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Une Semaine De Vacances 1980 FRENCH 720p BluRay x264 AC3-zitoune69
A Commentary by zitoune69

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720
AC3
Published on: 2021-10-30
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The first 200 lines.

*Jingle de journal radio

Une porte s'ouvre.

*Hausse des prix en janvier, plus 1,9 %,

le plus mauvais indice depuis 21 ans.

Pour la CGT, le chiffre véritable est 2,2 %,

pour le ministre de l'Économie, la situation ne peut que s'améliorer.

Laurent Fabius déclare à RTL :

"Georges Marchais agit comme un footballeur,

"dont la spécialité serait de marquer des buts contre son camp."

Il y a dans l'actualité de ce matin l'étonnante déclaration de M. Barre.

Hier, prononçant un discours lors de la semaine du travail manuel,

des militants communistes ont pris à partie le Premier ministre,

notamment alors qu'il parlait du chômage.

*-Eh bien, les chômeurs devraient chercher à créer une entreprise,

plutôt que de se former à toucher les indemnités de chômage !

Et la deuxième...

Musique mélancolique

Tu sais, Anne,

j'ai retrouvé le devoir que j'avais donné

aux gamins de cinquième.

Ils devaient compléter des locutions comme... "je voudrais",

"j'ai rêvé",

"rien n'est plus", etc.

J'ai mis bout à bout certaines réponses.

"Je voudrais être un animal pour regarder les autres

"sans leur parler."

"Je voudrais savoir ce que les autres pensent vraiment de moi."

"Je voudrais être un garçon pour voir comment ça fait."

"Rien n'est plus embêtant que d'être timide."

"Rien n'est plus dangereux qu'une mob sans guidon ni pédales."

"Rien n'est plus beau qu'un jeu d'échecs avant de jouer."

"J'ai rêvé être le facteur, distribuant le bonheur aux gens

"dans les boîtes aux |ettres."

"J'ai rêvé que j'étais une machine à écrire ne faisant plus de fautes."

"J'ai rêvé que mes parents ne se disputaient plus."

Alors, il est prêt, le capitaine ?

Et on finit de bouffer sa tartine. J'en ai marre de sauter un squelette.

Hein ?

Alors, mon premier, qui était pédé,

clé-tait Roy

parce que Ro baise Pierre.

Mon second, qui était pédé,

aussi,

c'était To, parce que To pine en bourre.

To pine en bourre !

-Oui, oui, j'avais compris ! -Ah bon, excuse-moi, j'avais cru...

Le téléphone sonne.

Allô ?

Oui. Oui.

Accent espagnol Heu... Non, monsieur, il est pas là.

Oui, c'est Conchita, la bonne espagnole.

Oui.

Ah, il rentrera pas ce soir, monsieur.

Non, il va aux putes.

Oui.

Il arrête l'accent. Bon, d'accord. D'accord, j'arrive.

Heu, marche à l'ombre, hein. Salut.

Bon, on y va, là ? C'est marrant, c'est toujours moi qui attends !

Et on éteint, là, c'est moi qui paie ici !

C'est pas facile, hein, la vie...

Je finis, quand même...

Mon troisième, qui est pédé, c'est Ma, parce que Ma cache Bonnot,

pendant que Bonnot baise Zef.

Macache bono bezef.

Y a une astuce, hein, quand même, là. Faut comprendre...

T'as une clope ?

-Non, j'ai arrêté de fumer dans l'escalier, là.

Musique nosalgique

Grincements

Le moteur vrombit.

Laurence ! Laurence !

Attends, où tu vas, là ? Tu vas pas au CES ?

Non, laisse-moi !

Ça va pas ? T'es malade ?

Laisse-moi, je rentre à la maison.

Ça ira mieux.

-Bon, je vais téléphoner à Grenoble, je vais annuler mon rencard, hein ?

Je te laisse pas comme ça, désolé... -Mais non, c'est rien !

Je vais téléphoner à Sabouret, il me donnera un calmant.

Tu vas choper un PV, là.

-Mais je m'en fous ! -Laisse-moi !

-Viens ! Viens ! -Laisse-moi !

Un.

Laurence Cuers ?

-Cent mètres de plus, j'aurais pas eu la force de sortir de la voiture.

Si j'approchais plus près du CES, je serais rentrée comme chaque jour.

C'est ça qui m'a fait peur.

-Que t'ont-ils fait, tes élèves ? Ils ont monté un trafic de drogue ?

Non...

C'est moi.

Ben voyons...

Enfin, tu vas me faire le plaisir de prendre une semaine de vacances...

Et sans faire le zouave avec Pierre.

Hmm ? Tu te reposeras vraiment. Il m'a appelé il y a 20 minutes.

