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UN FILM ORIGINAL NETFLIX
Alia, dis à Abel de rentrer.
Il va bientôt faire nuit.
D'accord, maman.
- Bonsoir, M. Asep. - Bonsoir, mademoiselle.
- Je vais y aller. J'ai fini le travail. - Ok.
Abel ?
Abel ?
Abel.
Je t'ai appelée.
Il y a quelqu'un derrière l'arbre.
Il y a personne.
Il y avait quelqu'un.
Il a dit
qu'on pouvait pas rester ici, que c'était sa maison.
À quoi il ressemblait ?
Viens, on rentre.
Il y avait quelqu'un.
Je l'ai vu.
Tu ne me crois pas ?
Abel.
Ce n'est pas la première fois.
Tu dis voir quelqu'un, mais il n'y a personne.
C'est juste ton imagination.
Allez, on rentre. Maman nous attend.
Non.
Tu vas te faire mal au cou dans cette position, chérie.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
La musique m'empêche d'entendre autre chose.
Comment ça, "autre chose" ?
- Quelqu'un. - Qui ?
C'est juste un rêve. Dors bien, d'accord ?
- Bonne nuit, ma chérie. - Bonne nuit, maman.
Abel ! Abel !
- Abel ! Maman ! Papa ! - Abel !
Il y a quelque chose à l'intérieur !
Calme-toi, Abel. C'est maman.
Alia !
Tu as vu quoi ? Quelqu'un ? Un cambrioleur ?
Alia !
Excusez-moi.
- Je n'ai pas commandé ça. - Offert par le jeune homme.
D'accord. Merci.
On dirait que tu travailles dur.
Besoin d'un coup de main ?
Non, merci. J'ai presque fini.
- T'es là depuis quand ? - Vingt minutes.
- Vingt minutes ? - Ouais, je t'ai regardée.
Tu es si belle. Je ne m'en lasse pas.
Arrête, Davin !
ONCLE HERMAN
Juste une seconde.
Allô ?
Je vais bien. Qu'est-ce qu'il y a ?
Navré que ça ait dû se passer comme ça, Alia.
On ne pouvait pas attendre ton retour.
Il fallait enterrer tes parents rapidement.
Je suis désolé que tu n'aies pas pu les voir une dernière fois.
Tes parents étaient en voiture.
Ils ont tenté d'éviter un camion
qui a freiné brusquement.
Le camion transportait de l'acier.
L'acier a traversé la voiture.
Tes parents ont été conduits à l'hôpital.
Mais pendant le trajet…
Ils n'ont pas survécu.
Alia.
Tu dois être solide.
Sois forte.
Oui.
C'est le destin. C'est arrivé.
Je tenais à te dire…
Abel.
Prends soin d'elle.
Tu es la seule famille qui lui reste.
Avant de rentrer à Yogya, je dois te prévenir.
À propos de cette maison.
C'était un logement de fonction.
Ton père étant décédé,
vous ne pouvez plus y vivre.
La société de ton père
vous laisse trois mois
pour quitter les lieux.
Peut-être…
qu'Abel et toi pouvez retourner à la maison dont vous héritez.
La maison de votre enfance.
Celle de la rue Teratai. Elle est inoccupée depuis presque un an.
ARDI ADITAMA
14 NOVEMBRE 1975 15 NOVEMBRE 2017
TIARA SUKMA NÉE SOEROSO
9 MARS 1975 15 NOVEMBRE 2017
Abel.
Bel ? C'est Alia.
Abel.
Bel. Hé.
Je suis à la maison.
Voici Davin, mon petit ami.
Il est venu de Bangkok.
Salut, Bel.
Ça va aller. Hein ?
Tu n'es pas seule. Je suis là.
Je vais accepter un travail à Jakarta.
Je vais rester avec toi.
On sera ensemble comme au bon vieux temps, hein ?
Je vais vite régler tout ça, à commencer par le déménagement.
Déménager ?
Oui.
Cette maison appartient à la société de papa, on ne peut pas y rester.
On va aller où ?
Notre ancienne maison. Celle de la rue Teratai.
Oui, monsieur, je viendrai travailler la semaine prochaine.
Merci.
Est-ce que tout va bien ?
Merci de m'accompagner, Vin.
Ça va aller, pour ton travail ?
Les photographes n'ont pas de bureau. On est mobiles.
J'irai voir mon père à Bandung.
À Bangkok, je n'aurais pas été serein.
Je ne peux pas vous laisser seules ici.
Tu es fatiguée, Bel ?
On ne peut pas aller ailleurs ?
Ton nouveau boulot n'a pas de logements ?
On peut loger dans notre propre maison. Où est le mal ?
On en a hérité, on va s'en occuper.
Mais je n'aime pas cet endroit.
Pourquoi ?
Il y a une présence étrangère.
Il n'y a rien, Bel. C'était un cambrioleur.
Ta fenêtre devait être mal fermée.
Papa l'a dit.
On l'avait signalé au commissariat du quartier. Tu te souviens ?
On a déjà déménagé plusieurs fois.
Quand papa a été muté à Semarang, Medan ou Balikpapan,
on a toujours suivi.
Et tu as eu cette impression dans d'autres maisons.
Alors, arrête.
- C'est la maison ? - Ouais…
- M. Asep. - Oh, Mlle Alia !
- Comment ça va ? - Je vais bien.
Mlle Alia, Mlle Abel,
je vous présente mes condoléances. Vous devez être fortes.
Mlle Abel, soyez forte.
Merci. Et merci d'avoir nettoyé la maison.
Je n'ai pas fini, je dois encore tondre derrière.
Il y a aussi des fuites par endroits. Les tuiles ont bougé.
Jetez-y un œil.
- Je vais voir la maison. - Je vous en prie.
Attention à la marche.
Vin, je vais voir ma chambre.
- Tu dormiras là, dans la chambre d'amis. - OK.
Vin.
Là, c'est la chambre de mes parents.
Oh, désolé.
Il y a pas mal de travaux à faire.
Si on n'est que trois, ça risque de prendre du temps.
C'est vrai.
Je dirai à M. Asep de trouver du monde.
Allez, on y va.
Laisse-moi faire.
Ça fait longtemps qu'il fait ça.
- Tu es sûre de pouvoir le faire ? - Bien sûr.
Tu vois ? "Tu vois ?"
Allons voir ta chambre.
Voilà, c'est là.
Abel !
Bel, on mange.
Bel ?
Je t'ai fait du riz frit, tu adores ça.
Bel, allez.
Très bien, repose-toi, alors.
Mais tu vas à l'école demain. Je t'y conduirai.
Je veux pas y aller.
Bel, tu as été absente trop souvent.
Ressaisis-toi. Tu iras à l'école demain.
Non.
Abel, qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Dis-moi la vérité.
Quelqu'un me suit sans arrêt à l'école.
Bel.
Si tu es absente trop longtemps, tu ne pourras pas suivre.
Tes notes seront catastrophiques.
Bel.
Abel ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Abel ? Qu'est-ce que tu fais ?
Je prie pour qu'il parte.
Qui ça ?
Il y a quelque chose dans cette maison.
Pas vraiment une personne.
- Il n'y a rien. - Si !
Bel, arrête ça.
Je t'en prie, crois-moi.
On trouvera un psychiatre demain.
Un autre.
Pas celui chez qui maman t'emmenait.
Pour que tu n'aies plus peur comme ça.
Tu n'auras plus cette impression de présence qui t'effraie.
Ni d'hallucinations.
Je n'ai jamais eu d'hallucinations !
Maman ne m'emmenait pas chez un psy.
On allait chez Mme Windu.
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