The Raven (Le Corbeau)

The Raven (Le Corbeau) (Le Corbeau)

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1:31:43 Le Corbeau
Le Corbeau 1943 Criterion 1080p BluRay x265 HEVC FLAC-SARTRE
A Commentary by Huss309
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Published on: 2026-03-08
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FPS: 25

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The first 200 lines.

- La mère est sauvée. - Et l'enfant ?

Non.

- Mon Dieu ! Vous n'avez pas fait ça ?

Je l'ai fait. Honnêtement.

Si vous voulez un petit-fils, dans six ou huit mois, pas avant.

Vous demanderez à votre gendre d'en faire un autre.

- Il a déjà eu du mal... - Un voisin l'aidera !

- Ne pleurez pas. Vous gardez votre fille, c'est l'essentiel.

Allez, en route !

Dépêche-toi,

c'est l'heure des visites. - J'ai terminé.

Quand vous aurez fini de gémir...

- Je ne peux pas me relever. - Eh bien, restez couché !

- Allons... Ne vous énervez pas. - C'est une méchante femme.

- C'est ma sœur. - Pardon.

- C'est une méchante sœur. - Non, c'est une malheureuse.

Elle l'a toujours été. Tenez, vous lirez ça ce soir.

- Vous êtes bien la femme du docteur Vorzet ?

- Oui. - Il a un service à l'hôpital?

- Presque, il dirige l'asile d'aliénés.

- Il pourrait me faire changer de lit?

- De lit? - Ce numéro me porte malheur !

Si je reste ici, il m'arrivera quelque chose.

- Ne dites pas de sottises... Voilà une visite pour vous.

- Bonjour, François. - Bonjour, maman.

Bonjour, François.

Je t'ai apporté

ton rasoir.

- Pourquoi es-tu si désagréable avec les malades ?

- Pourquoi es-tu si aimable avec le docteur Germain ?

- Que dis-tu ? - Qu'on te voit trop

à l'hôpital. Je préviendrai Michel à son retour.

Mon mari trouve ça très bien.

- Moi, je trouve ça très mal. - Je suis assistante sociale !

Tu es une grue. Bonjour, docteur.

Bonjour, mesdames.

- Alors ? - J'ai sauvé la mère.

- Encore ? - Pourquoi, encore ?

C'est la troisième fois en six semaines.

- Si vous n'avez pas confiance, pourquoi m'appelez-vous ?

- Vous ne serez plus dérangé ! - Allons !

Toujours à vous chamailler !

- Monsieur, je vous fais juge... - Non, ne me mêlez pas à ça !

J'ai assez d'ennuis avec ma femme.

- Mme Delorme est tracassière ? - Elle ? C'est un chameau !

Enfin ! Heureusement que j'ai ma pipe et la boisson !

Au lieu de vous disputer, j'ai un cas de gangrène pittoresque...

Le tibia est sorti de la jambe de dix centimètres ! Quelle blague !

- Je n'ai jamais été très blagueur.

- Tant pis. Le docteur Bertrand profitera seul du spectacle,

mais vous le regretterez ! - J'en suis sûr.

Vous allez voir, c'est crevant !

- Ne vous gênez pas ! Donnez-moi ça !

- Je dois enlever la paperasse de vos poches,

si vous ne voulez pas qu'elle aille à l'étuve.

- Je vous demanderai de ne pas la lire !

- Je ne vous demande pas pourquoi vous écrivez à ma sœur.

Pourquoi la surveiller ?

- C'est pour vous, Laura est une vipère.

- Le 13 se plaint de ne pas dormir.

- Le 13 ? Le cancer du foie ? Il en a pour quinze jours...

- On lui donne de la morphine ? - A quoi bon ?

- Je vous l'avais ordonné ! - Je mets de l'eau distillée,

ça lui fait le même effet ! - Je viens de la pharmacie,

toutes les ampoules ont disparu ! J'ignore ce que vous en faites,

mais retrouvez-les avant demain !

- Ecoutez... - Non ! Demain matin !

- Bonjour. - Bonjour, Philippe.

Tu n'as pas déjeuné ? - Si, monsieur.

- Alors, que fais-tu ? - Je commence à goûter !

Docteur !

Excusez-moi... - Je vous en prie...

- J'ai quelqu'un de malade. - Rolande ?

- Non, ma sœur. - Ah ?

En montant chez vous, frappez à sa porte.

Ça ne vous ennuie pas ? - Je suis médecin.

Tu veux que je te tire les oreilles ?

Tu ne peux pas faire attention ?

- Ils sont jeunes... - Oui...

- Vous n'aimez pas les enfants ? - Pas trop.

Et vous habitez dans une école !

La malchance !

- Alors, Rolande, vous jouez la concierge ?

- Non, docteur. Je me trouvais là par hasard,

et je vous ai vu venir.

Votre tante est malade ?

Denise ?

Ouais... Il paraît.

Docteur ! On a apporté une lettre

pour vous ce matin. Je l'ai laissée sur votre bureau.

