High Society

High Society (Le beau monde)

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Le Beau Monde 2014 FRENCH DVDRip x264 AC3-ALADiN
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Published on: 2016-09-12
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The first 200 lines.

-Je sais plus quoi en faire, de tes fleurs, moi.

T'en penses quoi ?

Je trouve ça bien, oui.

Oui.

Bonjour.

-Bonjour. -Ça va ?

Je prendrai un café et une tarte aux fraises.

-Très bien. -Merci.

Il est vraimentjoli, votre pull. -Merci.

Vous travaillez dans la mode ? -Ça se voit tant que ça ?

-Non, non. C'est ma patronne qui me l'a dit.

Vas—y. Je me débrouille.

Non, je vaist'at‘tendre.

Ah, c‘est vous.

On est en train de prendre le the. Entrez.

Ce sera pas long.

-"Je m‘appelle Alice. Je Viens de...

"Il ne sauraity avoir d‘autre issue a ma vie."

C'est un peu beaucoup, non ?

Faut pas faire de chantage, mais leur donner envie.

Une lettre de motivation. -Non.

-Non, mais Harold est un homme très sensible.

Ne vous en faites pas.

Qu'est—ce que tu en penses ?

"Il ne sauraity avoir d‘autre issue a ma vie."

C'est un peu beaucoup, non ? -Pourquoi vouloir faire cette école ?

Moi, j‘adore le pull d'Alice.

Il me fait penser a la collection printemps—été.

Jean—Louis a travaillé à partir des toiles de Rothko.

Ce serait bien d'en parler, non ?

Oui. C'est bien, ça.

Tu as choisi comment, tes couleurs ?

-En fait, je prends des vieux pulls etje détri... Je les détricote.

Etje teins la laine.

Comme ça fait pas le même effet a chaque fois, ça donne...

Enfin, ça donne cet effet.

-II faut le dire, c‘est super. Il faut peut—être des références.

C'est dans le dossier.

-Je vais vous chercher des livres.

Et c‘est quelle école ?

-L'école Duperré. Mais ça comprend tous les métiers dela mode,

du stylisme a la broderie. -Tu vas parler

de la tapisserie de Bayeux ?

C'est une très bonne idée.

C'est une merveille

Chaque fois qu'Agnès m'invite, je vais la revoir.

Comme Alice estjolie, maquillée.

Ça va...

Je comprends pas, Kévin,

pourquoi tu vas pas a Paris. -J'ai pas envie d'y vivre.

-Franchement, pour ce que tu fais ici, ça changerait quoi ?

C'est pollué, y a trop de monde.

Je le sens pas.

-N'y va pas. Tu t‘en fous, de cette femme. T‘aurais réussi sans elle.

Non, c‘est pas vrai.

-Va lui donner, et au pire, elle l'aime pas.

Tu trouves ça bien, toi ?

Si elle aimait ton pull,

y a pas de raison.

-C'est une écharpe, c‘est pas pareil.

Ben, si.

Elle sonne.

Bonjour.

Bonjour. Je viens voir Mme Bart.

-Entrez. -Je ne veux pas déranger.

Maman !

Maman !

Elle est pas la.

Bonjour.

-Bonjour. -Catherine.

-Vous lui donnerez ça de ma part ?

-De la part de...? -Alice, dela pâtisserie.

-Vous voulez lui laisser un mot?

-Dites—lui juste quej'ai réussi mon concours.

Ou ne lui dites rien, c‘est pas grave.

Elle a votre numéro ?

-Non. -Notez-le la, si vous voulez.

Ça va ?

Ah, bonjour.

Ben quoi, c‘est pour moi?

Qu'est—ce que c‘est ? Oh !

Merci beaucoup.

-La lettre m‘a aidée. Je suis rentrée dans mon école.

-Ah, vraiment? Je suis ravie pour vous.

J'ai trop chaud pour la porter, mais merci beaucoup.

Ce sont vos amis, dans la voiture ?

Oui. Ils m'attendent.

-C'est bien. Paris, l'année prochaine, ça va vous changer.

Ben, oui.

-Vous avez un logement? -Pas encore.

-J'auraisjamais du amener cette écharpe, c‘était horrible.

Excusez-moi. -Oui, Alice.

Vous avez terminé ? -Oui.

-Faut sortir de Modes & Travaux, Alice. Le sujet, c‘est l‘aérien.

Alors un oiseau, oui. Pourquoi pas ?

Mais donnez—lui une forme singulière, au moins.

Travaillez votre laine en pensant a la transparence,

a l‘impalpable.

Il peut pas décoller, la, votre oiseau.

Je sais pas, essayez de lui couper les ailes, pour voir.

