The first 200 lines.
LES ÉVÉNEMENTS ET PERSONNAGES DE CE FILM SONT TIRÉS
DE FAITS ET PERSONNES RÉELS, MAIS CERTAINS ÉVÉNEMENTS ET NOMS
ONT ÉTÉ ROMANCÉS À DES FINS DRAMATIQUES.
Et voici ce que je voudrais dire aux téléspectateurs.
J'ai fait des erreurs, mais de toute ma vie publique,
je n'ai jamais profité,
jamais profité de mon service public.
J'ai gagné chaque centime.
Et de toute ma vie publique,
je n'ai jamais fait obstruction à la justice.
Et je pense, aussi, que je peux dire
que de toute ma vie publique,
j'ai accueilli ce genre de mises en examen,
parce que les gens doivent savoir
si leur président est un escroc.
Je ne suis pas un escroc.
J'ai gagné tout ce que j'ai.
L'APPRENTI
Rien ne vaut cet endroit.
Il n'y a rien de tel.
Tu sais que les Vanderbilt et les Kennedy,
ils sont tous venus ici.
Tu vois le vieux type là-bas
avec la jolie mannequin ?
C'est Daniel K. Ludwig, le magnat du transport,
un des deux seuls milliardaires des États-Unis.
Et là-bas, tu as Si Newhouse.
Il est propriétaire de la moitié des journaux et magazines
du pays.
Toute personne importante vient ici.
Cet endroit est unique.
Pourquoi es-tu si obnubilé par ces gens ?
Eh bien, je ne suis pas obnubilé par ces gens,
je suis juste... Je suis curieux, tu sais, des gens.
Il y a un don pour être milliardaire.
C'est un talent, il faut être né avec.
Il te faut un certain gêne, tu sais ?
C'est un endroit très sympa.
Ils disent que je suis le plus jeune des membres à être admis.
Ça doit être important.
Oui, c'est très important.
Je vais aller me repoudrer le nez.
D'accord.
Excusez- moi. Je m'appelle Russell.
Mon ami veut savoir si vous voulez vous joindre à nous pour le dîner.
En fait, je m'en allais, donc...
Il est membre depuis longtemps.
Il veut vous féliciter d'avoir passé le comité de sélection.
C'est totalement faux.
Sonny Liston a été... Oui, il s'est fait arrêter 19 fois,
mais le mec était un champion.
On ne peut pas le blâmer.
- Hé, bonjour. - Comment allez-vous ?
- Ça va ? - Bien, merci.
Assieds- toi.
On ne va pas te mordre.
- Voilà. - Comment t'appelles-tu, beau gosse ?
Donald Trump.
- Donald Trump, enchanté. - Roy Cohn.
Le Roy Cohn, celui des journaux et tout ?
C'est ça, le Roy Cohn des journaux.
- Vous êtes brutal. - Je suis brutal, c'est vrai.
C'est le mec qui a envoyé les Rosenberg sur la chaise électrique.
- Les Rosenberg sur la putain de chaise. - De ce chef, je suis coupable.
Mais tout ce que je fais, je le fais pour l'Amérique.
Bien dit !
- Eh bien... - Qu'est-ce que tu bois ?
- Juste de l'eau avec des glaçons. - De l'eau avec des glaçons ?
- Tu vis dangereusement, hein ? - Ouais.
Je te présente mes potes, voici Carmine Galante.
Enchanté.
- Et ce... - Je fais de mon mieux.
...monsieur voluptueux là, avec son diabète,
c'est Tony Salerno.
Je peux t'appeler Gros Tony, ou tu vas me faire descendre ?
Tu peux m'appeler ce que tu veux, Roy.
- Bien. - Tu es mon avocat.
Toi, ne l'appelle pas Gros Tony parce que tu pourrais finir
dans la East River ou dans le même genre.
Bonsoir.
Les autres ne valent pas la peine d'être présentés.
J'adore rencontrer les gens.
C'est important pour mon business, et je suis ravi de tous vous rencontrer.
M. Salerno, je suis enchanté de vous rencontrer.
Quel est ton business, Donald ?
L'immobilier.
Je suis vice-président de la Trump Organization.
Oh, tu es le fils de Fred Trump ? - C'est ça.
C'est le fils de Fred Trump.
Je crois que ton père est un petit peu empêtré.
On dirait qu'il a bien besoin d'un bon avocat.
Bah...
Parles-nous en.
En ce moment, le gouvernement et la NAACP nous poursuivent en justice.
Ils disent que nos appartements sont ségrégués.
Nous sommes en Amérique. Vous pouvez louer
à qui vous le souhaitez, bordel.
Notre avocat veut qu'on paye
pour régler ça à l'amiable,
mais nous ferions banqueroute, ça nous ruinerait.
Dites aux fédéraux d'aller se faire foutre.