Merci.

Entrez.

- Bonjour, mademoiselle. - Bonjour...

Laissez. L'air me fait du bien.

- Ce n'est pas pour vous, c'est pour moi.

Ces piaillements m'exaspèrent.

Vous vous parfumez ? - Ça ne vous plaît pas ?

- J'aurais dû laisser la fenêtre ouverte.

Alors ? D'où souffrez-vous ? - D'un peu partout.

Je tousse, j'ai la fièvre et une espèce de lassitude...

Et comme un point dans le dos ! En haut et à gauche.

- Ici ? - Oui.

- Ou là ? - C'est-à-dire...

- Peut-être entre les deux ? - Peut-être...

- Je vais vous ausculter, déshabillez-vous.

Le lainage, seulement.

Respirez.

Toussez.

Encore.

Dites 33. - 33, 33,

33 ! - Moins fort.

- 33, 33, 33. - Bon, étendez-vous.

Vous avez un mouchoir ? - La chemise ne suffit pas ?

Non. Je prendrai le mien.

Respirez.

Encore.

Respirez normalement.

- Oh ! Pardon. - Entre !

- J'étais venue t'apporter des journaux.

- Tu peux rester. - Non !

Si vous le permettez, j'aimerais rester seul avec mademoiselle.

Naturellement. Je m'excuse.

Trente secondes suffiront.

- Vous voyez ce que j'ai ? - Parfaitement.

Vous n'avez rien. - Je ne suis pas malade, moi ?

Vous vouliez vous faire ausculter.

Pour ce genre d'auscultation, n'appelez pas un médecin.

Pas moi !

Au revoir.

Joseph, va !

Je m'appelle Rémi.

Maintenant, vous pouvez entrer.

- Ce n'est pas grave ? Je ne vais pas la fatiguer ?

Vous ne la fatiguerez pas.

- Attendez ! Ça ne sert à rien de jouer la comédie.

Je venais vous voir. Les journaux n'étaient qu'un prétexte.

Vous n'en aviez pas besoin !

Vous croyez ?

Vous vous trompez. C'était peut-être vrai hier,

ça ne l'est plus aujourd'hui. Et par votre faute !

- Je ne comprends pas. - Vous êtes un ami réservé,

mais il vous est arrivé de dire quelque chose sur mon compte.

N'est-ce pas ? - Moi ?

- Il paraît que nous nous donnons des rendez-vous secrets.

On m'accuse d'être votre maîtresse.

Qui ?

- J'ai reçu une lettre anonyme, une lettre ignoble.

Comprenez que je sois maintenant obligée de vous éviter.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

Prenez les sacs de voyage.

On déposera une malle dans la cour.

Bien, madame.

- Quel voyage ! Quoi de plus ridicule qu'un congrès

de médecins ? Si ce n'est un congrès de psychiatres !

Personne n'écoute celui qui parle, Dieu merci !

Sinon, ce serait une immense tempête de rigolades !

Pour prendre ces communications au sérieux, il faudrait un public

de malades ! Et encore...

Au fond, la seule utilité de ces manifestations,

c'est de permettre aux médecins provinciaux

d'aller tromper leur femme avec les Parisiennes !

Comme ça n'est plus de mon âge, je suis rentré.

Laura,

qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'y es pas ?

Michel, je t'ai parlé

de la lettre d'hier. - Oui, et après ?

- Il y en a une pour toi aujourd'hui.

Ah ?

Trois feuilles de timbres.

- Vous les mangez ? - C'est pour une œuvre

qui les stocke pour des collectionneurs.

Chaque feuille, c'est un Chinois sauvé du paganisme !

C'est la foi qui sauvera le monde !

- Bonjour, Rolande. Donnez-moi deux timbres.

Merci.

Envolée !

Passez muscade !

Je ne vous savais pas de retour.

- Un vieux mari ne doit pas laisser longtemps seule sa jeune femme.

- Vous dites ça pour moi ? - Pourquoi pour vous ?

Je dis ça pour elle et pour moi.

Ne vous fâchez pas, je vous rends vos lettres.

Vous permettez ? Je suis un peu graphologue.

- Je vous croyais mystificateur. - Graphologue et mystificateur.

L'un n'exclut pas l'autre.

Curieux caractère.

De l'intelligence, beaucoup d'intelligence...

Plutôt trop ! De la sensualité...

Beaucoup trop de sensualité.

Et avec ça, un manque de souplesse, de liberté.

Vous n'avez pas d'indulgence pour la vie.

Vous êtes un bloc ! Un beau bloc mais un bloc.

Ça ne doit pas vous faire énormément d'amis...

Je n'ai ni amis ni ennemis.

- Tiens ? - Vous me connaissez un ami ?

- En tout cas, je vous connais un ennemi.

- Qui ? - Vous permettez ?

Vous monopolisez la boîte aux lettres !

Bonjour. Bon voyage ? - Excellent, Marie. Merci.

- A tout à l'heure à l'hôpital. - A tout à l'heure.

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