The first 200 lines.
Quand on découvre que la vérité
Est un tissu de mensonges
Sache que la joie
En toi s'éteint
Ne veux-tu pas quelqu'un à aimer
N'as-tu pas besoin de quelqu'un à aimer
N'adorerais-tu pas avoir quelqu'un à aimer
Tu ferais bien de trouver quelqu'un à aimer
Quand les fleurs du jardin
Seront mortes, mon coeur
Et ton esprit, ton esprit
Sera rempli de rouge
Tes yeux Je dis tes yeux
Ressemblent peut-être aux siens
Oui, mais dans ta tête, mon coeur
J'ai peur que tu ne saches pas où c'est
Les larmes coulent
Glissent sur ta poitrine
Et tes amis, mon coeur
Ils te traitent comme un invité
À vos armes, en joue, feu !
Présentez armes !
Pardon.
J'étais venu dire au revoir.
Le Vietnam nous avait déchirés.
Nous y étions allés croyant à la liberté et à la démocratie...
mais avions perdu notre boussole morale en chemin.
Comment avions-nous laissé ça arriver ?
Dix ans plus tôt, les choses semblaient bien plus claires.
"Mangez dans votre voiture"
"Pour personnes de couleur seulement"
Nous vivons des temps extraordinaires...
et rencontrons un défi extraordinaire.
Notre force ainsi que nos convictions...
ont imposé à notre nation le rôle de leader...
de la cause de la liberté.
C'est un combat de volonté et de résolution...
ainsi que de force et de violence.
Et dans ce combat, nous ne pouvons pas rester neutres.
Messieurs, à Berlin Ouest...
et Moscou l'année prochaine.
Moscou.
De la merde, vous ne tirerez jamais un coup de feu.
C'est ça, ouais.
Tu as fait quoi comme conneries pour décrocher le Vietnam ?
- Je vais au combat, les gars. - Une bande de chinetoques armés.
-Ces chinetoques ont battu les Français. -Ouh, battu les Français !
- Qui n'a pas battu les Français ? - Le Vietnam est la guerre de l'avenir.
La guerre de l'avenir.
Ouais.
Salut, beauté.
La même chose pour mes électeurs et moi.
Oui. Deux whiskies, deux bières.
- Un coca, s'il te plaît. - Y a un garçon bien élevé parmi vous.
C'est moi. Je ne bois pas. Je ne fume pas.
Y a quoi d'autre que tu ne fais pas ?
- Garde la monnaie. - Merci.
Oh, oui.
Je t'ai apporté des fleurs.
- On fête quoi ? - Je l'ai. Je l'ai.
Le Pentagone ?
Le Vietnam !
Le Vietnam ? Et Washington ?
Tu ne vois pas, Mary ?
Je vais à la guerre. Tu sais ce qui arrive à la guerre ?
Des gars comme moi sont promus. Je monterai en grade en combattant.
On va aller à Washington...
mais j'y vais en tant que soldat, pas comme foutu rond-de-cuir.
Attends, John. Tu sens le parfum.
Chérie, ce sont les fleurs.
Mon coeur, c'est la chance qu'on attendait.
C'est la bonne.
"Saigon, 23 mars 1962"
Trois sacs par paire. Oui !
Les simples soldats par ici !
- Qu'ils se dépêchent ! - Les simples soldats par ici.
Direction Saigon, là, ce camion.
Par ici.
- Bonjour. - Vann, John P., Lieutenant Colonel.
Colonel Vann. Vous n'êtes pas sur la liste, mon Colonel.
Je devais prendre l'avion d'hier.
- Il s'est écrasé, mon Colonel. - Content de l'avoir raté.
Prenez cette jeep là.
- Steve Burnett, du Times. - Allez-y.
Hé, vous avez de la chance.
Vous devriez être mort.
Je devrais l'être depuis longtemps. Vous vous appelez comment ?
- Steve Burnett, du Times. - Sans blague.
- Je vous dépose ? - D'accord.
Montez.
- Bienvenue, mon Colonel. - Merci.
Vous voulez bien monter derrière ? Je préfère conduire.
Laissez le monsieur du Times monter devant.
Indiquez-moi juste la bonne direction.
Une petite guerre exotique dans un paradis asiatique.
C'est comme ça qu'un collègue la décrivait.
Après la défaite des Français en 1954...
le Vietnam avait été divisé entre le Nord communiste d'Hô Chi Minh...
et le régime du Sud de Diem.
Les communistes ayant lancé une insurrection pour prendre le Sud...
les U.S.A. avaient envoyé 11.000 conseillers pour aider l'armée de Diem.
Regardez-moi cet endroit.
Ça vaut le coup de se battre pour un endroit comme ça.
Vous imaginez comment ça sera si les communistes s'en emparent ?
Bon Dieu, regardez ça.
