Dangerous Days: Making Blade Runner

Dangerous Days: Making Blade Runner

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Dangerous Days: Making Blade Runner 23 976 FPS DVD
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Published on: 2018-10-06
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The first 200 lines.

Agrandissement 224-176.

Vers détail.

Stop.

Vous avez tous les instruments.

Toutes les couleurs. à votre disposition.

Pour être transporté dans un monde imaginaire.

La patience et la motivation de tout le monde diminuait

lorsqu'on tournait de nuit.

C'était dur de travailler la nuit.

Toute la nuit durant. sous la pluie.

Ce n'était pas un tournage très agréable.

La tension

et l'atmosphère qui régnait étaient palpables.

C'était énorme. impressionnant. magnifique. gigantesque. fantastique.

Je vivais le moment.

Je ne crois pas que l'équipe comprenait jusqu'où

Ridley voulait aller.

Tout le monde détestait la confusion qui régnait.

Ils ne voulaient plus faire de cinéma.

Comme si nous avions découvert quelque chose à travers cela.

Lorsqu'il est sorti. il montrait de manière très sombre la pauvreté

et ce que pourrait être la vie en 2019.

Ridley a voulu montrer une étude multi-facettes

et détaillée de cet univers si particulier.

Comment préparer le public

à voir quelque chose d'aussi différent ?

Le temps l'a aidé à s'y préparer.

C'était si sombre.

Si intense et si bien construit.

Je voulais montrer la beauté. tous les plans devaient être superbes.

Mon arme. c'est la caméra.

J'aurai ce que je veux.

Si vous êtes avec moi. tant mieux.

Si vous n'êtes pas avec moi. tant pis pour vous.

En 1975. on m'a donné du fric.

Ils m'ont dit :

PRODUCTEUR EXÉCUTIF - SCÉNARISTE

"Fais ce que tu veux.

Va écrire.“ Et c'est ce que j'ai fait.

Et ça n'a pas marché.

J'avais envie de produire un film.

Je connaissais bien Jim Maxwell. c'était un ami.

Et il m'a suggéré...

Je croyais en l'avenir de la science-fiction.

Il connaissait un écrivain.

Philip K. Dick. qui avait publié

Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

J'ai lu le bouquin et ça ne m'a pas vraiment plu.

Mais c'était commercial. Il y avait une idée.

Celle du détective bureaucrate qui poursuit des androïdes.

En 1978. mon ami Brian Kelly avait 5000 S.

Il m'a dit : "Prends une option. Le projet est valable.

Il pourrait te rapporter du fric."

On voulait gagner du fric.

Brian Kelly me poursuivait depuis deux ans. C'était un bon ami.

PRODUCTEUR

Il avait une idée en tête.

Il voulait faire un film sur le roman de Dick. Les androïdes...

Le livre ne m'avait pas vraiment plu.

Deeley l'avait lu et n'y croyait pas.

Brian est revenu furieux.

Il était sûr qu'on pouvait en faire un film.

Il m'a demandé d'écrire quelque chose pour le prouver.

J'ai pondu cinq pages. une sorte de structure.

Il les a remis à Michael Deeley. que je ne connaissais pas.

Brian est revenu en disant : "Michael Deeley trouve ça nul."

Il est venu ensuite avec un scénario. pas très bon.

Mais intéressant.

Malheureusement. le premier scénario de Hampton...

Auteur Future Noir: The Making of Blade Runner

n'a pas séduit Phil. si on peut dire.

Il le trouvait moins fort que le roman.

C'était devenu l'histoire d'un détective pourchassant des androïdes.

Il était attaché...

FILLE DE PHILIP K. DICK

au livre Les androïdes. A juste titre.

Certaines choses lui étaient chères.

Notamment tout ce qui fait de nous des humains.

Le scénario de Hampton Faucher...

AUTEUR - LES VOIES D'ANUBIS

laissait Phil sceptique à cause des voix off.

La première version était beaucoup plus modeste

que tout ce qu'on a vu sur Internet

ou tout ce qu'on a pu dire.

C'était plutôt un film à petit budget.

Le genre de film tourné dans une seule pièce.

Ça se déroulait à l'intérieur. avec quelques scènes extérieures.

Et à la fin. Rachael se suicidait.

C'était un petit film. C'est ce que je voulais. Des chambres.

Un film étrange. des face-à-face.

Les gens se parlent.

Et je rêvais d'acteurs... De bons acteurs

et d'une bonne direction d'acteurs.

Pour Hampton. le roman traduisait des préoccupations réelles.

Curieusement. une des motivations les plus importantes

reste la question écologique. qu'on retrouve dans le livre.

Le fait que tout s'écroule sur Terre à cause des guerres mondiales

et ces fléaux biologiques. ce genre de choses.

