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C'est Vorace.
- D'où elle sort ? - Mystère.
J'ai cru que c'était le tueur.
- C'est pas lui. - Méfiance quand même.
On sait pas qui c'est.
On a qu'à lui demander.
Je dis ça comme ça.
On t'a pas demandé ton avis.
On fait quoi ?
On la surveille.
Et on prépare nos armes.
Je le crois pas, Rick.
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Je maîtrisais la situation.
- Pourquoi t'as fait ça ? - Je voulais...
- Crache le morceau ! - Elle serait morte.
Oui, c'était le but, Rick.
J'avais coupé la corde.
Elle allait vers le DIT.
Tu aurais dû me le dire.
C'est quoi, ça ?
- Où elle est ? - Elle y est retournée.
Partez pas !
Je fais peur à voir ?
Non, simplement...
C'est lui ?
C'est le tueur ?
Je vous ai fait mal ?
- Ça va ? - Oui. Non...
- Non ? - Plus ou moins.
Il faut qu'on le tue.
Pourquoi tu l'as pas tué ?
Il peut ouvrir la chambre forte.
Merde.
Il respire.
- Je l'achève. - Non, on a besoin de lui pour la bouffe.
Il faut qu'on se tire.
Allez !
Prends la hache.
Et dis-nous si elle remonte.
Il a parlé ? Je le savais, il t'a pas filé le code.
Non, c'était...
- Et la hache ? - Elle a émergé. Elle monte.
Elle va voir le sang. Putain !
Non, j'en ai remis.
Tu as remis du sang ?
Oui, le mien. Pour l'envoyer ailleurs.
Elle peut nous être utile.
Si on la menace, il crachera le code.
Non, c'est trop risqué.
Si elle s'approche, on lui fait peur.
Et on le tue comme prévu en laissant le corps,
pour qu'elle nous foute la paix.
- Et si on essayait... - Personne t'a sonnée.
D'accord ?
Fais le guet et dis-nous si elle arrive.
Audrey, attends.
Arrêtez !
Je vous ai déjà tiré dans l'épaule.
- Si vous bougez, je vise le cœur. - Écoutez.
L'homme que vous détenez a un truc à moi.
Je veux le récupérer.
On vous dit qu'il est mort.
Vous auriez laissé son corps et vous m'auriez déjà abattue.
Je vous propose un échange.
Libérez-le et je lâche votre copine.
On en a rien à foutre, d'elle.
Je vais sortir. J'ai besoin de mes affaires.
Il faut que je le voie, que je lui parle. Il a mes...
Si vous nous filez sa bouffe.
- J'ai pas le code. - Trouvez-le.
Qu'est-ce que tu fous ?
- Tu la laisses partir ? - Je l'accompagne.
D'accord. Très bien.
C'est ta faute, de toute façon.
Ne tentez rien, on le saura.
Je viens de nourrir mon bébé.
Quand elle aura faim, elle pleurera.
Si vous ouvrez pas la chambre d'ici là,
on tue votre ami.
D'APRÈS LA SAGA "SILO" DE HUGH HOWEY
Nous croyons être le peuple élu,
mais nous n'en sommes qu'un parmi beaucoup d'autres.
Les Fondateurs n'ont pas bâti qu'un Silo,
mais cinquante.
Plus exactement, 51.
Pourquoi ?
Bonne question.
Je n'en sais rien.
- Juliette en a atteint un autre ? - Oui.
Mais la transmission de son casque s'est interrompue.
- Elle pourrait être en vie. - J'en doute.
Ce Silo n'est plus opérationnel.
Tous les directeurs de DIT et leurs ombres
connaissent l'existence des autres Silos.
Ce n'est pas cette information que Quinn aurait cryptée.
Persévérez.
Le jour où j'ai trouvé le livre,
je savais que je devais le détruire.
Mais c'était plus fort que moi,
je n'ai pas pu.
Pourquoi c'est illégal d'avoir ça ?
Je ne sais pas.
