The first 200 lines.
La voie est libre !
- Vous désirez ? - Un whisky.
Où est la patronne ?
Qui la demande ?
Mon nom est Johnny...
Guitar.
Et alors ?
J'ai rendez-vous avec Vienna.
Elle est occupée. Attendez.
Je dînerais bien.
Sers-le à la cuisine, Tom.
Vous n'avez payé votre verre.
La nuit est jeune.
Je pourrais rester un peu.
Prenez-en soin.
Quelle carrure, étranger !
Un homme grand, on le remarque.
Un certain Johnny Guitar. Il dit que vous l'attendez.
Je le verrai tout à l'heure.
Sam, accroche une lampe dehors.
À quoi bon, par ce temps ?
Et si quelqu'un vient comment trouvera-t-il ? Accroche une lampe.
Je n'ai jamais vu une femme aussi homme.
Elle agit et pense comme un homme
et me fait douter d'en être un.
C'est le journal du mois dernier. Combien de fois l'as-tu lu ?
J'aime savoir ce qui se passe dans le monde.
Bientôt, il se passera des choses ici.
Pense à ça.
Dire que je travaille pour une femme...
et que j'aime ça !
Lance la roulette.
Pourquoi ? Pas de clients.
J'aime l'entendre.
Restez assis.
Du vin, M. Andrews ?
Je retourne à mon équipe. On continue de miner la montagne.
Attendez que la tempête se calme.
Dites-moi, pourquoi choisir cet endroit pour construire ?
Vous saviez que le chemin de fer passerait ici ?
Il y a quelque temps, j'ai rencontré votre arpenteur et...
nous avons échangé des confidences.
Avec la voie ferrée, combien vaudra ce terrain ?
Plus qu'Albuquerque.
En voulez-vous une part ?
J'aurai besoin d'aide.
Je ne suis pas bon tireur.
C'est une chance de devenir riche.
Ou une chance de me faire tuer.
Mes amis vous ont influencé.
Ils sont résolus. Trop pour mon goût.
Bonne chance, Vienna. Même si c'est peu.
Je ne crois pas à la chance.
Un bon tireur ne compte pas sur un trèfle à quatre feuilles.
Vous attendez du monde ?
Pas pour dîner.
Continue, Eddie.
Descendez, Vienna.
Regardez bien.
Je suis désolée, Emma. Votre frère était quelqu'un de bien.
Qu'en savez-vous ?
Il ne vous a jamais regardée.
Mais c'était quelqu'un de bien.
On veut le Dancing Kid et sa bande.
- Ils n'habitent pas ici. - Vous êtes complice !
Plus besoin de vous !
On a des ennuis,
n'en ajoutez pas.
Les seuls ennuis ici sont ceux que vous apportez.
Tu conduisais, tu as vu le meurtre. Qui a tué ?
Ils étaient quatre...
Pas combien, qui ?
Le soleil m'aveuglait.
Tout à l'heure, tu as dit le Dancing Kid. Redis-le !
Vous l'avez dit.
J'ai dit peut-être.
D'autres témoins, marshal ?
Pas besoin. Nous vous arrêtons, vous et vos hommes.
Tu peux arrêter la roulette.
Venez me chercher, M. McIvers.
Pas de coups de feu.
Je ne viens pas de mon plein gré.
C'est un cas de pendaison. On n'arrête pas sans preuves.
Avec le Kid, il vous en faudrait ?
Le Dancing Kid et Vienna, ce n'est pas pareil.
Je dis que si ! C'est la même engeance !
La diligence attaquée, votre frère tué,
et vous ne pensez qu'à pendre le Dancing Kid.
Vous savez que ce n'est pas lui.
Vous le savez tous.
La vraie raison ?
C'est un tueur !
Qui a-t-il tué ?
Pourquoi le haïssez-vous ? Que vous a-t-il fait ?
Est-ce bien de la haine ?
Qu'avez-vous à dire ? Parlez.
Qu'Emma le dise.
Je me moque de lui.
Il me faisait les yeux doux.
Je n'ai rien dit à mon frère, Len l'aurait tué.