- C'est clair. - Portez plainte.
Toujours porter plainte. Attaquez-les en justice.
Faites-les prouver que vous faites de la discrimination.
Eh bien, je pense...
que je vais devoir nous trouver un nouvel avocat.
Bien sûr, être pote de Nixon et du procureur général peut aider.
Êtes-vous libre ? Enfin...
Pourquoi, t'es pédé ?
Un pédé !
VILLAGE TRUMP SECTION 3
Mme Nathanson ?
Oui.
Le loyer.
Vous l'avez ? Il y a le compte ?
- Je crois. - Vous croyez ?
Oui.
- Oui. - Si je compte et que ça ne suffit pas,
qu'est-ce que je suis censé faire ?
C'est juste ce mois-ci. Je me suis fait mal au dos,
je me suis fait mal, c'est tout.
et j'ai dû aller à l'hôpital. Vous savez ce que c'est.
Espérons que vous serez en vie le mois prochain.
Payez le loyer.
Payez le loyer, ou bien, c'est fini.
Mme Thompson.
Espèce de sangsue !
La moitié ?
Vous n'êtes pas réel.
Je suis très, très réel, M. Granger.
Vous êtes le fruit de mon imagination.
M. Granger, s'il vous plait. Allons.
Allez-vous faire foutre.
Toi, va te faire foutre ! Enfoiré !
Ces pédés de la NAACP m'ont traité de raciste.
Frederick, s'il te plait, ça suffit.
Mary, il m'ont traité de raciste.
Comment est-ce que je peux être raciste alors que mon chauffeur est noir, Mary ?
- Pas de gros mots. - Comment est-ce possible ?
Des conversations agréables.
- Je ne suis pas raciste. - Pas de politique.
Tu trouves ça drôle, Freddy ?
Peux-tu retirer ton coude de la table, s'il te plait ?
Oui, monsieur.
Papa, le fait est que nous sommes poursuivis en justice.
Il faut qu'on mette ce procès derrière nous,
et je dois faire une offre sur le Commodore,
et je pense qu'avec Roy, nous avons une chance.
Pas ces conneries sur ton hôtel, s'il te plait.
Roy Cohn n'est pas le type qui va nous aider, d'accord ?
C'est un escroc. Il a été inculpé trois fois.
Il n'a jamais été condamné, d'ailleurs.
Cet homme est un génie, Il a dirigé les affaires de McCarthy
quand il était adolescent et il est pote avec Nixon.
- Il est vicieux. - Tu ne crois pas que j'ai essayé
de tirer les ficelles avec Beame et Rockefeller ?
Ils n'aident pas. Le gouvernement veut nous abattre.
Accepte le rendez-vous, voilà ce que j'en dis.
Rencontre-le pour en discuter, c'est tout.
Je pense que Donnie a peut-être raison.
Pourquoi ne pas rencontrer Cohn, et avoir une deuxième opinion ?
Dit le pilote de ligne.
Mon ainé est un putain de conducteur de bus à ailes.
Frederick, s'il te plait.
Est-ce que tu sais quelle honte c'est pour nous ?
À chaque fois qu'on me pose des questions sur ma famille,
je ne parle pas de toi, Freddy.
C'est à quel point j'ai honte de toi.
Frederick, ça suffit.
La musique te plait ?
- Oui, merci, Freddy. - Comment vas-tu ?
- Bien, comment vas-tu ? - Ça fait plaisir de te voir.
Mon Dieu, tu es belle ce soir.
Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Elle est occupée.
Oh, mon Dieu.
- Tu la connais ? - Les trucs que je pourrais te raconter.
Tu sais vraiment naviguer cet endroit, hein ?
Si tu viens ici suffisamment souvent, tu finis par connaître quelques personnes.
Je vois ça.
Tu pourrais peut-être te détendre un peu, Donnie, on dirait un mec de la sécurité.
Mon Dieu, ces étés étaient les pires.
Je passais mon temps
à compter les avions décollant de Idlewild.
J'étais tout le temps comme ça.
Il me faisait ramasser les clous par terre pour économiser des sous.
Il le fait encore, Freddy. Encore maintenant.
Il me disait, "Garde un œil ouvert,
et si quelqu'un fait une pause cigarette trop longue,
tu me le dis," et il me donnait
25 centimes pour chaque mec que je balançais.
C'était moi contre eux.
Tu t'es sûrement enrichi, hein ?
Tu es probablement devenu riche ces étés- là.
- Je veux que tu sois heureux. - Je reprends un verre.
Non, allez.
C'est bon, merci, merci beaucoup.
Okay, je n'ai pas besoin de mon petit frère.
Tu crois que je n'ai pas d'argent ? J'ai de l'argent.
Je sais que t'en as, mais je t'invite, d'accord ?