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Vous ne pouvez pas entrer, merci de patienter un instant.
Merci.
Prêt pour le transfert ? Un, deux...
...et attendre.
Ça va ?
Il s'est toujours dit indestructible et je l'ai cru.
Les médecins disent quoi ?
Que ta présence n'est pas souhaitée.
Laisse-nous, s'il te plaît.
Lucas !
Elle est juste terrifiée.
C'est si grave que ça ?
Il s'en sortira,
mais sera peut-être... diminué intellectuellement.
Merde.
- Qu'est-ce que je peux faire ? - Tu gardes ça pour toi.
- Et tu lui laisses un peu de temps. - Bien sûr.
Je repousse le conseil. Il y aura des procédures.
Tu veux plus lui piquer son siège ?
Toujours aucune nouvelle de Robert Taro qui serait dans le coma.
Hospitalisé hier dans un état critique,
Barrès et sa fille sont avec lui.
Vous avez parlé à M. Taro ?
Oui, très peu.
- Il va bien ? - Vous avez parlé de quoi ?
- Du conseil ? - Vous cherchez des alliances ?
J'ai passé la nuit aux urgences, je suis crevé, je rentre.
Qu'arrivera-t-il s'il n'est plus en état ?
On le connaît.
C'est un vrai lion, il a pas fini de rugir, croyez-moi.
- S'il vous plaît. - Il va sortir bientôt ?
Il va bien, c'est tout.
On a eu peur, mais ça va.
Prêt ?
On vient de confirmer...
Robert ne reprendra pas sa charge tout de suite.
L'élection du maire est dans trois jours,
Barrès va en profiter.
Il trouvera ses neuf voix chez les socialistes.
Il ne les aura pas chez nous, en tout cas.
On est d'accord ?
On doit en discuter.
Il n'y a pas à discuter.
Il nous faut un plan B.
Anticiper et trouver un remplaçant.
Meriem pense qu'une femme maire à Marseille...
Pourquoi pas ?
Tu préfères que Barrès dirige la ville ?
S'il vous plaît, madame.
On laisse pourrir la situation,
on fout la merde dans la droite divisée et on gagne les prochaines élections.
On attend encore six ans ? Ce qui arrive est inespéré.
Il ne s'alliera pas avec nous, Duprez encore moins.
Il reste Barrès.
Il trahira jamais l'UPM !
- Personne ne le voyait trahir Taro. - Surtout pas Taro.
La guerre entre eux n'a rien de politique.
Je pense que Barrès peut aller très loin pour le siège de Taro.
Pas jusque-là.
Laurent, t'es dans l'immobilisme depuis dix ans,
il est temps de passer la seconde.
Ou de passer la main.
Jeanne a raison, la configuration est idéale.
Ça...
À toi de décider.
Mais bon...
de Paris, j'aurai un œil sur vous.
J'appelle Barrès.
Avant, fais bien directement des appels du pied.
Tu vois ça comment ?
On enterre Taro via les réseaux sociaux.
Tu feras ça extrêmement bien.
C'est bon.
Lucas...
Ça va aller, mon amour.
- Il faut voter. - Calme-toi.
Il faut voter !
Lucas...
Il va tout détruire.
Il va tout détruire !
Mais non, t'inquiète pas.
C'est normal d'être confus après un tel choc.
Papa...
Lucas t'as sauvé la vie.
Bonjour, je suis Julia Taro, j'ai rendez-vous avec M. Bassem Ayoub.
- Je vérifie, un instant. - Merci.
Julia ?
Que fais-tu là ?
Je travaille à la com ici. Et toi ?
Je fais un papier sur le président,
il va recevoir la Légion d'honneur.
C'est super. Si je peux t'aider...
Écoute...
Je suis désolée pour ton père.
Et...
- Je m'en veux vraiment pour Barrès... - Alors ça, oublie.
J'étais furieuse qu'il me jette, et puis je pouvais pas savoir.
Savoir quoi ?
Rien.
- Je suis ravie de te voir. - Mais moi aussi !
Rubi, je te présente Julia Taro.
- Salut. - Salut.
- Laetitia, les écharpes. - Elles sont là.
C'est pour ses gamins. Elle est instit.
Je vous laisse, les filles.