Alors, il a tué mon frère, croyant qu'il pourrait m'avoir.
C'est plutôt l'inverse, Emma.
Vous pensez l'avoir.
Elle est folle !
Vous avez honte de le désirer, vous préférez le voir mort !
Et moi aussi.
Vous pourrez dormir.
Je ne dormirai pas avant de vous voir pendus.
Vous, le Kid et votre sale engeance !
Regardez-la ! À nous toiser, de là-haut,
comme une grande dame !
Allez la chercher !
Je n'ai jamais fait de mal à aucun d'entre vous.
Ne m'y forcez pas.
Traînée du chemin de fer ! Indigne de vivre parmi nous !
Vous feriez mieux de partir,
avec vos hommes.
Nous sommes ici pour rester. Faites-vous à l'idée.
On ne veut pas de vous ici.
Cette terre était libre.
Je n'en céderai pas un pied.
Vous avez mal entendu. On ne veut pas de vous ici !
La terre n'est pas à vous. Pas celle-ci.
Il vous en restera de quoi y être enterrée.
Je compte être enterrée ici. Au vingtième siècle.
Vous ne verrez jamais un train !
Enfin vous l'avez dit.
Il a fallu du temps pour que la vérité sorte !
Vous possédez la ville
et tout le bétail à 500 miles à la ronde !
Mais ce n'est pas assez. Vous voulez tout avoir.
Vous ne supportez pas de voir d'autres vivre ici.
Mais vous devrez bien.
Vous allez voir naître une ville.
Là où vous vous tenez !
Elle ne vous appartiendra pas !
Le train amènera les gens
par centaines, par milliers !
Vous ne les arrêterez pas.
Dites-leur, M. Andrews !
Vous l'avez bien dit.
Il n'y aura pas de gare ici.
À Vienna de décider.
Vienna a décidé.
Maintenant, dehors !
De grands mots pour une petite arme.
Vous ne nous tuerez pas tous.
Deux suffiront.
Vous n'oserez pas.
Essayez.
N'allez pas trop loin.
Posez cette arme, Vienna.
En bas, je vends du whisky et des jeux.
Si vous montez, vous achetez une balle dans la tête.
Que préférez-vous ?
Dispersez-vous, les gars.
Je vais vous tuer.
Je sais. Si je ne vous tue pas avant.
Vous vouliez le Dancing Kid, marshal.
Le voilà.
Vous m'offrez cette cigarette ?
Auriez-vous du feu, ami ?
Rien ne vaut une cigarette et une tasse de café.
Certains sont obsédés par l'or et l'argent.
Pour d'autres, c'est les terres et le bétail.
Et il y a ceux qui ont un faible pour le whisky
et les femmes.
Mais au fond, de quoi un homme a-t-il besoin ? D'une cigarette
et d'un café.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Johnny Guitar.
C'est pas un nom.
Vous voulez le changer ?
Vous êtes ici pour jouer, pas pour insulter
mes clients.
Si c'est ça, vos clients, j'hésite à accepter.
Vous êtes sûr de vous, pour un homme sans arme.
Et mal élevé.
Le Dancing Kid ?
C'est mon nom, ami. Vous voulez le changer ?
Non, il me plaît. Vous savez danser ?
Vous savez jouer ?
Je suis désolé, Emma.
Où étiez-vous cet après-midi ?
ça vous regarde ?
Du calme, Bart. Le marshal ne fait que son devoir.
J'attends une réponse.
Où étions-nous ?
Comme chaque jour. Dans notre mine d'argent.
Quelle mine ? Personne ne l'a vue !
Avec quoi on paie ?
En volant, en tuant d'honnêtes gens qui travaillent.
Vous êtes dur, M. McIvers.
Vous n'avez ni ferme,
ni commerce. Mais vous avez toujours de l'argent.
Je vous l'ai dit : on a une mine.
On aimerait bien la voir.
Pour que toute la région vienne l'envahir ?
Qu'y a-t-il ? Après le travail,
on vient boire et jouer ici, comme tous les vendredis.
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