D'une cabine téléphonique. Il est pas à Lyon ?

-Il est parti à Grenoble vendre des maisons.

-Ah... Il écrit.

Tu devrais lui téléphoner, ce soir.

Sinon, il va faire une dépression nerveuse, lui aussi.

Tu prends ça,

trois fois par jour...

Avant les repas.

Il faut enseigner les maths, pas le français !

Les maths, ça, c'est du solide !

Même après 68.

L'angle droit est resté à 90 degrés.

Y a que Marchais qui pourrait arriver à croiser les droites parallèles.

Tiens, tu me relis ? -Arrête de déconner...

T'as vu ce qu'a dit Debray-Ritzen

à la télé ?

Avec un vrai contrôle médical, pas la moitié des élèves

pourraient suivre l'enseignement tel qu'il est pratiqué.

Et la dyslexie,

c'est nous qui l'avons découverte, pas vous.

Alors, quand tu reprendras, relax, hein ?

On leur apprend toujours du Heredia aux potaches ?

"Le fond vermiculé du pâle madrépore..."

On les envoie à l'usine.

Ah !

-Je peux me sécher les cheveux ici ? -Ouais.

On marche en talons.

Une porte s'ouvre.

Brouhaha d'enfants

*"Sens unique"

Un Picon citron bière.

Mancheron, chez le principal.

(Sale pute !)

-Alors, ce sera le conseil de discipline.

-Je m'en fous, car votre vie est finie.

-Si on m'avait dit il y a 5 ans que j'enverrai un gosse au conseil...

Elle expire.

Surtout que dans le fond, il est sympa, ce gamin, pas bête...

Puis je suis sûre qu'il m'aime bien.

-Ça arrive à tous de faire des conneries, Laurence...

On arrête ce métier, alors.

-Bonjour. -C'est gentil d'être venue.

Quel plaisir !

-Après le CES, je suis passée chez Bernachon.

On va pouvoir se défoncer au chocolat !

Fait vachement froid dehors, hein ?

Ah, j'oubliais !

Tubiana a su que je venais, il m'a donné tes copies.

Ouais, c'est ça.

-T'as vu tout ce qui me reste à corriger ?

Et puis le niveau, ça sera encore... -Non, j'en ai lu qui sont très bien !

Tiens, la première, justement ! C'est pas mal du tout ce qu'il écrit.

Tu tombes dans le panneau, Anne.

Ses parents doivent être de gauche, c'est tout.

Banal.

De notre bord, mais carrément banal.

C'est vrai que c'est la déprime...

Y a de quoi !

Plus tu leur donnes l'occasion de s'exprimer, plus c'est nul !

Faut bien dire le mot, c'est nul !

On fait des expositions, de l'audiovisuel,

des activités parallèles...

et on obtient une bouillie de lieux communs.

Seul le nombre de fautes d'orthographe varie.

-Je préfère quand on m'impose un sujet.

Ah bon ?

-Ça fait moins de travail pour la rédaction.

Rires

-D'ailleurs, j'exagère un peu, ils sont pas tous complètement cons.

1978, c'était l'année de la femme,

79, celle de l'enfant,

et 80, celle du retour du prof sadique.

-Je déteste quand tu parles comme ça, Laurence.

Tu l'as même pas ouverte,

-Tu restes dormir ici ? -Ouais.

Musique douce

Je me souviens, quand j'étais petite...

le soir, dans mon lit, j'imaginais que je rapetissais...

que mon corps se rétrécissait jusqu'à n'être plus qu'un point minuscule...

Et je voyais ce point qui s'éloignait, s'éloignait...

et finissait par se fondre dans le néant...

J'avais peur, ça m'angoissait,

mais... je poussais le point toujours plus loin

et j'arrivais jamais au moment où ça disparaissait.

Pourquoi tu ris ?

Ça me rappelle mon premier mec.

Ses plus grandes confidences étaient ses opinions sur des livres.

Un soir, je lui ai raconté moi aussi une histoire que j'avais petite.

Dès qu'on éteignait la lumière,

je me persuadais que sous mon lit, y avait un mort,

les yeux grands ouverts...

Alors, je restais immobile et j'avais une peur bleue !

Si je bougeais, il se réveillerait, et ce serait terrible.

Une sorte de sacrilège.

Il se vengerait.

C'était mon mort.

Et mon Jules m'avait juste répondu : "Ouais.

"C'est un fantasme assez fréquent."

Ça m'avait fait le même effet que...

offrir un cadeau qu'on trouve magnifique à sa mère

et le retrouver le lendemain dans un placard.

-Dis, Laurence... Pourquoi t'as voulu être prof ?

J'ai pas voulu.

Mais après, j'ai aimé.

J'ai rien voulu, moi...

Sauf être pirate.

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