The first 200 lines.
Je dois faire du baby-sitting demain.
J'espère qu'elle annulera, Je déteste ce bébé, il est si gros.
Il est difficile à porter et ça me gonfle les poignets.
Ils habitent au troisième étage et je dois porter ce gros bébé.
T'as vu Max ?
Oui, il est là.
Il pèse déjà plus de 10 kilos.
Et sa mère n'arrête pas d'insister : "Comment va le bébé ?"
"Comment va le bébé ?" Il est gros.
Il a commencé à étrangler Daria. C’était terrifiant.
Et Nadav était en mauvaise posture,
il était incapable de se connecter émotionnellement à la situation.
Comme s'il était vraiment défoncé, mais que son "Nadav intérieur"
avait enregistré qu'il était censé réagir
alors il l’a juste poussé hors de Daria.
Danny, tu ne bois pas ?
Non merci, je suis enceinte.
T'es sérieuse ?
Oui, j'ai fait un test aujourd'hui et je suis enceinte.
Mais tu vas bien ? Tu sais ce que tu veux faire ?
Oui, tout va bien.
Détendez-vous. Qu'est-ce qu'il y a ?
Je t’apporte une chaise ou quelque chose pour vous asseoir ?
Tout va bien. Je me fais avorter dans la semaine.
Écoute, j’ai aussi été enceinte une fois, ce n’est pas grand chose.
Quoi ? Tu ne me l'as jamais dit.
Écoute, ne prends pas de pilules. Je veux dire, tu peux, mais tu ne devrais pas.
Un jour, je me suis sentie mal, alors je suis allée faire un test de grossesse.
Même si je pensais qu'il n'y avait aucune chance, à cause de mes ovaires polykystiques.
Je me suis réveillée avec une très forte envie de pain et de beurre.
Je marchais avec des vertiges, j'étais épuisée,
mais je n'aurais jamais pensé que ça puisse être ça.
Et puis, quand c’était positif, j’étais super confuse
et mon copain voulait le garder.
Et je me suis dis qu'en théorie, je le voulais aussi, un jour.
Mais pitié, pas maintenant. Au secours.
Là encore, s'il y a déjà un bébé, peut-être que oui.
Donc, le lendemain, j'ai appelé un gynécologue en cabinet privé
sinon, tu n'auras pas de rendez-vous avant les huit ans de ton enfant.
Il m'a donc examinée, a fait une échographie
et m'a dit que j'étais à la septième semaine et qu'on pouvait voir le fœtus.
À sept semaines, on ne voit ni bras ni jambes,
mais on voit la forme du haricot, comme s'il devenait réel.
Ensuite, j'ai dû faire face à un panel, trois personnes derrière un bureau,
dans une salle minuscule, comme une réunion parents-professeurs.
Le travail de l'assistante sociale est de déterminer si tu veux vraiment avorter
ou si quelqu'un fait pression sur toi, pour voir ce qu'il en est.
Elle a lu mon dossier attentivement, a posé un million de questions,
c'était très chiant.
Il y avait deux vieilles femmes médecins, elles étaient cool.
Bref, elles m'ont dit : "Félicitations ! Vous êtes la prochaine sur la liste !"
J'ai pris la première pilule. Tout allait bien.
Trois jours plus tard, j'allais prendre la deuxième pilule.
Je suis restée assise à la clinique pendant deux heures,
je voulais vraiment que ça arrive, mais je redoutais aussi ça.
Il y a des émissions matinales à la télévision, que j'écoute sans écouter,
comme si j'entendais mais que je faisais abstraction de tout.
Ensuite, je suis dans le service, on me donne la pilule,
puis les crampes, c'est comme le syndrome prémenstruel, mais en bien pire.
Je me suis recroquevillée pendant 3 heures, c'était horrible.
Et puis tu commences à saigner.
Ils te donnent une serviette hygiénique que tu changes toutes les 15 minutes.
À un moment donné, je me suis simplement accroupie au-dessus des toilettes
et j'ai laissé couler.
Cependant, après la deuxième pilule...
tu arrêtes de te sentir nauséeuse, ou étourdie.
Ensuite, tu saignes, comme pour des règles normales, pendant 3 semaines.
Il y a aussi le curetage, qui nécessite une anesthésie.
Mais tu te pointes et c’est fait d’un coup, compris ?
Sur le moment, ça semble terrifiant,
mais en y repensant, c'est tranquille. Je me souviens surtout de la douleur physique,
de la sensation d'être vraiment malade, comme si on devait m'enlever une tumeur.
Et j'étais vraiment malade.
J'étais clouée au lit, j'avais la nausée et je vomissais.
Quoi qu'il en soit, tu peux me parler.
Je l'ai fait faire au centre commercial Ramat Aviv, au troisième étage.
Au centre commercial, c'est incroyable.
Je vais me faire avorter, quelqu'un a besoin de quelque chose ?
C’est arrivé quand ? C’était il y a longtemps ?
Elle aurait eu environ un an à l'heure qu'il est.
Je ne sais pas pourquoi j'ai dit "elle".
D'accord, merci chérie.
Je vais chercher Max. À plus tard.
Comment ça va, Noa ?
Fais-moi un câlin.
T'as vu Max ?
Qui c'est, Max ?
Noa !
Noa !
Attends ici.
Je t'aime.
Attends ici, d'accord ?
Danny ! Entre !
Chérie, tu veux te faire une ligne ?
On se cache ici. Je n’ai pas assez à partager.
- Tu veux faire une ligne ? - Non, merci.
