The first 200 lines.
FUNNY BOY UNE VERSION MUSICALE DE HAMLET
PREMIERE
C'est la première !
C'est le nouveau spectacle De Max Bialystock
Sera-t-il un échec ou un succès ?
Les acteurs font leur dernier salut
Voilà le public maintenant
Les portes sont ouvertes Ils arrivent
Écoutons ce qu'ils ont à dire
Il a encore réussi Il a encore réussi
Max Bialystock a encore réussi
C'est incroyable
C'est inconcevable
Comment a-t-il réussi ?
C'est le pire spectacle en ville
On s'est assis là en soupirant
En grognant et en pleurant
Sans aucun doute
C'est le pire spectacle en ville
Nous voulions nous lever et siffler
Nous avons déjà vu de la merde Mais jamais comme ça
Max Bialystock a encore réussi
Les chansons étaient pourries Le scénario était nul
Il a fait à Shakespeare Ce que Booth a fait à Lincoln
On a fait ça spécialement pour Max Bialystock.
SOIRÉE DE CLÔTURE
On n'aurait pas pu partir plus vite
FUNNY BOY ! PAS TELLEMENT...
Quel désastre !
Nous sommes encore sous le choc
Qui a produit ce toc ?
Ce misérable et minable Max Bialystock
MAX BIALYSTOCK DIRECTEUR DE PRODUCTION
Quel pauvre type !
Bonjour ?
M. Bialystock ?
Il y a quelqu'un ?
M. Bialystock ?
Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?
Que voulez-vous ?
Répondez-moi, andouille, parlez !
Pourquoi ne parlez-vous pas ?
J'ai peur. Peux pas parler.
D'accord. Je suis désolé.
Excusez-moi. Calmez-vous.
Reprenez-vous. Suivez-moi.
Voilà. Allez.
Venez. Par ici. Attention à la marche.
Écoutez. Prenez une bonne respiration.
Expirez lentement.
- Qui êtes-vous ? - Je suis Léopold Bloom.
Je suis comptable chez Whitehall & Marks
et je viens voir vos livres.
Oh ! Vraiment ? Eh bien, écoutez. Qui est-ce ?
Serrez-moi, touchez-moi.
Serrez-Moi-Touchez-Moi. Une de mes commanditaires.
Écoutez, je dois rencontrer un grand investisseur.
Rendez-moi service. Allez à la salle de bains.
- Mais je n'ai pas envie. - Essayez.
Pensez aux chutes du Niagara.
Je suis à vous dans un instant, ma chère !
Serrez-Moi-Touchez-Moi. Où est Serrez-Moi-Touchez-Moi ?
Embrassez-Moi, Pincez-Moi, Léchez-Moi, Sucez-Moi...
La voilà. Serrez-Moi-Touchez-Moi.
Ça a marché. Dès que j'ai visualisé les chutes du Niagara...
- Reculez ! Pas un bruit. - ... je n'ai pas eu de peine à...
J'arrive. J'arrive.
Voilà qui est mieux.
Salut, beauté.
- Serrez-moi, touchez-moi. - Dès que j'aurai fermé la porte.
Avez-vous apporté le petit chèque ?
Bialy ne peut pas produire de pièces sans des petits chèques.
Voilà.
Mais d'abord, peut-on faire un jeu s'il vous plaît ?
Un petit jeu lubrique.
D'accord, mon petit joujou sexuel.
À quoi jouons-nous ?
- La Débutante et le Maçon ? - Oh ! Non.
Non.
Pourquoi pas Le Rabbin et la Contorsionniste ?
Vous aimez ce jeu-là, il vous garde souple.
Je sais. Jouons à La Laitière vierge
et le Garçon d'écurie bien membré.
Je ne crois pas en avoir la force.
- Oh ! Ça ira. Je serai douce. - D'accord.
Oh ! Seigneur !
Le lait est si lourd.
Je n'arriverai jamais à la maison.
Vous, là-bas, le garçon d'écurie bien membré.
Voulez-vous m'aider, je vous prie ?
Bien sûr, ma petite reine laitière.
D'abord, je vais prendre votre lait.
Ensuite, je prendrai votre virginité !
Non. Non. Jamais. Non.
Oui. Oui.
Prenez-moi, garçon bien membré.
Chérie, attendez ! Je n'ai pas encore pris mon café.
Doucement.
Oh ! Mon Dieu !
- Envoyez-moi au 7 e ciel, animal. - Oui.
- Envoyez-moi au 7 e ciel. - Oui.
Oui, ma chérie. Jeudi. Revenez jeudi.
