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Sous Le Signe Du Taureau Fr 24 000
A Commentary by copieur

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Published on: 2016-09-11
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The first 200 lines.

C'est l'heure. Il faut brancher.

C'est parti.

Le patron donne ses ordres au pilote.

Vous voulez prendre l'écoute ? Je vais faire un tour.

Tout a été vérifié. Je peux rien faire de plus.

Ça marche ou ça casse.

Je vais au bistrot du carrefour. Oui, je connais le téléphone.

Il s'en occupe pas plus que ça, le patron ?

Au jour J et à l'heure H, le patron se fait la paire.

Si c'est pas de la superstition, qu'est-ce que c'est ?

Vous venez de Paris ?

Oui. Avant de venir ici,

j'y étais, à Paris.

Vous faites partie du cirque ? Oui.

Vous êtes des savants ? "Des savants"...

D'après Camille - Camille, c'est mon commis -

vous seriez dans les missiles. Il est presque dans le vrai, Camille.

Entre nous, ça sert à quoi, vos trucs ?

Des fois, on se le demande.

Merde.

C'est voulu ? Non, pas tout à fait.

Téléphone.

C'est pour moi.

Oui ? Ne te fatigue pas, j'ai entendu. Oui.

Tenez, c'est pour la casse.

Oui ? - Christine Raynal ?

Oui. - C'est Magnin. Albert est là ?

Il sera certainement là pour dîner. - Je le rappelle ce soir.

Je pars pour Cannes demain. - Quelle chance.

Pourquoi vous ne m'envoyez pas Gilberte en convalescence ?

Bonne idée. Vous lui en parlez ?

C'est promis ? - Bien sûr.

Je vous embrasse tous les deux. - Nous aussi.

Gilberte,

tu as le carnet vert ? Oui, oui.

Je voudrais le numéro de Jérôme Laprade à Londres.

Laprade, Laprade...

C'est le 437 77 00.

Christine Raynal t'invite à Cannes. Bonne idée.

Appelez-moi Magnin. A la banque ?

Chez lui.

Appelez-moi le 479 90 42. En Seine-et-Oise.

Ecoutez-moi ça.

"Après cet échec que l'industriel qualifie de secondaire,

"dans l'entourage d'Albert Raynal, la confiance reste totale."

"Un échec secondaire..."

J'appelle ça un bouillon de 500 millions.

C'est pas le premier. Mais le dernier, sûrement.

Allô ? M. Magnin, je vous prie.

Pour M. Marchal.

Magnin, ici Marchal.

Désolé de vous déranger. Comment allez-vous ?

Ça va. Et Gilberte ?

Beaucoup mieux. Vous me rassurez.

Ces histoires sont toujours embêtantes.

Faites-lui toutes mes amitiés.

Avez-vous lu France-Soir ? - J'ai écouté la radio.

Enfin, le résultat est le même.

Je tiens à vous indiquer quelle sera ma position:

plus un sou.

Non seulement je ne ferai rien pour éviter une faillite Raynal,

mais si je puis l'accélérer de quelque manière que ce soit...

Non, Magnin. Non.

Nous verrons cela.

Cable for Paris, please. Certainly, sir.

Mme Albert Raynal, 52, quai de Béthune.

"Félicitations. Serai Paris demain.

"Rendez-vous 11 h bar du Trianon Palace.

"Mise au point nécessaire.

"Présence étrangère pas nécessaire.

"Jérôme...

Avant, mettez: "Ton frère affectionné.

"Jérôme."

I'll have it sent off straight away.

5 heures de route, c'est pas drôle. Quelle journée !

Elle est pas finie, la journée.

On décharge ce qui reste de l'engin.

Patron, bonsoir.

Bonsoir. A demain.

Il y a deux ou trois trucs qu'on doit voir ensemble.

Jusqu'à quelle heure ?

Jusqu'à ce qu'on trouve. On mangera dans le coin.

Vous êtes encore là ? Je vous attendais.

J'ai écouté la radio. Je suis désolé.

C'est un coup dur, et il tombe mal.

Ça tombe rarement bien. Si près du but, quelle malchance.

On s'est gourés, c'est tout.

Dans notre métier, il y a des hypothèses et des vérifications.

Ici, c'est un atelier de recherche, pas un casino.

Vous vouliez me parler de quoi ? De la fin de mois.

Nous avons reçu le dernier avertissement de la Sécurité sociale.

Par ailleurs, certains fournisseurs s'inquiètent.

Je les fais lanterner depuis des mois.

Vous leur direz que je les engraisse depuis assez longtemps,

et qu'il y a une loi contre le racket.

Pour la fin de mois, je verrai Magnin.

Bien, monsieur.

J'en ai marre qu'on me casse les pieds.

Qui vous a cassé les pieds ? Pasqualin.

Il est brave, Pasqualin. Oui, mais il ne pense qu'au pognon.

