The first 200 lines.
25 FPS
Contribution : Ulairi
LA FORTERESSE DES SAMOURAÏS
Producteur exécutif TANAKA Tomoyuki
Histoire originale YAMAMOTO Shugoro
Photographie NISHIGAKI Rokuro
Musique SATO Masaru
Scénario OKAMOTO Kihachi & MURAO Akira
Avec
NAKADAI Tatsuya
TAKAHASHI Etsushi HOSHI Yuriko
NAKAMARU Tadao KUBO Akira
KAMIYAMA Shigeru TONO Eijiro
KISHIDA Shin NAKAMURA Atsuo
TAMURA Nami AMAMOTO Hideo
TSUCHIYA Yoshio HASHIMOTO Isao
HAMADA Akira CHII Takeo
Un film de OKAMOTO Kihachi
Territoire des seigneurs Ueno
Mars 1833, province de Joshu
Hé, toi !
Toi, le samouraï vagabond !
Qui es-tu ?
Ton laissez-passer !
Réponds !
J'ai faim. J'ai faim !
Que veux-tu ?
Pas si fort ! Votre cri résonne dans mon estomac.
Que veux-tu ?
Votre fief recrute des hommes de main,
à ce qu'on m'a dit.
Je suis venu d'Edo exprès.
Va voir l'intendant Ayuzawa, devant le château.
Ayuzawa...
C'est bien ça ?
Quoi encore ?
J'ai rien avalé depuis cinq jours, que de l'eau.
Va voir la vieille aubergiste, là-bas.
La vieille ! J'ai faim !
J'ai faim !
- Quoi ? - Le poulet s'est enfui !
Arrête. Ton cri résonne dans mon estomac.
- Tu as faim ? - Oui.
Laisse tomber.
Pourquoi ?
L'autre jour, la vieille m'a servi à manger.
Une gentille vieille.
Sa bonté a dû la perdre.
Elle est morte.
Merde, alors !
Je comptais sur la légendaire hospitalité des yakuzas...
On dit qu'il y en a plein dans cette province.
Il paraît. Je le croyais aussi.
Que penses-tu de cette ville ?
Cette ville ?
Ce n'est qu'un tas de ruines.
Cet hiver, il y a eu une révolte paysanne.
Une révolte ?
Elle était menée par un clan yakuza.
Le parrain a été pendu haut et court.
C'est cruel !
Comme tu dis.
Depuis vingt jours, je n'ai pas vu l'ombre d'un yakuza.
Ici, l'herbe ne pousse plus. Et les yakuzas ont disparu.
Alors, tu pars ?
Et toi ?
Je viens d'arriver.
Les yakuzas sont partis. Mais c'est vivable pour un samouraï.
Je vais devenir un grand samouraï !
Pourquoi ris-tu ?
Ne crie pas ! Je suis à jeun depuis cinq jours.
Moi aussi.
- Vengeance ! - Il y a erreur !
Non, tu es l'intendant Ayuzawa Kinzaburo !
- Non ! - Si !
Tu as tué mon parrain.
Je n'ai plus de clan, maintenant.
Je suis Oikawa Tetsutaro, pas Kinzaburo !
Tu es samouraï, comme lui.
Donc son complice.
Salopards de samouraïs, vous avez tué mon parrain !
Que veux-tu, toi ?
Comme vous le voyez, je suis aussi yakuza.
Ce n'est pas à toi !
Va te faire voir. Il l'a jeté. Maintenant, il est à moi.
Il ne l'a pas jeté.
Vous êtes bien bon.
On en a pris la moitié.
Garde le tout.
Je peux ? J'accepte avec plaisir.
- Du riz bien blanc. - Il brille.
Un si bon riz, il est réservé aux samouraïs.
À eux seuls !
Que veux-tu ?
Comme vous le voyez, je suis yakuza.
Dans nos codes, on doit toujours rendre ce qu'on a reçu.
Je ne suis pas yakuza. Tu ne me dois rien.
Et puis...
Vous ne voulez pas parler.
Vous attendez quelqu'un ?
