The first 200 lines.
LA MATINALE
L'état d'urgence a été déclaré en Californie.
Aux abords de Los Angeles, plusieurs incendies font rage,
ravagent les habitations, provoquant la fuite des résidents.
Le foyer principal est à Huntley,
à côté de l'opulente Malibu,
qui ressemble désormais à un champ de bataille.
Les pompiers opèrent dans trois comtés.
Les habitants sont effondrés...
Le feu détruit tout sur son passage.
La tension monte et le bilan s'alourdit.
Fred, on doit évacuer, c'est obligatoire.
Qu'il n'oublie pas les chevaux et l'âne.
Prends les canassons.
D'accord, patron.
Il manquait plus que ça.
La Matinale devrait aller couvrir l'incendie.
Ces connes nous lâcheraient peut-être cinq minutes avec #MeToo.
Cory ?
Écoutez, j'ai une idée.
Vous pouvez joindre Bradley ?
On loge dans le même hôtel.
Je vais voir si j'arrive à la contacter.
J'appellerai Chip en allant à l'aéroport.
Envoyez les filles à L.A.
Qu'est-ce qui se passe ?
Un parachutiste s'est posé dans Paris, je crois.
Je sais, je fais peur au réveil.
Oh non, c'est pas vrai.
Je me sens pas bien du tout.
Je suis désolée, je sais plus où me foutre.
Ne sois pas désolée.
On a ri, on a pleuré.
On a mangé un croque. Tout va bien.
J'ai dormi dans ton salon.
J'avais peur que tu t'étouffes dans ton vomi.
Le croque n'est pas bien passé.
Qu'on m'achève.
Quoi ?
Quoi ?
Tout va bien.
Je suis content d'avoir été là. J'aurais pas aimé que tu sois seule.
Merci, Cory.
La solitude, c'est très surfait.
Tu es très sympa, pour un responsable de chaîne.
En vrai, je suis pas du tout sympa.
Mais je t'aime bien.
Prends une tartine.
- Tu en as commandé pour moi ? - Avec du café.
Du café ? Génial.
- Merci. - Tiens.
Autre grande nouvelle.
On va couvrir les incendies à L.A.
alors tu prends l'avion dès que possible.
Chip t'a appelée plusieurs fois.
C'est pas vrai ! Merde.
Il sait pas que je suis là. Rappelle-le de la voiture.
Je me sens pas bien, mais c'est super.
J'ai besoin de terrain.
C'est ma spécialité.
Je dois retourner à L.A.
Ils attendent mon avis sur un pilote de série.
Je fais mon sac, je te prends de l'ibuprofène
et on va à l'aéroport.
C'est très gentil,
mais ce serait pas un peu bizarre d'arriver ensemble ?
Très bien vu.
Je te trouve un médoc
et je t'appelle un taxi.
- À Los Angeles ! - Los Angeles !
Les grands espaces, les vents de Santa Ana
et les feux de forêt !
Tout peut arriver.
Surtout quand tout part en flammes !
Oh non.
C'est le croque.
Tu sais qu'on est dimanche ?
Salut. On doit aller à L.A. couvrir les incendies.
YDA cartonne avec Jimmy qui larmoie.
Chip, il est très tôt. Va moins vite.
Ah bon ? Désolé. On a tous mal aux cheveux.
- Mais tu dois prendre l'avion. - Sérieux ?
Les incendies à Los Angeles...
On en est là ? C'est pas le 11-Septembre.
Non, t'as pas compris. C'est énorme.
Il y a plusieurs incendies en cours,
des habitants évacués, des maisons détruites.
Des gens sont pris au piège dans leur voiture.
- La vache. - Ce sera bien de changer de sujet.
Allez. Les ordres viennent tout droit de l'Étoile noire.
Chip, j'irai pas couvrir un incendie à la con.
T'as qu'à envoyer Bradley, qu'elle me lâche un peu.
J'essaie de la joindre. Allez !
Il faut vraiment...