Bien sûr. ça évoque la pollution et la surpopulation.

Le côté intellectuel du scénario

vient de ma réponse à la disparition de la vie animale sur cette planète

et ce que cela signifie. C'est ce qui ressort

dans cette 1re version. ma passion pour ça.

J'avais donc de bonnes raisons d'être attaché au projet.

Finalement. alors que je cherchais quelque chose.

Brian est revenu à la charge avec un autre scénario.

Plusieurs studios étaient intéressés.

Mais par amitié. il me laissait le lire.

Je l'ai lu et je l'ai trouvé excellent.

Vingt-quatre heures plus tard. Ils voulaient me rencontrer.

Ils voulaient le faire.

J'avais trouvé à Londres un important...

Un comic bock

appelé Mechanismo.

Il y avait des répliquants. des gyro...

Des trucs métalliques... J'adore ce bouquin.

Je l'ai montré à Michael Deeley et je lui ai dit que

c'était ce que je cherchais. visuellement.

Ça. c'est avant Ridley.

Je voulais l'appeler Mechanismo.

Je l'avais convaincu. Alors une des versions

s'appelle Mechanismo.

On a finalement choisi de l'intituler Dangerous Days. J'adorais ce titre.

Parce qu'il s'accordait bien

au scénario plutôt romantique de Hampton.

J'étais absolument contre. mais on allait régler ça plus tard.

Ils acceptaient de le financer. Va pour Dangerous Days,

en attendant mieux.

Puis Michael Deeley a suggéré Blade Runner.

Je m'en étais déjà servi.

L'expression me venait de Burroughs.

Un de ses livres s'intitule Blade Runner.

Il s'agissait de le tourner.

On a essayé d'avoir Ridley.

Mais il prévoyait de faire Dune.

J'étais en train de monter Alien

quand Michael Deeley est venu me voir à EMI.

Je le connaissais de l'époque où il travaillait à EMI.

Il m'a parlé du scénario de Blade Runner.

RÉALISATEUR

Je ne voulais pas tourner un autre film de science-fiction.

Mais j'ai lu le scénario de Hampton Fancher.

Il s'intitulait Dangerous Days.

Et j'ai refusé.

Ridley Scott devait réaliser Dune.

Dino De Laurentiis l'avait engagé et ils construisaient les décors.

Ils allaient tourner un film basé sur le roman

et ce serait un film de SF de grande envergure.

Dune m'attirait parce que ça allait plus loin que Alien,

un film dur. plutôt un film d'horreur.

Et Dune allait être une étape importante.

Très importante. dans la lignée de Star Wars.

Il est arrivé une chose assez triste.

Le frère aîné de Ridley est mort.

Assez jeune. à l'évidence.

Ridley était déprimé. Il fallait vraiment qu'il travaille.

Il voulait faire quelque chose. Il avait besoin de travailler.

Se trouver devant...

FILS DE RIDLEY SCOTT

un frère atteint d'un cancer

et qui en meurt. c'est souvent...

Je dirais que cette perte de contrôle

l'a plongé dans le noir.

Il lui arrivait de parler de Frank.

PRODUCTEUR ASSOCIÉ

son frère aîné. Ils étaient vraiment très proches.

Ça l'a beaucoup affecté

sur le plan émotif.

C'est une étrange coïncidence qu'il tourne ce film assez sombre

sur la création. sur le contrôle.

Et aussi sur la perte de contrôle et le combat perdu contre la mort.

On tournait une pub.

Je me souviens lui avoir demandé de lire le scénario.

Je le lisais dans le train. en me rendant à ce tournage.

Je lui ai dit que je croyais...

Les choses n'allaient pas très bien

et je lui ai suggéré de le relire.

J'avais trouvé le scénario très fort. très émouvant.

Vraiment intéressant.

J'avais toujours Blade Runner en tête.

J'ai appelé Deeley pour lui demander où il en était.

Il a répondu : "Nulle part." Je lui ai dit : "Je l'ai relu

et c'est intéressant. ça pourrait faire un excellent

film noir urbain. futuriste.“

Il s'est penché sur le scénario

et c'était parti.

C'était évidemment formidable

d'avoir soudain un homme de son talent dans l'équipe.

On est allés à Filmways. qui venait d'être racheté

par un ancien d'Universal. Raphael Etkes.

Un type très sympa. un ami.

Nous étions avec Filmways. et Michael avait trouvé quelqu'un.

Mais le budget qu'il nous a proposé

n'était absolument pas réaliste.

Nous étions très loin de nos objectifs.

Nous avions déjà dépensé S 2.5 millions

et il était évident que l'univers que nous voulions créer

coûterait plus que S 12.5 millions. beaucoup plus.

Raphi était coincé

parce qu'il ne disposait pas de plus d'argent.

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