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CHOIX DU JOUEUR
Ils viennent te chercher, Barbara.
T'attacher et te donner à manger à ces choses.
Il est 8 heures et ça bouge toujours.
Tu es allée à l'église ce matin ?
INSTALLEZ-VOUS ET PRÉPAREZ LE POP-CORN. LES PLUS COURAGEUX VONT PLONGER
DANS LES DÉSIRS FOUS D'UN HOMME QUI LUI VAUDRONT UNE PLACE D'HONNEUR DANS...
LA DERNIÈRE SÉANCE.
AU CENTRE DE LA PIÈCE, À LA PLACE D'UN CANAPÉ, SE TROUVE, L'IMMERSOPOD....
UNE CABINE DE RÉALITE VIRTUELLE GARNIE DE CENTAINES DE CAMÉRAS CAPABLE
D'IMMERGER L'UTILISATEUR DANS N'IMPORTE QUEL FILM.
C'est parti.
Je suis dans le film.
Ça marche.
La caisse du film.
Et ça... c'est le monstre.
Je l'entends.
Pas encore, tu n'es pas prêt.
- Tu dois attendre ta scène. - Bon sang.
Je l'entends. C'est tellement réel. De la folie...
Je peux vous aider ?
Vous êtes Christopher Lee.
Mon Dieu, c'est Christopher Lee.
Vous êtes Dracula.
Pas seulement Dracula, aussi Frankenstein, la momie,
Saroumane.
Mais pas dans ce film.
Dans ce film, vous êtes le professeur Alexander Saxton.
Et ceci vous appartient.
Exact et j'aimerais comprendre.
Cette caisse est à vous.
Un monstre est à l'intérieur.
Et il vient de tuer ce gars.
Je viens de le voir.
Vous voyez ? Mort.
Désolé.
Inspecteur Mirov.
Qu'y a-t-il là-dedans, Excellence ?
Des fossiles.
Des fossiles. C'est ça…
Oui, c'est un mystère.
Qu'est-ce qu'un fossile ?
Une pierre.
Quelque chose de valeur, comme de l'or ?
Ça a de la valeur.
Ce n'est pas de l'or, croyez-moi.
Vous allez avoir une surprise.
Inspecteur Mirov, j'adore.
Je veux relancer ça.
On dirait un hipster de Brooklyn.
De l'or ? C'est...
un spécimen de laboratoire.
Ça n'a aucune valeur.
- Capitaine ? - Oui, monsieur.
Faites charger cette caisse dans le train.
C'est Christopher Lee.
Mon dieu. J'ai réussi.
Ça marche.
Soulevez.
C'est parti.
Vous n'avez pas changé.
Je ne ne vous avais jamais remarqués dans le film,
mais je me souviens de vous.
Vous n'avez pas changé.
Suivez-moi.
Mon Dieu.
Ça marche.
Ça marche.
Je vais être riche.
Je vais être riche.
La vache !
Je suis là, chéri.
Ça marche !
J'ai réussi, ça marche !
L'Immersopod, mon invention.
- Ça marche ? - Oui, ça marche.
- Montre-moi. - Viens.
Allez. Allez.
- Arrête de tirer. - Allez.
Doucement, j'ai des talons.
Viens.
Ferme les yeux.
Ferme-les.
Chérie.
Voilà l'Immersopod.
Le premier home cinéma RV au monde.
RV, réalité virtuelle.
D'accord.
J'ai lu ça dans un livre de William Gibson.
Je sais, écoute.
Regarde ça.
Des centaines de caméras scannent le corps de l'utilisateur
et transmettent les infos à travers une série de disques durs
et sont ensuite fusionnées avec toutes les données existantes.
C'est brillant, chéri.
- Non. - Non ?
Non, c'est pas la partie la plus brillante.
Essaie, entre. Vas-y.
Non, ça a l'air étroit.
On peut pas bouger là-dedans ?
