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A Lesson In Love 1954 1080p BluRay x264-[YTS AM]
A Commentary by LeRocket
resync (timestrech) pour cette version (merci à copieur)

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BluRay
x264
1080
TS
YTS
Published on: 2020-03-06
Downloads: 36
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The first 200 lines.

UNE LEÇON D'AMOUR

Une comédie pour adultes d' INGMAR BERGMAN

Cette comédie aurait pu être une tragédie.

Mais finalement, tout se passe bien.

L'auteur et les acteurs ne sont pas les professeurs de cette leçon.

Ce rôle est tenu par la vie, avec ses tours et ses retournements.

Assistez à cette leçon d'amour avec un sourire indulgent

car elle est élémentaire et vous avez dépassé ce stade.

Non, pas encore ?

Tu es un salaud.

Tu es capricieux, brutal et cynique.

Tu te dis gynécologue ? Tu ne comprends rien aux femmes.

Si j'en avais la force, tout cela me ferait rire.

Tu es tellement naïf.

- Tu ne veux pas m'épouser ? - Non, merci.

Quel orage !

- Les anges pleurent. - Tu as mauvaise conscience.

Peut-être, chère Suzanne. Le chagrin et les remords sont frères siamois.

- Je resterai ta maîtresse. - Non, merci.

Cesse de me remercier !

- Alors, c'est définitif ? - Oui, merci pour tout.

Dois-je crier ?

Ma retraite manque d'élégance, je ne suis pas un héros passionné.

Je suis fatigué, je m'ennuie et j'ai la migraine. Triste, non ?

Tu vieillis.

C'est vrai, je suis un peu vieux.

Un petit peu vieux... un tout petit peu.

Retourne près de ta femme et de ses baisers indulgents.

Elle attend sur son étagère que tu viennes l'épousseter.

La vieille potiche !

Pouvez-vous reconduire Mme Verin et faire entrer la suivante ?

- Sortez. - Tout de suite.

Au revoir, David.

Tu m'attristes. A force de voir les femmes sous de drôles d'angles,

on finit par être bizarre.

Au fait, et ma clé ?

Tu es sublime. Tu es assommant.

- La suivante. - La suivante !

Bonjour. Un terrible problème m'empêche de dormir.

Je dois vous dire que grâce à vous, mon mari a retrouvé son punch.

J'ai confiance en vous. Quelle pluie !

Mon mari et moi, nous pensons à nous remarier.

Après 10 ans de vie commune et 2 enfants,

on a divorcé quand j'ai rencontré ce jeune homme. Quel bonheur !

II était jeune, sur le point de partir à l'armée

et mon mari est revenu vers moi...

Bien sûr. Excusez-moi.

Une question de vie ou de mort.

- Mais Docteur... - C'est urgent.

3 patientes attendent.

Ma vie et ma mort à moi !

Que dois-je faire ?

Un conseil. Le lit conjugal tue l'amour.

- Mon Dieu, Docteur, vous êtes... - Non, pas du tout.

Au revoir.

- Je croyais que le docteur était... - Vraiment ?

Si je n'étais pas chrétienne, je crierais à la damnation.

Sam, vous n'avez pas de problèmes avec les femmes ?

Pas depuis que j'ai tué ma fiancée.

Je parlais pas ça.

Votre père, le vieux professeur m'a opéré de la tête.

- Une bolo... - Lobotomie.

Peut-être bien.

Je lui dois beaucoup. Je n'ai plus que 2 crises par an.

Et là, je suis comme un saumon, je mange pas, je bois pas.

C'est pratique.

C'est l'orage.

Il doit y avoir quelque chose.

Je vais faire une sieste, je suis fatigué.

Et un peu vieux.

Un tout petit peu vieux...

La 1re fois qu'elle est venue, c'était le printemps.

Elle semblait nerveuse

et d'une certaine façon, ça me rendait nerveux aussi.

Vos symptômes ne semblent pas alarmants, Mme Verin.

Je vais quand même vous examiner pour être sûr.

Déshabillez-vous derrière le paravent.

Vous me trouvez belle ?

- Quel âge avez-vous ? - Pourquoi cette question ?

- C'est pour mon dossier. - Je suis née en 1932.

- 21 ans et déjà mariée ? - Vous le regrettez ?

Déshabillez-vous et calmez-vous.

Vous avez de belles mains.

C'est gentil à vous.

Et une nuque charmante.

Vraiment ?

Ça fait quoi, de voir des femmes nues ?

Ce n'est pas drôle, je vous assure.

J'ai tellement peur.

Vous serez gentil avec moi ?

Arrêtez de parler et déshabillez-vous.

J'ai une confession à faire.

Une confession ?

- Ne vous fâchez pas. - Ça dépend.

- Sinon, je n'oserai pas. - Je ne me fâcherai pas.

Je n'ai rien du tout.

J'ai inventé ça pour vous rencontrer.

- Mais pourquoi ? - Je vous aime, Dr Erneman !

Je vois, c'est très aimable à vous, chère madame...

Mme Verin, je...

