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Eh bien, ça n’a pas changé…
De quoi ? T’as frappé un poteau à mains nues ?
– J’ai mal, docteur ! – Arrête de chouiner et montre !
Cette voix…
ÉPISODE 8 DOCTEUR, C’ÉTAIT VOTRE COPAIN ?
Y a rien de cassé ou de foulé, ça passera vite.
Tu t’en sors bien. Pff !
Se blesser en s’énervant tout seul c’est pas glorieux.
Mais, euh !
Umeda !
Akiha !
Je savais bien que je connaissais cette voix !
Quelle surprise, de tomber sur toi !
Tu m’avais pas dit que t’étais devenu docteur ici,
espèce de petit cachottier !
– Je retrouve ton odeur ! – Raah, lâche-moi !
On est toujours aussi bien dans tes bras !
Hara, on se calme !
Me tripote pas, bordel !
C’est rien, on était au lycée ensemble.
Ils font peur…
Ensemble ? Mais alors, M. Akiha…
Eh ouais, je suis un ancien d’Ôsaka.
J’étais un an en dessous de lui.
Je vais demander que la sécurité soit renforcée.
Dis donc, tu m’expliques ce que tu fous ici ?
Ah oui, tiens.
J’avais oublié de te donner ça.
Cadeau.
C’est une invite pour mon expo.
Une invitation ? Pourquoi ?
J’aimerais te prendre en photo, toi aussi.
Moi ?
Ouais. Tenté ?
Sûrement pas !
J’ai jamais posé, je saurais pas quoi faire.
Fais confiance à l’œil et à l’art du pro.
Tu pourras toujours refuser après avoir regardé ce que je fais.
Ashiya a encore attiré l’attention d’un gros pénible.
Toujours à te jeter des fleurs.
Y a de quoi, non ?
– Je suis le talent incarné. – Me colle pas !
Bon, Ashiya. File ton poignet.
Dites, docteur…
M. Akiha, c’était votre copain ?
Ma relation avec ce zèbre se résume à une seule chose,
son inexistence.
Oh non, Umeda ! Que tu es dur !
Du coup…
J’ai promis d’aller voir son exposition, là.
Sano, me lâche pas ! Je veux pas y aller solo !
Pourquoi tu lui as pas juste dit non ?
Ben, en fait…
Si je fais même pas l’effort, c’est pas cool.
C’est se forcer, qu’est pas cool.
On s’en fiche, ignore-le.
Dis, Sano… Est-ce que tu détestes M. Akiha ?
Pas plus que ça.
Je vais me laver.
Bonne douche.
Elle, alors…
Quelle andouille !
Mais bien sûr, vas-y, pose pour lui.
Tu risques juste d’être découverte.
Pourquoi elle pige pas
qu’elle prend des risques en faisant ça ?
Faut toujours que je la flique…
Non, c’est une bonne excuse.
En fait…
Je veux la garder pour moi.
Je suis vraiment qu’un gamin…
Au fait…
Elle pense quoi, de moi ?
Y a foule.
Il gère, l’autre BG.
Ça marche du tonnerre, son truc.
Oui, hein ?
Il paraît qu’il a du succès à l’étranger aussi.
Nihonbashi !
Ça faisait un bail.
Nanba !
Qu’est-ce que tu fous ici ?
À ton avis ?
Je suis venu me rencarder sur les œuvres de ce m’as-tu-vu surcoté.
Enfin, des béotiens tels que vous ne peuvent pas comprendre !
Toujours aussi haïssable…
On fait un tour, histoire d’oublier ce triste sire ?
Bonne idée.
C’est cette photo qui m’a rendue fan de lui.
Y a de quoi, c’est trop beau.
Les photos en noir et blanc,
ça m’avait jamais interpellée.
Mais c’est sublime, en fait.
« Goddess ».
Une déesse ?
Ça te plaît ?
M. Akiha !
C’est un beau cliché, non ?
Oui, absolument !
Normal, j’étais raide dingue de ma femme.
Vous étiez marié ?
De quoi ?
Oui, mais on a divorcé.
Mais enfin… M. Akiha, j’avais cru comprendre
que vous craquiez sur le docteur Umeda.
Fille ou garçon, peu importe. Je vise tout ce qui est mignon.
Ah bon…
M. Hara…
Ce petit mordu de photo prétend être votre fan.
Je vois. Le genre de mec qui croit qu’un bon appareil
suffit pour prendre de bons clichés.
Il est aussi cassant que le docteur Umeda.
Au fait !
Puisque vous êtes-là, ça vous dirait de visiter le studio ?
Alors c’est ça, un studio ?
Dites, maintenant que vous êtes là…
Ça vous dirait de faire une séance test ?
Euh, c’est un peu soudain.
Pas vrai ?
Perso, ça me va.
Faut pas se laisser démonter.
Ou alors…
Vous avez peur de vous faire tirer le portrait ?
Sûrement pas !
S’il insiste…
C’est l’occasion de voir ce qu’il vaut.
On vous donnera la réponse en fonction pour le mannequinat, M. Hara.
Nanba, faut pas provoquer le monsieur comme ça, c’est pas bien.
Vendu.
Dans ce cas, je vais y aller franco, moi aussi.
Plus vite, la mise en place des lumières.
Ça marche.
On donne un peu de mouvement ? Que ça fasse naturel.
Euh, je sais pas…
Nanba ! J’ai pas signé pour tout ça !
Pareil pour moi.
Allez, Sano. Dis-toi que toute expérience est bonne.
M. Hara, où est Ebi ?
À la bourre, comme…
Mes excuses ! Je suis Ebi Kotobuki, pardon du retard.
Tiens… Son visage me dit quelque chose.
– T’as vu l’heure, Kotobuki ? – Pardon.
T’avais qu’à pas m’appeler à l’arrache non plus.
Bonjour, je suis Ebi, je vais te maquiller.
Enchantée !
Bonjour.
Ebi, il me reste que les finitions. Vas-y, amuse-toi.
Ça marche.
Je l’ai déjà vue quelque part…
Je me permets, je vais jauger ta peau.
T’as vraiment une belle peau ! C’est quoi, ta routine ?
Euh… Juste une mousse nettoyante.
C’est tout ?
Ah là là, la peau des jeunes, c’est une folie.
Pense quand même à mettre un soin.
T’as beau être jeune…
C’est vous, Goddess !
Oh non, t’as vu ça ?
Je le savais !
Donc c’est l’ancienne femme de M. Akiha.
Au fait, c’est couleur ou mono ?
– Mono. – OK.
Ça veut dire quoi ?
« Monochrome », noir et blanc.
Du coup, pas de couleurs qui pètent,
elles perdent leur profondeur.
On doit rester sur une base proche des tons chair.
N’empêche, je suis scotchée que tu m’aies reconnue.
Quand t’étais top modèle, tes poses et tes mimiques
étaient plutôt masculines !
Oh, ça va, hein !
Elle était top-modèle ?
N’empêche, faut bien l’admettre.
M. Hara a un truc.
Hommes ou femmes, il met tout le monde à nu.
Il arrive à capturer l’essence même de ses sujets.
C’est un compliment ou une insulte ?
Un compliment !
Un peu détourné, mais que veux-tu !
Mais bien sûr… J’ai compris.
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