The first 200 lines.
Le Facteur Sonne Toujours Deux Fois
- Vous mangez un morceau ? - Non.
J'ai pas digéré ce que j'ai mangé hier soir.
Et je dois reprendre la route.
Bon. Merci de m'avoir pris.
Je vous offre un thé et un Bromo-Gastryl.
- Allez ! - Je reste qu'une minute.
Bien.
C'est ouvert ! Entrez.
- Où sont les cabinets ? - Au fond.
Un Bromo-Gastryl pour mon copain.
Pour moi, un steak, deux oeufs à cheval,
des frites, du jus de fruit et des toasts.
Tout de suite.
Faut vous soigner, hein ?
Ca va vous requinquer. Vous vous sentirez mieux.
Bon. Au revoir !
Le steak sera prêt dans une minute.
Où est mon pote ?
ll est parti.
Parti ?
- Qu'est-ce que vous racontez ? - Ben quoi ? Ca va ?
ll m'a planté là. C'est le comble !
Je crois que votre steak est prêt.
Merci.
Oh, non !
- Quoi ? - ll a embarqué mon portefeuille.
J'ai laissé mon imper dans la voiture,
je peux même pas vous payer.
Où vous allez comme ça ?
- A Los Angeles. - Pourquoi ?
Pour du boulot. Tout est dans le portefeuille.
- Quel boulot ? - Le téléphone... hein ?
Mécanicien.
Mangez.
- Merci beaucoup. - Mangez, ça ira mieux.
Je reviens.
Regarde.
- Quoi ? - Regarde.
J'ai un nouveau pour les voitures.
Alors ? C'est bon ?
Très. Drôlement bon.
- Nick Papadakis. - Frank Chambers.
Frank, hein ?
Tu t'y connais en voitures ?
Oui, un peu.
J'ai besoin d'un mécano.
- lci ? - Oui, à la pompe.
Je vais te dire, Nick...
j'ai des amis à Los Angeles.
Faut que j'y aille. Merci.
Le repas... c'était un régal.
C'est elle qui a cuisiné.
Le repas...
un régal !
Dis voir, Nick, une question comme ça.
Tu paierais combien ?
- Cora, combien on donnait à l'autre ? - $ 8.
- Tu lui avais promis... - $ 8.
Logé, nourri, et tu aimes la cuisine de ma femme.
- Ta femme ? - Oui.
Je vais te dire, je dois retrouver ce type à Los Angeles.
Si ça foire, j'accepte ton offre.
D'accord. Si y a encore la place.
Je t'envoie de toute façon l'argent pour le petit déjeuner.
- Ouais, c'est ça. - Merci, Nick.
Au revoir.
Madame.
J'arrive !
Votre monnaie, 20 cents. Merci.
C'est une tous risques qu'il vous faut.
J'ai eu ça l'an dernier.
Vous aviez l'incendie, le vol, mais pas au tiers.
J'en aurais besoin maintenant ?
Vous auriez dû le prendre.
Supposez qu'un client glisse sur du gras, par terre ?
Désolé. Y a pas de gras par terre.
- J'ai dit ''supposez''. - Non. Supposez autre chose.
- Qu'est-ce que vous faites là ? - Je cherche une savonnette.
ll n'y en a pas ici.
Vous n'avez rien dans la cuisine qui ferait l'affaire ?
Allez aux cabinets de la pompe.
Je vais les salir.
Je lui dirai d'en prendre quand il ira en ville.
Désolé de vous déranger.
Vous voulez un café ?
Oui, merci.
C'est bien chez vous, Mme Papadukis.
Papadakis.
Ah oui. Pardon.
Papadakis.
Vous êtes grecque ou quoi ?
Est-ce que j'ai l'air d'une Grecque ?
Non.
Merci.
Alors...
comment je vous appelle ?
Tu peux m'appeler Cora.
Tous les hommes, tous, ont besoin d'un foyer.
- Tu voyages, hein ? - Oui.
C'est bien.
Mais tu sais, le jour vient...
Le jour vient !
Ferme la porte. Y a du vent.
Cora, donne-lui du vin.
- S'il en veut, y en a dans le placard. - Bon, votre café.
Et quand le jour vient...
J'ai beaucoup voyagé moi aussi.
J'ai été un jeune imbécile.
Je connais ça. Assieds-toi.
Je vous connais, les vadrouilleurs.
Je l'ai été moi aussi.
Oui. J'ai été partout. Je parle six langues.
- Sans blague ? - Oui.
Va chercher le vin !
Les langues... Ecoute ça.
Tu sais ce que c'est ?
Quoi ?
Tu sais ce que ça veut dire ?
Non.
Je sais, faut pas se moquer de ceux qui parlent mal.
Je parle mieux l'anglais qu'elle le grec.
Tu sais, c'est un pays...
y a pas...
y a pas d'idées, ici.
Des possibilités, ça oui...
ll n'y a pas de bonheur.
Frank ! Viens ici ! Dépêche-toi !
Dépêche-toi ! Regarde-moi ça.
Putain d'enfant de salaud !
Allez, soulève.
- Tu la tiens ? - Où on va ?
lci. On va la poser là.
Tu tiens ?
Pousse, pousse.
Tu sais ce que je ferais, moi ?
- J'en mettrais une neuve. - Ca, c'est sûr.
Et le connard qui a accroché celle-là paiera.
Du néon. Un truc tape-à-l'oeil. Tu vois ?
Ca fait venir du monde.
C'est quoi, un ''nion'' ?
Le néon. Tu sais...
Les petits tubes de couleur.
Oh, le néon !
Ouais, le néon.
Peut-être...
lls essaient tous de rouler les étrangers !
Frank, nettoie !
ll a dit combien de temps il serait parti ?
ll m'a rien dit.
ll allait en ville chercher des pièces.
Ca sent bon ici, aujourd'hui.
La porte est fermée ?
J'ai dû la fermer.
C'est de l'argent fichu en l'air.
Vous pouvez voir ça comme ça, oui.
Et c'est pas ton argent, hein ?
Non.
Ouvre.
Tu as entendu ?
Attends !
Attends, arrête !
Allez, viens !
Viens !
J'ai une surprise pour toi.
Tu vas voir.
Qu'est-ce que tu en dis ? C'est neuf.
Montre voir.
- Ca te plaît ? - Elle est belle. Pure soie ?
- Oui, de la soie. - Pour toi, hein ?
- Où tu vas ? - Je reviens.
Pourquoi tu fais comme ça ?
Comment tu te sens ce soir ?
Mal.
Oui.
Je t'ai manqué.
Cora !
Quel idiot, j'ai failli l'oublier.
L'enseigne te plaît ? lls devront faire comme je dis.
A demain !
Salut, Nick !
Oui ?
Tu veux faire quelque chose ?
Je fais quelque chose.
Tu veux de la compagnie ?
Hein ? Tu veux de la compagnie ?
T'as envie d'être avec moi, hein ?
Hein ?
Oui.
Bien.
Fais ta valise, on va à Chicago.
Fais ta valise.
On va à Chicago. Tout de suite.
J'ai travaillé par ici.
- Tu as une cigarette ? - Non.
Tu as combien d'argent ?
$ 1 10.
Ne les sors pas ici. Viens.
Attends ! Tu as laissé ta valise.
Car pour Los Angeles, San Diego, Phoenix au départ.
No comments yet. Be the first to leave one.