C'est une race, les comptables.

Bonsoir, patron. Bonsoir, Laurent.

On va reprendre les essais dans les conditions d'avant-hier.

Il y a sûrement une solution.

J'espère, sinon on va passer pour des fabricants de pétards.

Un peu plus, tu nous loupais.

Vous partez aujourd'hui ? Oui.

On couchera à San Sebastian si on tombe sur un bolide,

et à Longjumeau si on tombe sur une 2CV.

Vous, avec votre auto-stop.

C'est plus marrant que le train.

Peut-être. Dis donc,

t'as fait parler de toi, hier.

La domesticité est un peu crispée.

Maman fait la tronche. Nous, on trouve ça au poil.

Si ça marchait tout le temps, il y aurait pas de suspense.

Ça, je n'y avais pas pensé. Menteur.

A quelle heure vous partez ? Il va falloir parler finances.

Je vais faire un petit somme.

Un tout petit. Magnin est pendu au téléphone.

Maman a tout noté.

Elle s'est fait accrocher juste avant de sortir.

Sortir où ? Ça, je sais pas.

Qu'est-ce que ça veut dire, "opération survie" ?

Si la banque le lâche, ton mari sera en faillite.

Pourquoi le lâcherait-elle ?

Christine, je t'adore.

Ton incompréhension des chiffres est ravissante.

Tu as tout eu au berceau. Tu sors de l'Assistance publique ?

J'avais un assez joli capital. Je l'ai doublé en 10 ans.

Je connais par cœur le récit de l'ascension de Jérôme Laprade.

C'est ton sujet préféré.

Tu es là pour me parler de quoi ?

D'Albert.

Il vient une fois de plus de nous couvrir de gloire.

Tu ne m'as toujours pas répondu.

Pourquoi Magnin lâcherait-il Albert ? Parce que tout le monde va le lâcher.

Faites-le entrer.

Monsieur le directeur vous attend. Merci.

Excusez-moi, mon vieux, mais avec les embouteillages...

Je connais ça.

Asseyez-vous.

Un client m'a envoyé un vieux scotch. Je m'y connais pas...

Non. Merci.

Je vous prierai de m'excuser. Pour... ?

J'ai horreur de déranger les clients chez eux.

Hier, j'ai pas pu vous joindre à l'usine.

J'étais assez bousculé. Vous devez être au courant.

Tout le monde l'est.

Vous pouvez pas arrêter ce truc ? Bien sûr.

Vous avez l'air contrarié.

La santé de Gilberte ? Non.

Non. Les affaires.

Quelles "affaires" ? Les vôtres.

Faillite judiciaire, usine vendue à l'encan...

Si j'étais seul, je laisserais filer, mais voilà, je suis pas seul.

Il y a mes neveux.

Laissons les enfants de côté.

Je ne laisserai pas de côté ceux que j'aime.

N'exagérons rien. Dans deux ans,

Jean-Pierre sera majeur. Exactement.

Qu'est-ce qu'il fera en sortant d'HEC ?

On pourrait le prendre chez nous.

Mais il me semble qu'il serait mieux chez lui.

Tort ou raison ?

Raison.

Revenons à toi, Christine. N'attends pas que le train déraille.

Notre mère va brandir le sceptre et le goupillon,

mais quitte à éclabousser la famille,

je préfère un divorce à une faillite.

Sois franche, Christine.

10 ans que tu veux divorcer. Justement, pourquoi aujourd'hui ?

Pour préserver tes intérêts.

Ton mari jongle avec les capitaux, les traites impayées...

Tu vendras tes bijoux, tes actions...

Tout y passera.

Albert n'accepterait jamais.

Au point où il en est, on accepte tout.

C'est pas le 1er pépin qui m'arrive, ni le dernier que je surmonterai.

Du temps de votre père, c'était le train d'atterrissage.

Maintenant, ils rentrent tous, les trains d'atterrissage.

Les réussites et les échecs, ça fait partie du jeu.

Le mot "jeu" vous choque ?

Les mots me choquent moins que les chiffres.

Commençons par l'actif. Je vais vous faire sourire,

mais l'essai d'hier est positif. Oui ?

Je suis plus un enfant. Je sais ce que je dis.

Non seulement vous n'êtes plus un enfant, comme vous dites,

mais en plus, vous êtes célèbre.

Il t'a épatée en gagnant des courses de moto.

Il lui arrive encore de m'épater.

Je ne te dis pas qu'Albert a toujours été un mari attentionné.

Ni très fidèle.

"Très fidèle" ? Il s'est foutu de toi pendant 20 ans.

Etant donné votre écart d'âge,

c'est assez paradoxal, d'ailleurs.

Les femmes n'ont jamais tenu dans sa vie

la place qu'elles pensaient y tenir.

Restons, si tu veux bien, sur le plan des affaires.

Je n'ai jamais pu

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