- Je ne sais que dire... - L'été dernier, je vous voyais.

A la campagne, mais vous ne me voyiez pas.

J'avais du travail.

Vous étiez penché sur votre bureau chaque jour jusqu'à 15h30.

Puis vous preniez le thé avec 3 biscuits.

Ensuite, vous alliez nager, par n'importe quel temps.

- Vous avez vu tout ça ? - J'étais déjà amoureuse de vous.

Bien sûr...

Je fantasmais sur vous.

Je ne suis qu'une petite fille...

Vous êtes mariée.

C'est d'un ennui !

Partez, je vous prie. Je n'ai pas de temps à perdre.

Ne me renvoyez pas.

Il le faut, pour diverses raisons.

- Vous aimez votre femme ? - Oui, ça ne vous regarde pas.

Partez, maintenant.

Vous ne l'aimez pas.

Mme Verin, vous êtes charmante.

On peut même dire que vous êtes séduisante.

Je suis touché par vos attentions.

Quel homme ne le serait pas ?

Mais je suis aussi ennuyeux que votre mari.

J'ai certains principes sur le mariage et la fidélité.

Et ainsi de suite.

Vous êtes adorable quand vous me grondez.

J'ai une femme extrêmement séduisante que j'aime depuis...

voyons, 15... 16 ans en octobre. Je ne lui ai jamais été infidèle.

Comment s'appelle la belle femme qui s'était amarrée à votre jetée ?

- C'est une amie de ma femme. - Vraiment ?

Vous n'avez pas tenté de l'embrasser quand votre femme était partie ?

Ça alors !

- J'ai pleuré toute la nuit. - Pas de larmes ici.

Vous allez m'embrasser, ensuite, je partirai.

Je n'ai pas envie de vous embrasser.

Quel menteur vous faites.

Vous en mourez d'envie et ce n'est pas tout...

C'est complètement ridicule, jeune dame.

Je proteste avec véhémence.

Tel un porte-parole des Nations Unies.

- Il y va de ma vie. - Je suis si dangereuse ?

Si j'avais une aventure avec vous,

quels terribles événements résulteraient-ils

d'un petit instant d'égarement ?

Personne le saura.

Je préfère ma petite vie avec ses tracas et ses petites joies.

Je préfère mes pantoufles et l'indifférence d'un bon feu de bois

au parfum de votre corps. Un tout autre genre de feu.

Très dangereux et qui va contre toutes les notions de décence.

Et de plus, qui ne mène absolument à rien.

Partez, Suzanne.

Partez et laissez-moi en paix.

- Vous m'aimez. - Non, je ne vous aime pas.

Mais je veux vous toucher, sentir votre feu consumer mon ennui.

Je veux que vous dissipiez la grisaille qui m'a envahi

et que je ne parviens pas à chasser.

N'était-ce pas banal, idiot, bête et ridicule ?

Ne dites plus rien, embrassez-moi.

Non, non...

C'est mon droit le plus indiscutable d'être ennuyeux.

Mes tentatives passées ont été des fiascos. C'est fini.

C'est pourtant un plaisir !

Bien sûr que c'est un plaisir.

Je suis fou de désir, qui dirait le contraire ?

J'attends toujours.

Vos propositions me font hésiter. Dois-je en avoir honte ?

- 15 ans durant, ma femme et moi... - 16 en octobre.

- On a construit un univers. - Elle vous trompe sûrement.

La fidélité n'existe que si l'on est fidèle.

L'infidélité est une invention des moralistes et des commères.

Si je suis infidèle, il faut que ce soit sans remords.

Si nous partons pour l'enfer, vous êtes le meilleur compagnon.

Les hommes cherchent des raisons à tout, même pour passer au lit.

Vous croyez que je ne vous voyais pas l'été dernier ? Chaque jour.

J'avais votre parfum en moi, je rêvais de vous,

je ne pensais qu'à vous.

Vous étiez l'été lui-même.

Il devient poète.

N'est-ce pas ridicule ?

II y a 3 patientes qui attendent.

L'homme n'a pas été créé le 1er, c'est la femme, bien sûr.

Un samedi matin.

Le soleil brillait, Dieu était de bonne humeur.

La femme est née avec un souffle d'éternité dans les narines.

Le samedi soir, elle s'est énervée n'ayant personne avec qui sortir.

Puis Dieu a créé l'homme, juste après dîner et en bâillant.

Il le destinait à être un compagnon, II ne s'appliqua pas beaucoup.

- Et la fameuse côte ? - Elle a pu glisser plus bas.

Peut-être que Dieu est une femme.

Les femmes, c'est la vie elle-même avec ses délices et ses perfidies.

Vous avez raison.

Elles nous collent la migraine.

Elles déchaînent nos hormones.

Oui, et c'est bon...

Suzanne était forte. Sa force venait de...

- Qui ça ? - Personne.

Je parlais tout seul.

Cet été-là avec Suzanne...

On oublie l'amertume et les paroles blessantes.

Seuls restent les plus beaux souvenirs.

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