D'où vient toute cette eau ?
Leurs champs sont en terrasses...
et ils ont un tas de canaux et digues qui acheminent l'eau.
C'est génial.
"Q.G. de l'Aide militaire au Vietnam" Messieurs.
Chacun de vous sera affecté à une division de l'Armée sud-vietnamienne...
en tant que haut conseiller.
Le soldat sud-vietnamien est un magnifique combattant...
hautement motivé, coriace et intelligent.
Le nombre d'ennemis tués communiqué à notre bureau...
est tout à fait remarquable.
Jetez un coup d'oeil.
Leur effort est excellent et notre travail est de les épauler.
Je sais que vous êtes tous des soldats expérimentés mais nous sommes ici...
en tant que conseillers.
Leur Président Diem est un homme honnête qui croit en Dieu.
Notre Dieu, à propos.
Il insiste sur le fait que c'est une guerre entre gouvernement légitime...
et envahisseurs communistes.
Nous savons tous que la Chine rouge et Moscou sont derrière tout ça.
Donc, nous avons le droit de fournir et de soutenir ces gens, mais...
c'est leur combat et ce sont eux qui commandent.
Donnez-le meilleur de vous-mêmes car eux, ils l'ont fait.
Colonel Cao ?
"Armée américaine"
Mon Colonel.
- Lieutenant Colonel John Vann. - Frank Drummond, mon Colonel, S-2.
- Ron Dray. - Sergent.
Qu'est-ce qu'il se passe ici, Major ?
Eh bien-- C'est juste un peu de...
pensée positive.
Je vous présente le chef de division, le Colonel Cao.
Colonel.
- Bienvenue, Colonel Vann. - Merci.
Hier, on a tué plein, plein de Viêt-congs mais ils ramassent les corps.
Mais je dois quand même envoyer photo à mon président.
C'est bon pour le moral, non ?
Venez. Je vais vous faire visiter mon camp.
Vous avez dit qu'il y a combien d'hommes dans votre division ?
- Environ 500. - Impressionnant.
Nous avons une très forte force de combat ici.
Grâce à l'aide de votre gouvernement...
nous armons le peuple pour qu'il combatte à nos côtés.
Bientôt, vous et moi, nous vaincrons le Viêt-cong.
Je m'en réjouis d'avance, Colonel.
- Bonjour, messieurs. - Bonjour, Colonel. Que se passe-t-il ?
Nous avons reçu d'importants renseignements.
- Frank, qu'avez-vous ? - L'ancien du village le confirme.
Un instructeur viêt-cong s'est infiltré...
et entraîne des recrues ici au village de Than Binh.
Quel est votre plan ?
Nous allons attaquer ici...
et là.
On ne devrait pas amener une équipe derrière le village...
pour leur couper la retraite vers les montagnes ?
Si. Si, mais au bon moment, Colonel.
- On entre dans la bataille ? - Allons-y.
Colonel, je pensais qu'on mènerait la bataille ensemble.
Non. On dirige ici. Je mène beaucoup de batailles ici.
Colonel, je ne fais pas les choses comme ça.
Colonel, s'il vous plaît. Soyez à mes côtés.
Centre Tigre, approchons Than Binh.
Colonel, nous devrions leur couper la retraite maintenant.
Patience, Colonel. Pas de précipitation.
Approchons le sud du village. Il semble y avoir du mouvement.
Nous avons un blessé. Je répète, un blessé.
-Maintenez avance. J'envoie hélicoptère. -Je m'en charge.
Maintenez l'avance. Je vous envoie un hélicoptère.
N'avancez pas. Je répète. N'avancez pas.
Bon, Frank, j'ai un hélico. J'arrive.
Quelle est votre situation ? À vous.
Un blessé à la jambe. Stabilisé. À vous.
Compris.
J'ai les mains liées. L'ennemi s'échappe par derrière.
Je vais les prendre par le Sud pour leur couper la route...
voir si je peux les effrayer.
Je les vois !
Un, deux, trois.
Descendez. Faites une boucle, vite.
Compris.
Descendez derrière eux. Attention aux arbres.
Ne les laissez pas s'échapper.
Plus bas.
- Mettez-vous à portée. - Maintenez. Restez.
Allons-y.
Excellent, Vann. Excellent.
Bon. Occupons-nous du reste.
On dirait qu'il y a un comité de réception.
On a des prisonniers. Allez.
Ce n'est pas bien, Colonel. Je commande, vous entendez !
Votre plan a marché. Vous avez tué un recruteur. Félicitations.
Bon travail. J'appelle le Q.G. radio pour annoncer la mort du recruteur.
Regardez les cicatrices de ce vieillard.
Elles remontent à des années. C'était un guerrier.
Il s'est probablement battu toute sa vie.
No comments yet. Be the first to leave one.