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Wings of Desire 1987 720p BluRay DTS x264-CtrlHD
A Commentary by LeRocket
Took benniegentil's file. Corrigé les "ê" qui devaient être "è". Aussi les "I" qui devaient être des "l".

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BluRay
x264
720p
720
TS
HD
Published on: 2015-11-20
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Hearing Impaired: No

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The first 200 lines.

Lorsque l'enfant était enfant,

Il marchait les bras ballants,

voulait que le ruisseau soit rivière et la rivière fleuve,

que cette flaque soit la mer.

Lorsque l'enfant était enfant,

il ne savait pas qu'il était enfant,

tout pour lui avait une âme, et toutes les âmes étaient une.

Lorsque l'enfant était enfant,

il n'avait d'opinion sur rien,

il n'avait pas d'habitudes,

il s'asseyait en tailleur, démarrait en courant,

avait une mèche rebelle

et ne faisait pas de mines quand on le photographiait.

LES AILES DU DESIR

Regarde !

La joie de lever la tête vers la lumière, au grand air,

la joie du soleil

inondant les couleurs des yeux des gens...

Enfin folle, enfin

plus seule ! Enfin folle, enfin sauvée !

Enfin folle,

enfin tranquille !

Il y a une petite maison avec

deux étages et une terrasse...

On va s'y baigner tous les jours...

Et l'homme qui habite là s'appelle...

Incroyable, comme j'en sais peu sur ce rôle.

Peut-être qu'on trouvera pendant le tournage.

Un bon costume, et la bataille est à moitié gagnée.

Berlin... Emil Jannings...

Kennedy... Von Stauffenberg...

Quel joli dessin !

C'était à Berlin ?

Qu'est-ce que ça change ? C'est arrivé.

Si grand-mère était là, elle dirait : ''Spazier''...

Tokyo, Kyoto, Paris, Londres,

Trieste,

Berlin...

Il n'y a rien de bien à la télé.

Vous butez sur vos couleurs et n'êtes jamais ponctuels.

La même odeur. Mais plus poussiéreux.

Elle collectionnait tout.

Les tickets de métro.

Elle ne jetait jamais rien.

Mère. Ma mère.

Elle ne l'a jamais été.

Mon père... était mon père.

Elle est morte.

Pas de larmes, pas de douleur.

Plus tard, peut-être.

Elle ne t'aime pas, elle ne t'a jamais aimé.

Et toi aussi, tu fais seulement semblant.

Sois content qu'ils t'aient oublié.

Tu es enfin libre.

Mon Dieu, que va devenir ce garçon.

Il ne pense qu'à la musique.

Qu'est-ce qu'il veut encore ?

Je lui ai déjà acheté une guitare.

Maintenant une batterie ?

Je commence à en avoir marre.

Sera-t-il jamais raisonnable ?

ça commence à bien faire.

Je ne peux plus rien pour lui.

Il n'a rien appris que le rock'n'roll.

Peut-être bien qu'il se trouvera un jour.

Lorsque l'enfant était enfant,

ce fut le temps des questions suivantes :

Pourquoi suis-je moi, et pourquoi pas toi?

Pourquoi suis-je ici,

et pourquoi pas là ?

Quand commence le temps, et où finit l'espace ?

La vie sous le soleil

n'est-elle pas qu'un rêve ?

Ce que je vois, entends, sens, n'est-ce pas simplement

l'apparence d'un monde devant le monde ?

Le mal existe-t-il vraiment,

et des gens qui sont vraiment les mauvais ?

Comment se fait-il que moi, qui suis moi,

avant de devenlr, je n'étais pas,

et qu'un jour moi,

qui suis moi,

je ne serai plus ce moi que je suis ?

L'enfant a besoin d'oxygène.

A fond, dans le ventre.

Je ne peux pas l'aider. Souffrir à sa place.

ça fait mal ! ça va passer.

ça y est presque.

Petite crevette, je suis si heureuse de te voir.

De quoi auras-tu l'air ?

Ordure !

Avec les femmes, tu vas foutre ta vie en l'air.

Blackie, je me suis perdue. On allait au cimetière...

Alors ?

Lever du soleil 7 h 22, coucher 16 h 28,

lever de la lune 19 h 04, coucher...

Niveau de la Havel et de la Spree...

