The first 200 lines.
Avis de mise en vente
"Avec plus d'un million de morts à Verdun,
"le bilan ne cesse de s'aggraver.
"Jamais champ de bataille ne fut si vaste
"et jamais combat ne fut si sanglant.
"Que ce soit au fond des tranchées
"ou dans les airs au dessus d'elles,
"des millions de jeunes soldats trouvent la mort.
"L'agresseur allemand semble imparable
"tandis que l'agressé se défend vaillamment.
"La Grande Guerre continue."
Bonjour, Blaine.
T'as pas l'intention de m'ennuyer ?
C'est pas à toi que j'en veux, c'est au banquier.
T'as salement amoché Sandford. Il veut te voir en prison.
Il l'a bien cherché.
J'ai un mandat d'arrêt.
Je te donne une demi-heure.
À ta place, je quitterais la ville.
J'irais loin.
"Sans l'intervention américaine, la France risque de tomber.
"Malgré le refus de Wilson d'intervenir,
"des Américains déterminés se sont portés volontaires.
"Les Français ont créé
"une unité de combat aérien réservée aux yankees.
"Des jeunes de toute l'Amérique partent outre atlantique
"pour apprendre à voler."
Bonne chance, fiston.
Je serai décoré, comme toi et grand-père.
On défilera ensemble le 4 juillet, tu verras.
T'inquiète, maman.
Les Jensen sont plus coriaces que les bombes.
Tu vas tant me manquer.
Écris-moi tous les jours, d'accord ?
Attention au départ !
Promis.
Ça va aller.
T'inquiète pas.
Je t'aime, Laura.
Je vais apprendre à piloter un avion !
Vous n'avez rien oublié ?
Non, père.
Je viendrai à Paris cet automne.
Je pourrai venir vous voir.
Oui, père.
Souriez, mon garçon.
La noble cause que vous allez défendre
vous permettra de vous élever dans le monde.
J'imagine.
Sortir du lot ne vous exalte pas plus que ça ?
Non content de rater Harvard, vous vous obstinez
à me faire honte par cette attitude velléitaire.
Il est temps d'honorer votre nom par vos actes.
N'avez-vous rien à dire ?
Non, père.
Nous devons nous rendre
au 228, rue Brion pour acheter notre uniforme.
Je comprends rien à ce plan.
Vous parlez anglais ?
Excusez-moi...
On est perdus et...
C'est pas grave.
Oh, Seigneur Dieu !
À votre droite, l'escadron anglais.
Ils pilotent le Bristol, le Sopwith
et le S.E.5a.
Voici le détachement français.
Ils pilotent le Nieuport 11.
Qui parle le français ?
Cela fait trois ans que notre pays est en guerre
et nous avons perdu plus d'un million de nos hommes.
Votre pays a tourné le dos à ce conflit
mais vous vous êtes bravement portés volontaires
pour défendre la liberté.
Il n'y a rien à voir.
Regardez devant vous.
À défaut de gagner la guerre, agissez selon votre conscience
dans la mesure de votre courage.
Après deux mois d'entraînement,
nous verrons lequel deviendra
l'as de l'escadron.
Ce sera moi.
Qui êtes-vous ?
Blaine Rawlings.
Vous n'êtes pas en uniforme !
J'étais pas bien sûr qu'il m'aille.
Je vois.
Voilà les nouveaux cadavres, hein ?
Quoi ? Les cow-boys rappliquent aussi ?
Ouais, je suis un cow-boy.
T'es venu tirer six coups ?
Tu devrais essayer, ça te ferait du bien.
Qu'il est drôle !
J'irai à son enterrement.
Vous savez combien de temps dure un pilote ici ?
Trois à six semaines.
Laissez-moi deviner.
Vous êtes venus pour le plaisir de voler ?
Rentrez tant que vous pouvez.
Il sait se faire des amis.
Tous ses amis sont morts.
On y est !
Voici vos quartiers.
Bientôt, d'autres nations vous rejoindront.
J'ai jamais rien vu de pareil.
Il se trouve que moi, oui.
L'infanterie peut se rhabiller.
Les Français savent recevoir.
Fais gaffe, abruti !
Excuse-moi.
Ce cognac a cent ans d'âge.
Il vaut plus cher que toi.
Pas mal !
C'est William K. Vanderbilt qui vous a loué ce château.
Whisky !
Au pied !
Un problème, Cow-boy ?
On a peur du toutou ?
Whisky est notre mascotte. Suivez-moi.
Je vais vous attribuer vos chambres.
Jensen et Toddman.
Chambre n°1.
Skinner et Lowry.
Chambre n°3.
Skinner et moi ?
Il y a un problème ?
Ce serait comme...
partager la chambre avec l'un de mes domestiques.
Lowry...
vous irez chambre n°2 avec Beagle.
Rawlings.
Chambre n°3 avec Skinner.
Pour d'autres objections, voyez avec Whisky.
Entraînement demain matin à 6h30.
- Qui dort avec le dompteur ? - Cassidy ?
Il en a tué vingt.
Il dort seul.
Dis-moi franchement...
Un Noir, ça te dérange pas ?
Je sais pas. T'es le premier que je rencontre.
Qu'est-ce qu'on t'a dit ?
Que toucher vos cheveux, ça porte bonheur.
Bas les pattes.
Je te dis ce qu'on m'a dit.
Essaye voir !
C'est gratis pour les pilotes ?
Désolé, messieurs.
Je ne peux pas vous laisser entrer.
Cet antre
est réservé aux tueurs.
T'as pas l'air d'un tueur !
Ah non ?
Je pensais qu'on était dans le même camp.
Comme ça, t'aurais tué des Allemands,
Bamboula ?
Pas encore.
Alors du balai !
On peut toucher ?
T'as glissé, tueur ?
Assieds-toi, Grant.
- Je vais me le faire. - Non !
C'est un pro. Je l'ai vu à Paris
allonger un type en huit rounds.
Six.
Pour ce qui est d'être dans le même camp...
tant que t'as pas combattu, ici, t'existes pas.
Pourquoi ?
On combat pour la France,
comme toi.
Pas comme moi.
Viens, champion.
Tu veux toujours me toucher le crâne ?
Messieurs, voici le Nieuport 17.
Le tout dernier avion de guerre français.
Vous serez bientôt
ses premiers pilotes.
Mais c'est l'homme qui compte, pas la machine.
Les balles allemandes ne sont pas plus rapides.
Sur votre gauche.
Sur votre droite.
OK, Skinner.
C'est bien.
Surveillez la jauge si vous voulez éviter
de dormir chez l'ennemi.
Allez, Toddman !
Gardez l'équilibre.
Un mot sur l'équipement.
L'écharpe d'escadrille.
Elle ne sert pas juste à séduire les filles.
- Mais... - Croit-il !
... elle protège votre cou
des constantes rotations
visant à repérer l'ennemi.
Rawlings : premier vol en solo
Maintenant
que vous savez voler, il est temps de parler tactique.
Gauche.
Droite.
Les deux.
Droite.
No comments yet. Be the first to leave one.