Exact. Juste le pouce,
mais pas besoin de plus. Tu allumes, tu éteins.
Non, chéri. Je suis un peu claustrophobe.
Mais tu vas croire que tu bouges.
Comme dans un rêve.
Quand tu rêves que tu cours, tu ne cours pas vraiment,
mais tu le crois.
La cabine fonctionne de la même manière.
Les scans sont alimentés par un transmetteur neural.
Tu imagines bouger, et dans la RV, tu bouges.
C'est ça la partie brillante.
C'est fantastique.
Mais au lieu de te déplacer dans un rêve,
tu te déplaces à l'intérieur d'un film.
Quel que soit ton film préféré.
"Le Parrain", "Les Dents de la Mer".
Si c'est dans le disque dur, tu peux y aller.
Dans quel film es-tu allé ?
"Terreur dans le Shanghaï-Express", bien sûr.
J'aurais dû m'en douter.
Le premier film vu avec mon père qui n'était pas…
un film pour enfants.
Ça m'avait époustouflé.
Il y avait tout.
Peter Cushing, Christopher Lee, un monstre.
Je suis tombé éperdument amoureux...
de ce film.
C'est un système pour s'évader de la vraie vie.
Tous ces gens dehors,
cherchant désespérément un moyen d'en sortir.
Ils détestent leur travail, ont une vie de famille pourrie.
Tous ces pauvres bougres picolant devant la télé,
désespérés, coincés dans une impasse...
Une quoi ?
Tu viens de dire, "Coincés dans une impasse."
Quoi ?
Un exemple, c'est rien.
Mais là il ne vont plus seulement regarder la télé,
maintenant ils peuvent y entrer et s'évader !
Il faut que tu l'essaies.
Je ne veux pas.
Je veux pas.
Pourquoi ne pas vouloir essayer ?
Je ne suis pas si désespérée que ça, Simon.
Je ne me sens peut-être pas coincée dans une impasse.
Ou peut-être que si ?
Quoi ?
C'était quoi ça ?
Quoi ?
J'ai fait quelque chose ?
Tu t'es entendu parler ?
C'est pour ça que tu as inventé cette chose ?
Pour échapper à ta terrible vie ?
Je suis vraiment si horrible ?
Tu interprètes mal.
Tu en es sûr ?
On est mariés depuis à peine un an.
Et tu as passé tout ton temps sur cette chose.
On ne va nulle part, on ne fait rien.
On vit dans la même maison, et je ne te vois jamais.
Mais c'est pour toi.
Je veux dire, pour nous.
Cette chose est… Comment peux-tu penser que...
Regarde-moi.
Regarde-moi, allez.
Quand j'ai demandé ta main à ton père,
tu te souviens de ce qu'il a dit ?
Il a dit non.
C'est vrai, il a dit non.
Mais ça ne m'a pas arrêté.
J'ai persisté.
Et il a encore dit non.
Il ne m'a pas pardonné pour ça et ne le fera jamais.
Je le connais.
Je...
Il disait que tu n'avais pas d'argent,
et tu voulais te marier par intérêt.
Il disait que je ne saurais jamais vraiment si tu m'aimes
que qu'au fond de moi, je me demanderais toujours.
Et c'est vrai, je ne suis pas très jolie, pas sexy,
- mais je suis riche. - Arrête.
Il disait, "Renée, il va prendre ton argent
et t'humilier."
Ne m'humilie pas.
Écoute-moi.
Je l'ai dit au mariage, et je vais te le répéter.
Et j'en pense chaque mot.
Dans la richesse comme dans la pauvreté, t'aimer et te chérir
jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Tu le penses vraiment ?
Jusqu'à ce que la mort nous sépare ?
Chérie, jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Je le pense vraiment.
Bagagiste.
Alucca, qu'est-ce que tu as ?
Oui, comtesse ?
Avez-vous un coffre pour les objets de valeur ?
Oui, Comtesse.
Je vous fait un reçu.
Comtesse.
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