Il y a 20 ans aujourd'hui, un avion soviétique

s'écrasait à Spandau, dans le lac.

Il y a 50 ans, c'était...

Les jeux Olympiques.

Il y a 200 ans, N.F. Blanchard survolait la ville en ballon.

Comme les transfuges l'autre jour.

Et aujourd'hui :

Lilienthaler Chaussee, un homme a ralenti le pas,

regardé par-dessus son épaule, dans le vide.

A la poste 44, un homme qui veut en finir aujourd'hui

a collé des timbres spéciaux sur ses lettres d'adieux,

sur chacune un autre,

puis, Mariannenplatz, a parlé anglais avec un soldat américain,

pour la première fois depuis l'école, couramment.

A Ploetzensee, un détenu,

avant de se jeter la tête contre le mur,

a dit : ''Maintenant !''

Au métro Zoo, le chef de quai, au lieu du nom de la station,

s'est écrié ''Terre de feu''...

Beau !

Dans les collines un vieillard lisait l'Odyssée à un enfant,

et son petit auditeur a cessé de cligner des yeux.

Et toi ? Que racontes-tu ?

Une passante qui,

sous la pluie, a fermé son parapluie d'un coup sec

et s'est laissée tremper.

Un écolier

qui décrivait à son maître

comment une fougère sort de terre, et le maître étonné.

Une aveugle qui a cherché des mains sa montre

en percevant ma présence...

Merveille de vivre en esprit et d'attester pour l'éternité

le spirituel, rien que le spirituel chez les gens.

Mais parfois je suis las de mon existence d'esprit.

J'aimerais ne plus éternellement survoler,

j'aimerais sentir en moi un poids

qui abolisse l'illimité et m'attache à la terre.

Pouvoir, à chaque pas, à chaque coup de vent,

dire ''maintenant'',

maintenant, maintenant

et non plus ''depuis toujours'' et ''à jamais''.

S'asseoir à la table des joueurs

et être salué, serait-ce d'un signe de tête.

Même quand nous participions, nous faisions semblant.

Combattant l'un d'eux,

faire semblant de se laisser démettre la hanche,

faire semblant d'attraper un poisson,

faire semblant de s'asseoir aux tables, de boire

et de manger, semblant encore,

se faire rôtir des agneaux, servir du vin

dans les tentes du désert, toujours faire semblant !

Je ne demande pas à engendrer un enfant, planter un arbre,

mais ce serait déjà quelque chose,

au retour d'une longue journée,

de nourrir le chat comme Philip Marlowe,

d'avoir la fièvre,

les doigts noircis par le journal,

de ne plus être exalté par l'esprit, mais par un repas,

par la courbe d'une nuque,

par une oreille.

Mentir ! Comme on respire !

Sentir en marchant sa charpente qui avance.

Deviner enfin, au lieu de toujours tout savoir,

pouvoir dire ''ah !'', ''oh !'' et ''aïe !''

au lieu de ''oui et amen !''

Et pouvoir aussi s'exalter pour le mal :

en croisant les passants,

attirer à soi tous les démons de la terre,

et les chasser dans le monde !

Etre un sauvage !

Ou enfin sentir ce que c'est

d'enlever ses chaussures sous la table

et d'étirer les orteils,

pieds nus, comme ça.

Rester seul !

Laisser survenir !

Garder son sérieux !

Nous ne pouvons être sauvages qu'en gardant notre sérieux.

Ne rien faire que regarder,

rassembler, attester, conserver !

Rester esprit !

Garder la distance ! Rester en parole !

Regarde, un cabriolet.

On n'achète pas ça,

on le fauche ! Sinon on se le fait faucher.

Imagine un peu :

on ouvre le toit, on sort du smog !

Une bagnole de mac !

Walter Benjamin acheta en 1921 une aquarelle de Paul Klee...

Raconte, muse, le conteur,

l'enfantin, l'antique,

dérivé au bord du monde,

et fais qu'en lui

se reconnaisse chaque homme.

Avec le temps,

ceux qui m'écoutaient sont devenus mes lecteurs,

ils ne sont plus assis en cercle,

mais à part soi, et

l'un ne sait rien de l'autre.

Je suis un vieillard, à la voix cassée, mais

le récit s'élève encore des profondeurs

et la bouche entrouverte le répète,

avec force et évidence,

une liturgie où personne n'a besoin d'être initié

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