- Vous avez vu Max ? - Je crois que oui.
Tu veux en être ? On est sur le point de commander.
- Tu peux pour 100 ? - Non. Où l'avez-vous vu ?
Je ne suis pas sûre, c'était il y a un moment. Pourquoi pas 50 ? Tu peux pour 50.
- Tu peux pour 50. - Ça ne me dérange pas.
Non, non, merci.
Donc, j'ai traqué Ido sur son compte Netflix
après notre rupture.
Je l'ai appelé et je lui ai dit : "Tu as vu le nouveau Noah Baumbach ?
"Pourquoi tu t'es arrêté au bout de 88 minutes ?"
et il était en mode : "Quoi ? Parce que je m'ennuyais."
Alors j’étais genre : "Pourquoi ça t’a pris 88 minutes pour comprendre ça ?"
Hé, je peux me joindre à vous pour 50 ?
- Bien sûr. - Pas de problème.
Danny...
- Est-ce que ça va ? - Oui, bien sûr.
- Tu en es sûre ? - Oui, oui.
- Tu as besoin d'aide pour quelque chose ? - Non, tout va bien.
- Fait-moi savoir si tu as besoin d'un truc. - T'inquiète.
- Pour de vrai. - Merci.
Danny, comment ça se passe ?
- Tu connais Avishag ? - Hé, ça va ?
Oui, On s'est vues.
- Comment tu vas ? - Je vais bien.
- Max, je peux t'emprunter rapidement ? - Oui, bien sûr.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Tout va bien.
Vous êtes ensemble ? Je n'en savais rien.
Non, on est pas ensemble. Pas vraiment.
Ça fait un moment qu'on se like nos posts respectifs sur Instagram,
et on s’est croisés ici et on a vibré.
- Voyons ce qui se passe. - Cool.
- Elle a l'air bien. - Ouais. Nous verrons ce qui se passera.
- Vous venez d'arriver ? - Oui, il n'y a pas longtemps.
En chemin, j'ai vu un papillon mourant sur le trottoir
et je me suis demandé pourquoi on n'appelait pas le vétérinaire.
Pourquoi les appeller pour un cheval mourrant mais pas pour un papillon ?
Par exemple, qui décide quel animal a le plus d'importance ?
Je ne te suis pas.
- Peu importe, c'est stupide. - Ok.
- Alors, ça se passe bien pour vous deux ? - Je te l'ai dit, ça vient de commencer.
Mais c'est tranquille.
Nous parlions de nous rendre au Sinaï pour le week-end.
C'est ce que nous ferons sans doute.
Quoi ? Déjà ? Tu vas tuer la relation.
Une relation doit se construire lentement,
comme un feu de camp, on lui donne d'abord des brindilles.
Si vous y ajoutez une bûche, il s'étouffera.
Mais nous avons déjà mis une bûche.
On a dit des choses comme :
"J’ai l’impression de te connaître depuis toujours."
C'est différent.
Il y a le fait de dire des choses et le fait d'aller au Sinaï.
Écoute, une fois, j'étais à Berlin,
et je suis allé chercher mon amie pour une soirée.
Et je marche, quand soudain quelqu'un crie : "Chaussures brillantes !"
Parce que je portais mes chaussures dorées.
Et je me retourne, pour trouver le mec le plus sexy de la planète.
On se sourit,
je continue à marcher pour rejoindre mon amie,
et je lui dis : "Il faut qu'on retourne à ce bar,
"quelqu'un vient de me crier 'chaussures brillantes'".
Nous retournons donc nous asseoir et je scrute l'endroit jusqu'à ce que je le repère.
Puis je cris : "Chaussures brillantes !", il se tourne vers moi,
et je lui fais signe de venir, comme ça.
Il s'approche, se joint à moi et nous passons un très bon moment ensemble.
Il est le plus sexy, le plus gentil
et le plus intelligent de tous les temps.
Une autre amie se joint à nous,
et mes deux amies me disent en hébreu : "Il est génial !"
et je leur réponds : "Je sais !".
On s'est fait des lignes dans la salle de bain et il s'est penché pour m'embrasser,
et j'étais là : "On ne peut pas avoir notre premier baiser dans la salle de bain,
"C'est une histoire trop géniale pour être gâchée.
"C'est comme Cendrillon 2020."
- À cause des chaussures. - À cause des chaussures.
Puis nous sommes retournés chez moi, et nous avons partagé l'histoire de nos vies,
et nous avons été enchantés...
Et waouh,
tu es la personne la plus incroyable que j'ai jamais rencontrée...
et je pense que je suis amoureuse de toi.
Et le lendemain, je ne pouvais plus le voir.
Tu as raison. Nous n'irons pas au Sinaï.
Merci, ma belle, quelle belle histoire.
C'est certain.
Très bien, je devrais retourner la voir. À plus tard.
Salut.
ALL EYES OFF ME
Je voudrais te dire quelque chose.
Quoi ?
Non, ne panique pas. Ce n'est pas dramatique.
J’ai juste envie de te le dire, parce que je ne pense pas
avoir jamais aimé quelqu’un comme je t’aime.
Et donc ?
Et ça me pèse.
Je veux dire que
ça ne me pèse pas, c'est juste une sorte de...
secret
dont je n'ai jamais parlé à personne.
Je me sens proche de toi
et j'attends depuis longtemps
le bon moment.
Et je me disais que je te le dirais aujourd'hui, et...
Mais tu ne peux le dire à personne, ok ? Tu dois le jurer.
Bien sûr.
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