Je vous enverrai au 7 e ciel jeudi.
Je pourrais même venir avec vous.
Mais le petit chèque d'abord. Où est le petit chèque ?
Allez, allez, trouvez le petit chèque.
Oh ! Tenez.
Je l'ai écrit comme vous m'avez demandé.
- À l'ordre de «Comptant», la pièce. - Oui.
Drôle de nom pour une pièce, «Comptant».
Oui.
Tout comme The Iceman Cometh. À jeudi.
Au revoir.
- Salut. - Salut.
- Au revoir. - Salut.
Oui, oui, oui.
Espèce de vieille mémé cochonne.
Je peux sortir de la salle de bains, M. Bialystock ?
Oui, bien sûr.
Je suis désolé de vous avoir surpris à fricoter avec la vieille.
«Fricoter avec la vieille.»
Merci, M. Tact.
- Votre manteau, je vous prie ? - Oh ! Merci.
- Donc, vous êtes comptable ? - Oui, monsieur.
Alors, rendez-moi des comptes !
Pourquoi courez-vous les jupons des vieilles ?
Plutôt pervers, hein ? Je sais ce que vous pensez.
Comment osez-vous me condamner sans connaître les faits ?
- Oh ! M. Bialystock, je ne... - La ferme !
J'ai une conversation rhétorique.
- Savez-vous qui j'étais ? - Eh bien, oui.
Oui. Vous étiez Max Bialystock, le roi de Broadway.
Non, je suis Max... C'est exact.
- C'est exact. - Et je dirais, M. Bialystock,
et ne le prenez pas mal,
que vous n'êtes pas juste un vieux cochon.
Merci.
Vous êtes aussi un excellent producteur de Broadway.
Et vous devriez savoir quelque chose à mon sujet.
Quand j'étais petit, j'ai eu la chance
de voir Bialyhoos of Forty-Two.
- Bialyhoos ? - Oui. Oui.
Et j'ai encore le talon du billet.
- Oh ! Ça alors. - Oui.
Et depuis lors, j'ai toujours eu le désir secret
de devenir producteur à Broadway.
Le désir secret, hein ?
Eh bien, petit. Je peux vous donner un conseil ?
- Oui, monsieur. - Que ça reste secret.
Tenez les livres, je vous prie. Le tiroir du dessus à gauche.
Oh ! Mon Dieu !
Regardez-moi ça !
C'est ça, chérie ! Quand on est belle, on se montre !
M. Bialystock, puis-je vous parler une minute ?
- Une minute ? - Oui.
- Juste une minute ? - Oui.
- D'accord. - En consultant vos livres...
- Partez ! - J'ai remarqué que...
Deux secondes de perdues, il en reste 58.
- Quoi ? - Le temps, c'est de l'argent.
Exact. Eh bien, j'ai consulté vos livres,
et selon les colonnes «Pièces reçues»...
- Plus que 48 secondes. - ... vos chiffres...
- Vite ! - ... M. Bialystock,
sont erronés.
Vingt-huit secondes. Votre temps s'écoule.
- Tic-tac... - Je ne peux pas...
- Je ne peux pas... - Quinze secondes. Douze.
- Je ne peux travailler... - 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 .
... dans ces conditions.
- Vous me rendez très nerveux. - J'étais...
- C'est quoi, un mouchoir ? - Quoi ? Ça ? Non, c'est...
Ce n'est rien.
Eh bien, si ce n'est rien, pourquoi me le cacher ?
Ma couverture ! Ma couverture bleue !
Rendez-moi ma couverture bleue !
Donnez-moi ma couverture !
Donnez-la-moi. Donnez-moi la couverture !
Donnez-la-moi. S'il vous plaît.
Donnez-la-moi. Donnez-moi la couverture.
Donnez-la-moi.
Ne paniquez pas. Ne paniquez pas.
Je... Je suis désolé.
C'est juste que je n'aime pas qu'on touche à ma couverture bleue.
Ce n'est pas grave. C'est une compulsion mineure.
Je peux me maîtriser si je le veux.
Mais je l'ai depuis que je suis bébé
et je la trouve très réconfortante.
J'ai besoin de m'étendre une minute.
Ils viennent tous ici.
Comment me trouvent-ils ?
Hé ! Petit.
Hé ! Ho !
Quel bordel !
Comment puis-je vous aider ?
Qu'y a-t-il ?
- Vous allez me sauter dessus. - Quoi ?
- Vous allez me sauter dessus. - Non.
- Vous allez m'écraser... - Non. Du calme.
- ... comme un insecte. - Oh !
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