Ce n'est pas normal.
Quels que soient les faits, c'était notre monde.
On a le droit de savoir d'où on vient,
quoi qu'en dise le Pacte.
Je sais que tu n'es pas...
à l'aise avec ça.
Mais c'est la vérité.
Les Fondateurs n'ont pas bâti qu'un Silo, mais cinquante.
Et ils ont prévu un dernier recours.
Tape pas des chiffres au hasard, on a que trois essais.
Je sais. Si tu as des infos utiles, tu peux venir.
Sinon, reste ici.
C'est pas comme si je pouvais m'échapper.
- Tu vas sortir ? - J'aimerais, mais...
Je peux venir ?
Il y a qu'une combi.
Et si j'ouvre pas la chambre forte...
Laisse-moi t'aider.
Tu as entendu ? Une combi.
D'accord, on y va.
Après la mort d'Holston,
ils m'ont proposé de reprendre le poste de shérif.
J'ai cru qu'ils voyaient en moi un leader.
Maintenant, je sais que non.
Ce qu'ils voyaient, c'était quelqu'un qui rentrerait dans le rang,
sans poser de questions.
Mais ils se sont trompés sur moi.
J'ai plein de questions
et je refuse qu'elles restent sans réponse, désormais.
C'est Juliette.
C'est elle qui m'a ouvert les yeux
et fait comprendre
que le moment était venu.
Il faut que les mensonges cessent.
Sympa, le discours.
Mais vous pouvez faire quoi pour nous, au juste ?
Vous vouliez mon aide.
J'avais pas capté que vous étiez pieds et poings liés.
On a un autre traître à débusquer.
- Quelqu'un nous a donnés. - Il y peut quoi ?
Il connaît pas les gens du fond.
Il connaît ceux d'en haut.
Les autres adjoints pourraient se joindre à nous ?
- J'en sais rien. - Pourquoi ?
Parce que les communications sont coupées, grâce à vous.
- Je me trompe ? - J'aurais dû faire quoi ?
Peut-être pas dire à Bernard par radio que vous alliez enquêter
sur Sims et lui.
Désolée.
C'est que...
on y arrivera pas seuls.
Mais on sait pas qui est de notre côté.
Au moins une personne.
- La femme qui nous a aidés à fuir. - Oui, je pensais à elle.
Mais je vois pas comment la contacter.
De qui vous parlez ?
De Camille Sims.
Lire, ça va ?
Tu sais lire ?
- Oui. - Bon, super.
Tu peux chercher les mentions "Russell" ou "directeur du DIT" ?
Si le code était écrit, on l'aurait trouvé.
Je sais pas quoi faire d'autre.
Si tu peux m'aider à chercher, ce serait top.
Les corps dans la pièce d'à côté, tu les as vus ?
Tess, la mère de Rick et Chase, le père d'Audrey,
ont eu Benny ensemble après la mort des autres.
Ma mère est tombée malade et m'a confiée à eux.
Elle leur a demandé de s'occuper de moi
et ils l'ont fait, à sa mort.
Mais j'étais une bouche de plus à nourrir.
C'était pour ça, la chambre forte.
Et ils sont morts.
Parce qu'on avait faim.
Les autres me le reprochent.
Ils m'appellent "Vorace".
Je suis rien d'autre pour eux.
Je comprends.
Plus que tu ne penses.
Mais pour l'instant...
Je sais, on cherche le code.
Je voulais juste t'expliquer.
Tu as vu ça ?
C'est son appartement. Il y a son adresse.
C'est une piste ?
On va voir.
Ce qu'il faut que vous compreniez,
c'est que cette page que votre mari détient,
c'est que dalle.
Vous imaginez pas ce qu'ils nous cachent.
Qu'est-ce qu'ils nous cachent ?
Vous regardiez un ordi quand ils ont eu Nichols ?
Non.
Dommage.
Vous auriez vu.
Vous sauriez de quoi je parle.
Et vous seriez au trou,
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