The first 200 lines.
Peter Alan Tyler, mon père,
l'homme le plus merveilleux du monde.
Né le 15 septembre 1954.
Viens, Rose. Viens là.
Tu sais qui c'est ? Ton papa.
Tu étais trop petite pour te souvenir de sa mort.
C'était le 7 novembre 1987.
Tu te rappelles ce que je t'ai raconté ?
C'était le jour du mariage de Stuart Hoskins et Sarah Clark.
ll lui arrivait toujours des aventures.
ll aimerait tant te voir aujourd'hui.
Maman m'a toujours dit ça. Je pensais donc qu'on pourrait...
aller voir mon père quand il était encore vivant.
- D'où vient cette idée soudaine ? - D'accord, si on peut pas.
Si ça va à l'encontre des lois du temps, tant pis, oubliez.
Non, tout est possible. C'est toi qui m'inquiète.
- Je veux le voir. - Tes désirs sont des ordres
mais fais attention à ce que tu désires.
Moi, Peter Alan Tyler,
je te prends pour femme, Jacqueline Andrea Suzette Prentice.
Moi, Peter Alan Tyler,
je te prends pour femme, Jacqueline
Suzanne... Suzette...
Anita ?
Continuez. Ce n'est pas le mariage de Lady Di.
- Je le voyais plus grand. - Et je jure
de t'aimer et de te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare.
ll est mort si près de la maison.
Je n'étais pas là. Personne ne l'était.
La voiture qui l'a renversé a pris la fuite.
On n'a jamais retrouvé le coupable.
ll était mort à l'arrivée des secours.
J'aurais aimé qu'il ait quelqu'un à ses côtés.
Je voudrais être ce quelqu'un pour qu'il ne meure pas seul.
- Le 7 novembre ? - 1987.
C'est bizarre.
Le jour de la mort de mon père...
j'imaginais une journée lugubre, mais elle est banale.
Le passé est un pays étranger.
1987 n'est que l'île de Wight.
- Tu es sûre ? - Oui.
L'Ouvrier Socialiste : "PAS DE 3ÈME MANDAT POUR TATCHER !"
Jordan Road, on y est.
ll était en retard.
ll était allé chercher un cadeau de mariage, le vase.
''Ce stupide vase'', comme dit toujours maman.
ll est sorti de sa voiture
et a traversé la rue.
Oh mon Dieu, ça y est.
Vas-y vite.
ll est trop tard maintenant.
À l'arrivée des secours, il était mort.
ll ne peut pas mourir seul.
Je peux réessayer ?
Bon, ce sont les premiers nous.
C'est une très mauvaise idée d'être ici en double.
Ne te fais pas repérer
Attends que nos doubles partent pour rejoindre ton père.
Oh mon Dieu, ça y est.
Je ne peux pas.
Tu n'es pas obligée, mais c'est ta dernière chance.
Rose, non !
J'ai réussi.
- Je t'ai sauvé la vie. - Ça va pas !
Vous avez noté son numéro ?
Mon Dieu, tu es vivant ! Cette voiture allait te tuer.
Ça va, je l'avais vue venir.
Je m'appelle Rose.
Je l'ai fait !
Comme ma fille, quelle coïncidence.
C'est un super prénom. Vous avez bon goût. Bravo.
Bon, j'y vais, j'ai un mariage.
Celui de Sarah Clark ?
Oui.
Je vous y conduis avec votre fiancé ?
Pardon pour le désordre.
Prenez un thé, la cuisine est là, il y a du lait dans le frigo.
Remarquez, c'est sa place.
Un rebord de fenêtre peut aussi faire l'affaire.
Celui qui inventera le rebord de fenêtre compartimenté
un pour le lait, un pour les yaourts...
se fera une fortune.
Je devrais noter ça. Bref !
je vais me changer.
Toutes les affaires que maman a gardées sont là.
Elle les a rangées dans des boîtes.
Elle me les montrait parfois.
Tout est là,
exposé,
à sa vraie place.
Troisième prix de bowling. Les deux premiers sont allés à Didcot.
Les boissons énergisantes ! Maman appelait ça des remontants.
ll gagnait sa vie en vendant ça.
ll a fait plein de boulots, il était malin.
L'énergie solaire !
C'était son projet.
Maintenant, il va pouvoir le réaliser.
Je vais lui dire qu'on n'est pas ensemble.
Quand on s'est rencontrés, tu as dit non au voyage dans l'espace.
- et puis j'ai dit "voyage dans le temps". - Ce n'était pas programmé,
l'idée de le sauver m'est venue comme ça.
Voilà, je suis encore tombé sur un singe stupide !
J'aurais dû m'en douter, tu ne cherches jamais à découvrir l'Univers,
mais à en tirer parti.
