The first 200 lines.
Voici mes amis, Jerry et Marge Selbee.
Ils vivent à Evart, dans le Michigan.
C'est une petite ville qui a connu des jours meilleurs.
Mais franchement, Jerry et Marge aussi.
Aujourd'hui, ils vont jouer au loto.
Et acheter un paquet de tickets.
Mais ils ne comptent pas sur la chance.
Ils n'en ont pas besoin, vous voyez.
DEUX GAGNANTS AU GRAND CŒUR
Mais l'histoire ne commence pas là.
Elle commence par Jerry
qui se lève avant l'aube comme tous les jours depuis 42 ans
pour travailler à l'usine de Corn Flakes
pour ce qu'il craint être la dernière fois.
C'est mathématique, en fait.
Il suffit de compter les lettres,
sauf le "I" qu'ils passent pour ne pas le confondre avec le "1".
Alors le "J" correspond à février.
Et puis, la dernière lettre...
Eh ben.
Ça correspond au code usine, difficile à trouver, mais...
j'ai réussi.
Vous vous donnez du mal pour quelqu'un qui part à la retraite.
Oui, mais...
je pourrais rester.
Ma ligne sera fermée, mais...
Vous savez, j'aime les chiffres.
Allons.
Vous avez fait votre temps. Ce sont vos meilleures années.
Il est le meilleur manager qu'on ait eu, non ?
Complètement.
Racontez-leur
que vous étiez lycéen en arrivant.
Vous étiez de nuit, non ?
Inspiré de faits réels.
Selon toute probabilité.
- À Jerry. - D'accord.
C'est pas donné à tout le monde de bosser 42 ans sans se faire virer.
Et ta nouvelle patronne te laissera faire la grasse mat.
Sans me crier dessus.
Tu parles.
Tu devrais devenir agent immobilier
comme Howard.
Tu aurais un travail.
Mais tu serais quand même retraité puisque tu ne ferais rien.
C'est vrai. Je quitte peu la maison.
Eh bien...
Je trouverai bien.
Je pourrais aider Marge à la maison.
Non, c'est pas la peine.
Ce serait avec plaisir.
Ça fait des années que tu t'en charges.
J'ai mon propre système.
Oui, un très bon système.
Mais tu sais, tout système peut s'améliorer.
Allez, c'est parti.
- J'ai une idée. - Ah oui ?
Je pourrais être consultant sur site.
Pour améliorer la productivité.
Tu veux venir sur mes chantiers
pour me dire ce que je fais mal ?
Je serai pas cher.
C'est payant, en plus ?
- Évidemment. - Tu comptes aussi
montrer à ma femme comment noter ses élèves ?
Si je vivais ici, ce serait d'accord.
Merci, Dawn.
Je te prends au mot.
Je viendrai plus souvent à Grand Rapids.
Tu avais l'air trop sincère.
- Tais-toi. - Tu regrettes.
- Oui, chérie ? - C'est ça.
On montre à Pop Pop ?
Tu veux lui montrer maintenant ?
Me montrer quoi ?
- Un cadeau de retraite. - Surprise.
Voilà.
- Ouvre les yeux. - Ouvre.
La vache !
Un bateau de pêche.
- J'aime pêcher, moi ? - On y est allés une fois.
Tu pourras pêcher quand tu veux.
Oui, c'est vrai.
Super. Merci.
- Merci infiniment. - Super.
Tu as bien gardé le secret.
Merci, ma puce.
- Merci, Doug. - Il te plaît ?
- Oui. - Super.
Mon Dieu.
- Mon Dieu. - Bravo, tu n'as rien dit.
- Tu as vraiment assuré. - Ça va ?
Oui.
J'ai peu de vêtements normaux.
Que des tenues de travail.
On t'en achètera.
Il faudra t'habituer.
Mais ça ira.
Ça a été pour toi ?
Pas vraiment, mais j'ai pas de bateau.
Tu veux celui-là ?
Non, merci.
Un mois plus tard
- Bonjour, Leon. - Bonjour, Jerry.
La carte est refusée, désolé.
Mince. J'ai peut-être du liquide, attends.
C'est bon pour moi.
Merci, Leon.
D'APRÈS L'ARTICLE DE JASON FAGONE
Pourquoi tu attends là ?
J'ai rendez-vous à 10 h.
C'est toi qui as fixé cet horaire.
Je suis libre. J'ai six clients.
D'accord.
Tu arrives à vivre avec seulement six clients ?
Non, je viens de devenir agent de voyage. Tu vois les affiches ?
Oui.
Pour quoi faire si tout se fait en ligne ?
C'était gratuit.
Tu cherches toujours une explication à tout.
Sinon, rien n'a de sens.
Et le bateau ?
L'eau est trop fraîche.
Ça sert à ça, un bateau, à pas aller dans l'eau.
Et mon compte ?
En parlant de fraîcheur...
2 % d'intérêts.
Ça a l'air de faire peu, et c'est le cas.
Il faut être plus agressif.
Je pourrais t'avoir 10 % si tu me laissais investir en bourse.
Tu doublerais ta mise en seulement...
En 7,27 ans.
Je voulais l'utiliser au moins une fois.
Non.
C'est tout ce qu'on a. Je ne compte pas le miser.
C'est un faux pari, ça semble risqué, mais...
Si on peut perdre, c'est un pari.
On s'appelle dans un mois.
- C'est sans rendez-vous. - Noté.
Sors le bateau.
Pourquoi pas ?
Non.
Bon sang !
Salut, Jer.
- C'est quoi, une remise en jeu ? - Si le jackpot est à 2 millions
et que personne n'a gagné,
il est ouvert à ceux qui en ont trois ou quatre...
Bref.
Ça fait plus de chances.
- Bonne chance. - Merci.
De meilleures chances.
Gains de 800 $
Ce serait ça ?
Bien.
Ce n'est pas un pari.
- Le loto ? - Oui, on peut gagner à tous les coups.
Tu fais un AVC ?
Il y a une faille. Tout est dans les chiffres.
Lors d'un tirage classique,
on a une chance sur 54 d'avoir trois numéros sur six,
et une chance sur 1 500 d'en avoir quatre.
En gros, on perd à chaque fois.
Non, j'ai gagné un ticket gratuit la semaine dernière, mais j'ai perdu.
Mais les semaines de remise en jeu, quand on a trois ou quatre numéros,
les gains surpassent le montant qu'on paierait pour jouer.
Les maths sont en notre faveur.
Ils ont loupé ça.
J'y comprends rien.
C'est ce qu'un prisonnier fou aurait écrit sur ses murs.
Ces semaines-là, la victoire est garantie.
Impossible.
- Pourquoi ? - C'est le loto, Jerry.
Il y a des gens à Détroit
dont le travail est de savoir comment les chiffres marchent.
Dire que tu es mon comptable.
À temps partiel.
Agent de voyage à temps complet.
Salut, Mindy.
Salut. Tu déposes de l'argent ?
Non.
Je voudrais retirer 2 000 $.
Oui.
Ça va, tes pieds ?
J'ai connu mieux.
La balle de tennis a marché,
mais mon manager a trébuché et l'a jetée dehors.
Tu en veux une autre ?
- On les achète par trois. - Merci.
Merci. Je reviens pour un dépôt dans quelques jours.
D'accord.
Sûrement avec 20 % de plus.
Plus ou moins.
- À plus, alors. - Oui.
Merci.
Bonne journée à vous.
Deux mille tickets pour Winfall.
Deux mille ?
Oui, madame.
Bonsoir, les amis, voici le tirage Winfall de la semaine.
Asseyez-vous avec vos tickets, et c'est parti.
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