

et un type du KKK portant des shorts en jean avec des trous...

Le pays se dira : "Écoutons ce que le mec du KKK...

Je sais pas. Il a peut-être des idées. J'aimerais les entendre.

On voit son cul. C'est nouveau.

Je n'ai jamais vu ça avant, et vous ?"

Je compatis avec Trump.

Sans éprouver de sympathie, mais je comprends.

Je comprends le pourquoi. Pourquoi il s'est retrouvé là.

Vous aussi. Il est allé au dîner de la presse.

Obama s'est moqué de lui, il s'est dit :

"Non. Je vais prendre ton boulot. Je t'emmerde. Ne te fiche pas de moi."

Ensuite, il a dépensé 40 millions et s'est cassé le cul.

Il a enfin obtenu le poste, et il déteste le boulot.

Il l'a fait par dépit.

J'ai fait tellement de trucs cons par dépit, pour énerver quelqu'un.

Genre : "J'ai aucune envie de faire ça."

Alors, je comprends.

Surtout qu'avant la présidence, sa vie était fantastique.

C'était génial. Des jets privés, du golf, des putes.

Il s'éclatait comme un fou.

Il se retrouve à parler commerce avec un ministre luxembourgeois.

Trump président à cause d'une blague d'Obama,

c'est comme si le directeur du département de linguistique à Rutgers

se moquait de David Lee Roth.

Et que... David Lee Roth se disait :

"Je vais prendre ton taf."

Il ferait campagne un an, dépenserait son argent,

aurait le poste, ferait une roue en arrivant dans le département.

"Directeur du département de linguistique. Diamond Dave !

Amenez la coke et les putes."

On lui dirait : "Non, on va parler du manque de récursivité

dans la poésie allemande du 16e siècle."

Dave ferait : "Je...

Non ? Rien ?

C'est pas ce que... Tant pis."

Ce sera tout sur Trump. Vous savez, je pourrais...

Un tas de gens me dit : "Les humoristes doivent être ravis.

Trump, c'est une mine d'or à disposition."

Alors, oui, on y trouve de tout,

mais il y a trop de matière.

C'est épuisant.

Être humoriste sous Trump, c'est un peu comme si

vous aviez un dingue sur le trottoir,

qui chiait sur le trottoir et gueulait à propos d'Hitler et...

Vous le regardez, une blague tordante vous vient

sur chier sur le trottoir et gueuler.

Vous vous retournez pour la raconter, et derrière,

il prend de la merde et s'en fait un sombrero.

Alors, vous racontez votre super blague sur la merde,

et on fait : "Non, retourne-toi.

Il a fait un sombrero. Change ta blague."

Putain !

Je peux me moquer de ses dernières bévues.

Mais quand le spectacle sortira, vous ferez :

"Attends. Quoi ? C'était quoi, ça, déjà ?

Il a sorti sa bite à l'illumination du sapin.

Je ne sais pas de quoi tu parles...

Ah, oui, le truc de Paris. J'avais complètement oublié. C'est vrai."

Donald Trump, il part en couille très vite.

Impossible de...

"Merde ! Je dois..."

Heureusement, Trump a mis en lumière

un problème colossal auquel notre pays fait face.

Un problème qu'on doit... Qu'on doit résoudre.

Je parle bien évidemment... du génocide des Blancs.

C'est vrai. Et oui. C'est bien réel, vous savez.

Nous, les Blancs, on était aux commandes de 99,9 % des trucs.

Depuis quelques années, ce chiffre s'est écroulé

pour devenir 96,4 %.

On est mal barrés.

Dieu merci, Trump a donné une voix à ces Blancs opprimés.

Vous imaginez le culot qu'un Blanc doit avoir

pour parler de "génocide des Blancs" ?

Surtout si vous parlez à un Juif,

un Amérindien ou un Afro-Américain.

Et vous : "Je pige maintenant, vieux.

Je comprends. Oui.

Avant, je regardais La Liste de Schindler , super film,

mais je n'arrivais pas à m'identifier.

Mais... Puis, Le Réveil de la force est sorti.

Il y avait un storm trooper black. ‘Oh, putain !'

Je comprends Auschwitz, maintenant.

Je comprends carrément.

Quand ce mec a enlevé son casque et qu'il était black,

c'était ça, notre génocide, quand il a retiré son casque.

Putain, mon vieux, je te comprends trop."

"Les races doivent rester pures !"

N'utilisez pas cette phrase hors-contexte pour la promo.

Si vous la mettez...

Patton Oswalt a un nouveau spectacle sur Netflix.

Les races doivent rester pures !

Disponible en septembre.

Vous allez le regarder d'une traite.

C'est une transition horrible.

Les gens sont obsédés par la pureté des "races".

D'ailleurs, elles l'ont peut-être été dix minutes,

quand la Terre a refroidi, mais c'est tout.

Ensuite, tout le monde a commencé à baiser,

et on en est arrivés là.

D'ailleurs, vous avez déjà vu un vrai Caucasien ?

Un méga Asiatique ?

Un super Africain ?

Ça fout les jetons.

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