Vous, vous pouvez voyager dans le temps pour sauver des gens,
- mais moi, je ne peux pas sauver mon père... - Je sais ce que je fais, pas toi.
Être en double, c'était risqué.
- Mais il vit ! - Ma planète et ma famille ont disparu.
Moi aussi, j'ai eu envie d'aller les sauver.
Mais ça ne changera pas le cours de l'Histoire. Presque pas.
Il ne sera jamais chef d'État
il ne lancera pas la 3ème Guerre mondiale.
ll y a un homme en vie qui ne l'était pas auparavant,
un homme ordinaire, la chose la plus importante de la création.
Le monde entier en est changé !
- Vous le préférez mort ? - Je n'ai pas dit ça...
J'ai compris, pour une fois, vous n'êtes pas celui qui compte le plus pour moi.
Débrouille-toi sans moi alors. La clé !
La clé du Tardis. Comme je compte si peu, rends-là-moi.
D'accord !
Tu as eu ce que tu voulais, alors adieu.
Vous ne me faites pas peur !
Je sais que vous êtes triste, mais vous reviendrez dans 2 minutes
ou vous m'attendrez devant le Tardis.
Vous allez poireauter longtemps !
Problème conjugal ?
Pardon... Pourquoi vous rangez ?
Désolée, c'est l'habitude.
Ne vous en faites pas, un couple, ça se dispute souvent.
On n'est pas un couple. Pourquoi tout le monde croit ça ?
- ll m'a quittée. - Une jolie fille comme vous ?
- À sa place... - Arrêtez tout de suite !
- J'allais dire... - Je sais,
mais oubliez.
Hors de question de s'aventurer sur ce terrain.
Vous ne savez même pas que ce terrain existe.
Je ne veux pas y penser et vous non plus, croyez-moi.
Ce terrain... Pour vous, c'est comme...
le triangle des Bermudes.
- Vous savez flatter un homme. - Bon, on y va ?
Je dois y voir un signe ?
Certainement pas.
Je vous ramène à l'asile.
Je suis sûr de vous avoir déjà vue.
- C'est bizarre. - Quoi ?
ll manque plein de gens.
Oncle Steven, Tante Lynn, les Baxter...
Où sont-ils ?
- Tu crois qu'il y a un problème ? - C'est une aubaine,
ça te laisse le temps de réfléchir, le mariage n'est pas obligatoire de nos jours.
- Vis un peu dans le péché. - Papa !
Dans 10 ans, tu diras :
''Si je pouvais remonter dans le temps.''
ll fait un peu frais, non ?
Rose !
C'est un type rencontré au turf qui m'a mis sur le coup.
Je croyais que vous travailliez honnêtement.
J'aimerais bien. Je bosse à gauche à droite. Je m'en tire comme je peux.
J'avais dû mal comprendre.
Donc, vous êtes un flambeur.
Vous ne seriez pas apparentée à ma femme, par hasard ?
- Elle sera au mariage ? - Jackie ? Vous la connaissez ?
- Un peu. - Elle vous a parlé de moi.
Elle a dit qu'elle avait choisi le meilleur homme du monde.
Ce n'est pas la même. La mienne ne dirait pas ça.
Cette musique me dépasse !
- Ça n'existe pas encore. - C'est bien foutu.
- J'écoute ma messagerie. - La messagerie ?
- C'est un téléphone ? - Oui.
Watson, venez, j'ai besoin de vous.
Watson, venez, j'ai besoin de vous.
Watson, venez, j'ai besoin de vous.
ll manque la moitié des invités.
Tu as bien fait de ne pas venir, c'est un vrai fiasco.
Non, dans ce cas là, ''mise en cloque'' est la bonne phrase.
Watson, venez, j'ai besoin de vous.
Allo ? Qui est-ce ?
Watson, venez, j'ai besoin...
Papa, reviens, ça porte malheur de voir la mariée à l'avance.
Le malheur est déjà fait.
Cette journée est maudite.
Voilà ce qu'on appelle une meringue !
Le père de Stuart veut que tu attendes, il manque des invités.
Comment ça ?
ll manque Dave, Sunita, Bea...
ll n'y a personne du pub.
Je perds ma traîne, j'aurais dû mettre du velcro.
Me voilà, arrête de râler ! Tu peux prendre Rose ?
- Qu'elle est mignonne ! - Une petite peste, oui.
J'ai besoin d'aide. Où est passé son bon à rien de père ?
Papa !
C'est la même voiture que tout à l'heure !
Elle est passée où ?
Pourquoi vous m'avez appelé papa ?
Super, il est là, prêt à se faire mettre en miettes.
Tu serais en retard à ton propre enterrement et t'y étais presque !
- Tout va bien ! - Qui c'est, celle-là ?
- Arrêtez de me regarder la bouche ouverte ! - Tes cheveux...
- Quoi ? - Je n'avais jamais vu...
Je veux dire...
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