- À plus. - Oui.
Elle est pas mal.
Voilà.
Laetitia, c'est bon, le rendez-vous de Mlle Taro ?
- Oui, je vous en prie, allez-y. - D'accord.
Viens, je t'accompagne.
Je viens de voir Monnier.
Trente-cinq millions d'euros pour le transfert de Diaby Costa ?
- Sérieux ? - Il les vaut vraiment.
Tu sais ce que tu perds par an avec ton club ?
Ce qu'il me procure, n'a pas de prix.
Tu as tort, le groupe ne compensera pas tes pertes ad vitam.
- Je m'inquiète pour toi, papa. - Je m'inquiète aussi pour toi, Driss.
Rencontre quelqu'un et fais-moi des petits-enfants.
Tu radotes.
Oui.
Faites-la patienter.
T'as un rendez-vous, là ? T'avais rien hier !
Pourquoi ?
J'ai besoin de ta permission pour recevoir qui je veux ?
J'ai des investisseurs pour le club, ils sont en salle de réunion.
- Écoute leur proposition. - Je te l'ai dit,
je ne vendrai pas, c'est clair ?
Putain !
C'est pas possible d'être si borné !
Excusez-moi ?
Vous savez avec qui il est ?
Tu vas te noyer, tu deviens gâteux.
Driss ?
Julia ?
Incroyable !
T'avais un appareil dentaire, la dernière fois, non ?
Et toi, t'étais gros.
J'ai appris pour ton père. Comment va-t-il ?
Pas très fort.
Mais tu le connais, c'est un gagnant.
Excuse-moi.
Allô ?
Ils sont en salle de réunion, oui.
J'arrive.
Tu fais quoi, ce soir ?
On pourrait boire un verre.
Je fais un papier sur ton père, si tu pouvais m'aider à l'enrichir.
Avec plaisir.
Les socialistes avec lui, ce serait mieux.
Il flirtera pas avec l'extrême droite.
C'est contraire à ses convictions.
Ce ne sont que des fascistes pour lui.
Par contre, je ne pourrai pas le couvrir s'il merde encore comme au 2e tour.
Il ne va pas être content de te voir.
J'ai toujours su lui parler. Surtout en privé.
Peu importe ce qui s'est passé entre nous,
c'est le jeu, tu le sais bien.
C'est ton heure, Lucas.
Neuf voix, c'est rien. Tu vas prendre Marseille.
Allume la télé, Marciano est en train d'enterrer Taro.
Même si je ne partage pas ses valeurs,
je reconnais l'engagement qu'il a toujours eu.
Mais vingt ans, c'est long. Très long.
Et l'exercice du pouvoir
use même les meilleurs, du coup...
Robert Taro a largement mérité le...
S'il nous fait pas de la lèche, là.
On n'a pas besoin d'eux,
offrons à Meriem d'être 1er adjoint et on a son soutien.
Si Taro meurt, et encore...
Ils vont se déchirer pour un plan B
et Marciano et sa clique vont en profiter.
Oui, si on leur barre la route, on leur ouvre un boulevard.
Tu peux bouffer à tous les râteliers, toi, hein ?
Pour être assis à table, oui.
Lucas, tu dis rien ?
On peut voir Duprez.
Il n'ira pas vers l'extrême droite.
Ouais.
- Je t'organise un rendez-vous ? - Fais ça, oui.
Alors, Duprez, je sais plus, tu fumes toujours ?
De temps en temps.
Bon, c'est toujours la même histoire.
Si je comprends bien...
Soit on s'entend, soit on fait le jeu de l'extrême droite.
T'en n'as pas marre d'agiter toujours le même épouvantail ?
À quoi serviraient-ils, sinon ?
Je te rappelle que l'absence de consensus à gauche les a fait monter.
Et puis, merde, Duprez...
Dix élus dans ton groupe, et autant de tendances ?
Tu ne vas pas m'apprendre à rassembler.
C'est bon, t'as fini ton numéro ?
On peut commencer à discuter ?
Vas-y, je t'écoute, tu veux quoi ?
Le poste de premier adjoint.
Ça marche. On savait tous deux que ça finirait ainsi.
Tu es dans mon rêve ?
Tout va bien, mon amour.
Tu es dans mon rêve ?
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