Attends un instant.
Pourquoi t'es là ?
Je sais, je suis pas censé débarquer à l'improviste.
File-moi ça.
Ça va pas ?
Va te faire aussi.
J'en peux plus, Alex. J'ai pas fermé l'œil.
Tu m'as planté comme un con avec tes invités.
Écoute, j'étais bouleversée...
Tu es toujours bouleversée ! Ou stressée.
Je peux plus le supporter, OK ?
J'adore notre fille, mais toutes ces années
à être en couple avec une séductrice narcissique,
ça me bouffe !
Tu n'es pas amoureuse de moi.
Et je ne suis plus amoureux de toi.
Et ?
Je demande le divorce.
Eh bien, non.
T'es pas seule à décider.
Jason, c'est pour ça qu'on est séparés.
On peut arrêter le planning commun.
Non, Alex. On s'est séparés
parce qu'on s'engueule sans arrêt, comme là.
Exactement. Et parce qu'au fond,
je t'en veux de jamais me faire passer en premier.
Et toi, tu m'en veux
parce que ça m'énerve
et parce que tu es persuadée d'être la personne
qui a toujours le problème le plus grave.
Si tu réponds, je t'adresse plus jamais la parole.
Jamais.
D'accord.
Écoute.
On ne peut pas divorcer.
Je suis déjà fragilisée dans l'opinion.
Un divorce signerait ma perte.
Je te préviens. T'y couperas pas, Alex.
On doit le dire à Lizzy, tu dois le dire à ton service com.
Parce que, comme le reste de notre vie privée,
c'est un merdier à régler.
Mais je t'assure.
Tu n'y couperas pas.
J'ai parlé à mon avocat.
J'irai voir Lizzy ce soir.
Si tu veux venir, je t'y encourage.
Je passe te prendre à 17h.
Non, Jason.
Je suis désolée, j'aurais pas dû quitter la soirée.
- On peut pas en parler à Lizzy. - Pourquoi ?
Parce que...
Je dois aller en Californie.
On va couvrir les incendies. Chip m'appelait pour ça.
- Alex. - Je t'en prie.
Il y a des maisons détruites par les flammes,
on extrait des corps des voitures...
C'est important.
On lui dira à mon retour.
D'accord.
Dès ton retour, on lui dit.
Mais je déconne pas.
Je vais pas me calmer et changer d'avis.
Il y a aucun calcul de ma part.
Je dois juste couvrir les incendies.
C'est pas ma faute.
Je les ai pas déclenchés.
Excuse-moi, je dormais profondément.
Tu as raison.
C'est important, bien sûr. J'y vais.
Génial, merci. L'avion part à 11h.
OK, à tout à l'heure.
Au fait, n'envoie pas Bradley.
Putain, tu viens de me dire...
On s'en fout.
Fred veut qu'elle y aille.
Vous y allez ensemble. Ça va cartonner.
Fais ta valise.
OK, bordel.
Je suis là, on y va.
On a le conducteur.
Merci.
Je suis contente de partir un peu.
On a besoin de changement. Même si c'est pour un incendie.
C'est dire.
J'étais contente de te voir hier.
- Ah bon ? - Oui.
L'équipe me fait pas confiance.
Je sens la tequila ?
Fais voir.
La vache ! Je déconne.
L'équipe te connaît pas encore. Laisse-leur le temps.
Tu es très attachante.
Merci.
- Il me faut un café. T'en veux ? - Non, merci.
- C'est l'agence de voyage. - Quoi ?
La plupart des hôtels sont pleins
à cause des évacuations.
Le seul disponible n'a pas de suite.
Ils peuvent pas virer une famille de sinistrés ?
- Où je mets mes diamants, moi ? - Donc c'est bon.
Je rêve.
Qui me fait passer pour une diva ?
C'est comme ça que les stars sont prises en grippe.
Et en étant chiantes au boulot.
L'interview remonte à deux jours.
Et alors ?
No comments yet. Be the first to leave one.