U Turn

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U-Turn Fr 25 000
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Published on: 2017-02-02
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The first 200 lines.

U TURN ICI COMMENCE L'ENFER

Va te faire foutre !

Ah, non ! C'est pas le moment. Merde !

DEMI-TOUR AUTORISE

J'ai un incendie de moteur.

Qui a éteint la musique ?

Vous avez coupé la musique.

Harlin, c'est vous? Il est là, Harlin?

Ça m'étonnerait. Il est mort.

- C'est votre garage ? - Oui.

- Pourquoi il s'appelle ''Harlin's ? - C'était à Harlin.

Jetez un coup d'oeil à ma voiture. Le tuyau du radiateur a pété.

Ça va encore être la canicule. Ou pas.

Allez savoir. Quand il fait chaud, je préfère dormir.

- Quand il fait froid aussi. - Harlin ...

- Darrell. - Le tuyau a dû péter.

- Votre tuyau a pété. - Je le sais. Je viens de le dire.

Réparez-le vous-même, M. l’expert.

Je serais ici si je le pouvais? Vous le faites ou je vais ailleurs?

Ailleurs ? C'est à 50 miles d'ici.

La station-service en ville a fermé il y a trois ans.

Bon. Vous pouvez réparer, oui ou non ?

- Ouais, je peux. - Super.

Je vais voir si j'ai un tuyau de réserve. Ça va durer.

- Combien de temps ? - Le temps qu'il faudra.

- Quelle heure est-il ? - 10h20.

L'Arizona ...

- Il doit déjà faire 32 degrés. - 33.

- Vous vous êtes blessé la main? - Un accident.

Il faut faire attention. Les mains, c'est important.

Je ne sais pas si ça se voit, mais quand j'étais gosse ...

Intéressant ... On peut boire dans le coin?

Il y a une buvette. C'est pas grand-chose.

Mais ça nous suffit.

Je reviens dans deux heures. Prenez-en soin.

- Une auto comme tant d'autres. - Une Mustang.

La différence est que vous, vous vivez ici alors que moi, je passe.

- J'ai des trucs à prendre. - Faites comme chez vous.

C'est comme une ville, mais en plus laid.

- Hé, toi là-bas ! - C'est à moi que tu parles, vieux?

Prends-moi une limonade à la machine du coin.

- Tu ne peux pas y aller toi-même? - Je suis aveugle.

- J'ai perdu la vue au Vietnam. - Désolé.

Pas la peine. Cherche-moi à boire je meurs de soif.

- Tu as des sous? - Non. Je suis un vétéran aveugle.

Dans quel monde vivons-nous ?

Je veux du Dr Pepper. Le coca n'a pas de goût.

Décapsule-la moi. Dieu te le rendra.

Incroyable ! Quelle merde ...

C'est pour mère Nature. Je suis moitié indien.

- Bravo. - A la santé de nos parents.

- Tu en veux? - Non merci.

Ce chien a l’air malade.

C'est qu'il est mort. Tu ne l’as pas caressé, j'espère ...

- A quoi ça te sert, un chien mort ? - Il vient de mourir.

Ben quoi ? Jesse et moi, on est ensemble depuis la guerre.

Viens, Jesse.

A plus tard. A moins de rencontrer pire que toi.

- Je peux t'aider, ma belle? - Je rejoins ma voiture.

- C'est sur le chemin. - Je ne parle pas aux inconnus.

Moi, c'est Bobby. On se connaît. Tu vois, c'est simple, ma belle.

- Ne m'appelle pas comme ça. - Tu ne m'as pas dit ton nom.

- Peut-être que je ne le veux pas. - Pourquoi tu t'es arrêtée alors ?

- Quelle prétention. - Une de mes qualités.

- Je m'appelle Grace. - Grace, je peux porter tes cartons ?

- Ça va? Je prends ça? - Non, ça ira.

- Ta main ? - Un accident.

Il faut faire attention. C'est juste des rideaux et des tringles.

Je me suis lassée des vieux. Maman les avait cousus.

Il me les fallait. Ça t'est arrivé de vouloir un truc?

- Oui. - On y est.

- Merci, Bobby. - Pas de quoi, Grace.

- Tu n'es pas d'ici. - Non. J'ai eu une panne en route.

Heureusement que tu n'étais pas dans le désert. C'est la mort.

Tu repars quand ?

Quand la voiture sera prête.

Dire que je t'ai fait suer.

- Salut, Grace. - Salut, shérif.

- J'ai mes rideaux. - Ainsi qu'un porteur.

Salut, shérif.

- Enchanté, fiston. - C'est réciproque, shérif.

Tu pourrais m'aider à ramener les boîtes chez moi.

Ça te permettrait de te rafraîchir un peu.

C'est ton jour de chance.

- Tu viens d'où ? - De partout. Detroit.

Chicago, Miami. J'ai encore à faire à Las Vegas.

- Tu fais quoi ? - Tout ce qui paye. Je suis barman.

J'ai été prof de tennis.

J'étais joueur professionnel.

Moi tu sais, le tennis ...

- J'en ai marre de tes conneries. - Doucement.

- Bobby, je veux mon fric. - T'as compris?

Tu l’auras, ton argent. Fais pas ça.

Je te donne deux semaines. Coupes-en deux cette fois.