Tu veux faire quoi, après ?

-Je sais pas. -Tu pourrais tenter la broderie.

C'est très précis, non ?

Je suis pas du tout précisé.

-C'est très précis, ce que tu fais.

-Non, c‘est nul. T'as vu ce qu'elle a dit.

Si je lui coupe les ailes, il reste quoi, de l'oiseau ?

-Tu connais Brancusi ? -Je connais rien, moi.

-C'est un sculpteur. Il a fait des oiseaux sans ailes.

Il a fait une bite, aussi : Princesse X.

C'est beau, comme nom, non ?

Oui.

-Tu veux prendre un verre ? -Non, merci.

-Salut, Alice. -Salut, Rodolphe.

-Je cherche le livret de famille. -Tu le ramènes.

Oui, bien sûr.

-Tu veux dîner avec nous ? -Non, je peux pas.

Je vais retrouver Antoine, a côté.

Il a proposé à Alice de venir ici.

-Oui. C'est le fils dela dame à l'écharpe.

Quelle écharpe ?

-Non, mais rien. Arlette pense que je connais bien Antoine.

-Tu veux venir avec nous ? -Non.

Mais, Alice, tu sorsjamais.

J'ai pas besoin qu'on me tienne la main.

-C'est pour offrir une petite place aux artistes

qui refusent de se vendre aux assassins. Kafka l‘a dit.

Finalement, tu as pu venir. -Oui.

-Bonjour. -Salut.

-Dire "Je suis contre tout" et le vomir partout,

ça sert a rien. Faut une pensée forte, pas dela paresse.

Bref... -Tu bois quelque chose ?

-Un demi. Rodolphe ?

Non, ça va. Merci.

On était ensemble au lycée. On se voit moins.

Oui, tu me l'as dit.

-Ah oui, c‘est vrai. Je me répète, des fois.

Arlette n‘est pas trop bavarde ?

-Non. J'aime bien l'écouter, ça me dérange pas.

-Tiens. -Merci.

-Merci. -C'est pour moi.

Non, non, c‘est pour moi.

Merci, Alice.

Et alors, comment ça se passe, chez sa grand-mère ?

C'est bien.

Et puis, c‘est grand.

Merci, en tout cas. -Ben, de rien. C'est normal.

Salut.

Ça va?

C'est drôle. C'est la que je viens pour voir la mer.

-J'aime beaucoup Arromanches.

C'est trés Jacques Tati, comme ambiance.

A part les souvenirs de guerre, mais ici, personne n‘est mort.

-J'aime bien les fleurs au bord des champs. C'est le bordel.

On dirait que c‘était comme ça avant qu'on y soit.

Qui "on" ?

Les humains.

-Ah, les humains. Nos amis les humains.

Elle rit.

Quoi ?

-Rien. C'est comme tu le dis.

Rodolphe m‘a dit que t'étais à HEC. C'est bien ?

Ah oui, HEC, c‘est bien.

Maisj‘y suis pas très heureux.

Pourquoi ?

-Je fais dela photo depuis longtemps etj'aimerais en faire vraiment.

Et tu vas en faire quoi, de tes fleurs ?

Je vais essayer de les interpréter.

On nous demande toujours ça :

dire ce qu'on aime et traduire ce qu'on ressent.

-Et ça te plaît? -Oui.

Maisj'ai l'impression que...

C‘est comme si une porte s‘était ouverte sur un monde immense.

C‘est bête, tu vas faire un détour. -Tout va bien.

C‘est vraiment pas loin.

C'est… C'est la.

-Je rentre a Paris demain, en voiture. On peut rentrer ensemble.

Non.

C'était bien ?

Oui.

Mais c‘est con, t‘aurais du venir.

-Et… C‘est qui, le mec qui t'a ramenée ?

-C'est Antoine, le fils dela dame à l'écharpe.

On s‘est croisés par hasard.

Je faisais du stop.

Tu sais, les bus, faut attendre

-L'autre nuit, j‘ai vu une émission sur une artiste.

Elle tricote avec des moineaux morts.

Ça m‘a fait penser a toi.

Un jour, en se promenant, elle a marché sur un moineau mort,

et sous ses sandales, elle a senti que c‘était froid.

Donc elle lui a tricoté un gilet.

-Annet‘te Messager. Elle est très connue.

C'était sympa. Tu l'as vue ?

-Non. La dame chez qui je vis, elle regarde des DVD.

C'est rare, chez les vieux.

-Elle est toujours gentille ? -Oui, je l'aime bien.

Elle est comme toi : gourmande.

Sauf qu'elle est toute mince. -Elle a dela chance.

Moi, c‘est pareil, je brûle tout.

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