Une fille ?
Non.
Autant pour moi.
Je m'en vais.
J'ai encore plus faim que tout à l'heure.
Mais je devrais tenir jusque chez Ayuzawa.
Ton futur employeur ?
Parfaitement. C'est la chance de ma vie.
Laisse tomber.
Tais-toi. J'ai mieux à faire que de parler à un yakuza.
Et Magobei ?
Il surveille le poste-frontière.
Mon sabre est en bambou.
- Le tuer ? - Oui.
Le Chambellan Mizoguchi mène une politique désastreuse.
Nous voulons l'éliminer pour le bien du fief.
Je suis sûr que vous nous comprenez.
Bien sûr. Notre fief est corrompu et ruiné par sa faute.
Je suis obligé de vous garder.
Votre chambellan a mauvaise réputation.
Tout le monde en parle dans le fief.
La révolte des paysans, c'est à cause de ce...
Mizoguchi Sachu !
Oui, Mizoguchi Sachu !
Mais est-ce bien raisonnable de le tuer ?
Réfléchissez aux conséquences.
Ce sera terrible.
J'ai déjà vu ça, il y a deux ans, dans un autre fief...
Insolent !
C'est Matsuo Shinroku.
Et le Chambellan ?
Il est parti ce matin, comme prévu.
Et l'intendant Ayuzawa ?
Il n'a donné aucun ordre.
Il a seulement dit : "Les jeunes sont l'avenir du fief."
- Et le sous-chambellan Moriuchi ? - Oui, qu'a dit mon oncle ?
En fait, il était à la pêche...
C'est insensé ! Dans un moment pareil !
Magobei, nous nous passerons de mon oncle.
- Shinroku ! - J'en ai assez.
Je veux y aller, moi aussi.
Je te comprends, mais...
Tu dois rester au château pour nous informer.
- Mais... - Le Chambellan mourra.
Quand nous l'aurons tué, tu nous seras utile au château.
On se cachera au temple Shinpoji.
On te donnera des nouvelles.
Au retour, évitons la route.
D'accord.
Mes sept amis...
Je compte sur vous !
Ils ont des hommes forts. Le lancier Matabei, le bretteur Kyuma.
Chambellan, mourez !
Du calme. Ils sont peu.
Bien fait. Mourez tous, salopards de samouraïs !
Chambellan !
Ne le tuez pas !
Un de moins !
C'est fait. Filons au temple Shinpoji.
Tetsutaro. Qui va informer le château ?
C'est loin d'être terminé, M. Oikawa !
Les choses ne font que commencer.
- Quoi ? - Tetsutaro...
C'est un vagabond !
Mais il a l'air de savoir de quoi il parle.
On ferait mieux de rester ensemble.
Oui, je vous le conseille. J'ai une dette envers vous.
Ce type a tout vu.
Il faut l'éliminer.
L'intendant Ayuzawa est là ?
Dites-lui que le vieux Moriuchi
voudrait boire un thé avec lui.
Le Chambellan est parti pour Edo ?
C'est vrai ? Ayuzawa !
C'est bizarre.
Écoute, Moriuchi.
C'est notre suzerain à Edo qui l'a convoqué.
Je répète que je trouve ça bizarre.
Je pense que c'était une lettre très spéciale.
Très spéciale ?
De quel genre ?
Ayuzawa ! À mon avis, c'était une lettre
ordonnant de tuer le Chambellan.
Le tuer ?
Le tuer politiquement. Pas physiquement, bien sûr.
On veut l'écarter des affaires du fief.
Moriuchi !
Quand je l'ai compris,
j'en ai référé à notre suzerain.
Je pense que cette lettre spéciale lui demandait de rester chez lui.
Continue, Moriuchi.
En vieillissant,
on devient esclave de la faim et du sommeil.
Laisse-moi dormir un peu. Ayuzawa !
Prends tes aises, M. Le sous-chambellan !
Jurota !
- Qui est-ce ? - Une nouvelle recrue.
Ton nom ?
Tabata Hanjiro !
"Taba..." quoi ?
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