Le premier doigt

Le second.

- Encore un verre ? - C'est pas de refus.

- Et toi, tu fais quoi ? - Un peu de tout.

- Je prévois l’avenir. - D'où tu tiens ça ?

De mon père.

Approche-toi.

Assieds-toi.

Quelque chose dans ton passé ...

Quelque chose ... de douloureux.

Une chose que tu veux par-dessus tout. Ça a l’air inabordable.

Mais tu es résolu.

Tu feras tout pour l’obtenir.

- Tu lis ça sur mon visage? - Comme tant d'autres.

Tous ont un passé. Tous souffrent et veulent quelque chose.

- Que veux-tu ? - La même chose que toi.

Vraiment ? Je veux suspendre des rideaux.

Tu peux me soutenir?

Plus fort. Je ne me casse pas.

Là. Aide-moi à descendre.

Tu peux me lâcher maintenant. Ça va.

J'en ai ras le bol.

- On fait quoi maintenant ? - J'ai une idée.

Raconte?

- On ne joue plus. - Quel jeu veux-tu jouer ?

Tu me sers de porteur et on couche ensemble ?

- Je rentre en ville. - Je préfère connaître l’homme.

- Découvrir sa personnalité. - Merci pour la limonade.

- Tu n'as pas répondu. - Tu continues à jouer.

Tu veux quoi ?

Grace !

Jake ... Je te croyais à Phoenix.

Qui c'est, ce type ?

- Et vous, qui êtes vous ? - Son mari.

Qui es-tu ? T'as intérêt à bien répondre. Sinon, je te tue.

J'aidais ta femme à installer les rideaux. C'est tout.

- Mon oeil. - Je le jure.

- Je ne te crois pas. - Dis-le-lui, Grace.

Il a débarqué comme ça? Tu mérites la fessée !

C'est un guet-apens? Tu voulais qu'on se batte pour toi?

Pas question.

Je ne te laisserai pas partir comme ça.

- Tu m'as cassé le nez ! - Il n'est pas cassé.

Fous le camp, minus.

- Tu veux quoi, bon sang ? - Monte. Cette chaleur te tuera.

Tu n'es pas fâché à cause de la tapette, j'espère ? Allons, monte.

- Qu'est-ce que tu as à la main ? - Un accident.

- Il faut faire ... - Attention. Je sais.

Je me présente: Jake McKenna.

- Bobby Cooper. - Que fais-tu à Superior ?

- Panne de voiture. - Darrell s'en occupe ?

- Il est bête comme ses pieds. - Oui. C'est un phénomène.

- Tu vas où ? - En Californie.

- C'est là que tu vis ? - Un type me veut comme capitaine.

Tu es marin ? La belle vie.

Et vogue la galère.

- On disparaît, comme ça. - J'ignorais qu'elle était mariée.

Quand bien même. Tu es sans scrupule.

Je le sens à ton odeur.

Tu pues le vice.

Sans offense. Un homme sans morale est un homme libre. Je t'envie.

Quant à mon âge, on a une femme belle comme elle ...

Les femmes ... C'est invivable. Mais on ne peut pas s'en passer.

On ne peut pas s'en passer, on ne peut pas les tuer.

Je parie qu'elle t'a excité en trémoussant son cul.

Tu voulais la déculotter et la sauter. Mais voilà, je suis venu.

Tu es un violent. Je parie que tu voulais lui tordre le cou.

Tu voulais la tuer, je parie.

Tu en serais capable?

- Pourquoi la tuerais-je ? - J'en ai marre de ses caprices.

Tu pourrais le faire et filer en bateau. Ni vu, ni connu.

Je serais ravi de partager l’assurance vie avec son assassin.

J'ai fait des choses, mais je ne suis pas un assassin.

Comment le sais-tu ? Tu n'as jamais essayé.

Tu plaisantes, j'espère?

C'est ça. Je plaisantais.

Bon séjour, mon garçon.

- Vous avez du coca ? - Parlez lentement.

- Un coca froid. - A manger.

Non, non. A boire.

Tais-toi et on ne te fera pas de mal. Toi aussi, le mec.

Balance-moi le fric.

C'est tout ? J'ai des bouches à nourrir, madame.

Et toi, mon pote ?

Super. Tu m'intéresses. File-moi le paquet.

- Ce sont des livres. - J'aime ça. Lance.

- Ce sont des objets personnels. - Donne-moi le sac.

- Non. - Non ?

- Allez, laisse tomber. Viens. - Non ?

Il refuse de me donner le sac.

- Il n'est pas obligé. - Allez, viens !

- Pas mon alliance ! - Ça vaut toujours ça.

Assassin !

Senor, vous êtes blessé. J'appelle la police.

Non. Pas la police.

- Tenez. Pas de police. - 100 $, pas de police ?

Pas de police.

- Et votre visage ? - J'ai eu un accident.

Encore un ? Mais faites donc attention.

Qu'est-il arrivé à ma voiture ?

J'ai aussi remplacé l’autre tuyau. L'auto marche à merveille.

- Ça fait combien ? - Voyons ...

Les pièces, le travail. Disons ... 150 dollars.

- Combien ? - 150.

- Pour un tuyau de radiateur ? - Un tuyau de Mustang.

C'est une Ford, pas une Ferrari !

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