The first 200 lines.
Musique énigmatique.
...
-Bonjour. -Bonjour.
...
-Bonjour, M. Julien. -Bonjour.
... Brouhaha.
... ...
...
Bonjour.
Bonjour.
-Comment va la maman ? -Mieux.
5,3 kg, faut les sortir !
En effet !
5,3 kg, en effet !
Musique douce.
Un bouchon de champagne saute. Des bulles pétillent.
Musique énigmatique.
...
-Lundi : déjeuner avec M. de la Roche, DG d'EUROLEC.
Vous le servirez à part, il est sans sel.
Mercredi, M. Nelson, chairman de KKS.
Vérifiez qu'on a assez de Château Angélus.
Ah, trouvez une nouvelle femme de service pour remplacer Caroline.
Je m'en occupe.
Mon petit Julien,..
..nous sommes tristes de votre départ.
Merci, Mme Brière.
Enfin, c'était inévitable.
Aujourd'hui, ils préfèrent aller au restaurant.
-C'est bien, vous le prenez avec philosophie.
Je vais rebondir.
C'est l'occasion de réaliser un vieux rêve.
J'en dirai plus bientôt.
Oui, bien sûr.
Les pommes rissolées... -Oui ?
Elles seront meilleures avec deux S.
Vous voulez du BlueMineral ?
Le titre a encore perdu 2 % .
-On ne se fie pas aux apparences, on les fait.
BlueMineral va annoncer la signature d'un contrat d'un milliard.
Contrat... On ouvre la porte.
David, vous direz à Mme de l'Epée..
..que c'est arrangé.
La dérogation lui est accordée.
Une porte claque.
Musique pleine de suspense.
...
Une vis tombe.
*-Au sujet de BlueMineral.
Vous en êtes certain ?
-Sandrez me l'a dit. On a bien fait de le placer au conseil.
Une vraie planche pourrie.
lls l'ont pris pour ça.
*BlueMineral devrait bondir de 25 à 30% .
*Ce qui devrait nous faire 80 millions.
-Excellent, je dirai à mon fils d'en acheter pour payer son divorce.
-Profiter de cette information serait du délit d'initié.
L'Autorité des Marchés ne manquerait pas...
Euh...
Excusez-le, il débute.
-Mais nous risquerions... -Alban ?
Oui, monsieur ?
Le mot ''scrupule''..
..vient du latin ''scrupulus''.
Un petit caillou..
*..dans la sandale d'un légionnaire peut entraver la marche d'une armée.
Un stupide petit caillou.
Et Totalfinances ?
-C'est une brêle ! Sur terrain lourd, il vaut rien.
C'est Black Money qu'il faut jouer.
Ça me ferait mal aux fesses.
ll sait que brouter. -Tiens, regarde ça.
lncroyable !
-Choc thermique. La crème est froide, l'assiette chaude.
Goûte !
ll gémit.
Soupe de Noirmoutier..
..allégée d'un air d'agrumes, au cumin.
-ll y a un goût qui me rappelle mon enfance.
C'est... -Pain d'épices.
J'ai mis aussi de la fleur d'oranger.
T'es un artiste, Etienne.
Un jour, ça se saura.
Harmony... C'est quoi, ça ?
Tu mets du romarin sur les fraises, au prix qu'elles coûtent !
Vous avez goûté ?
Quoi ? La soupe de patate ?
Pourquoi je détartre la friteuse ?
Je réponds même plus.
ll s'en va ?
Je le ramène dans 1 heure.
Ce mec-là, c'est Picasso.
-Je m'en fous. Je suis pas marchand de tableaux.
Alors ?
La porte grince.
-Viens voir. On commence par 20 couverts, ensuite..
..on aménage cette pièce.
Tu vois ?
Et là, on passe à la vitesse supérieure.
-C'était ça ? Tu veux monter ton affaire ?
Non, notre affaire.
Depuis le temps qu'on en parle...
Arrête. T'es con.
Trouve-toi une place pour te refaire une santé, on verra plus tard.
-Où ça ? Personne ne peut s'offrir de maître-d'hôtel.
Tu te souviens de Maurice ?
-Ton pote de chez Nazare ? -Oui.
Tu sais où il est ?
Chez Buffalo Bill, à se faire emmerder par un manager.
Excuse-moi.
J'ai pas servi les grands pendant 20 ans pour en arriver là.
-Mais moi, les grands, je sais pas ce qu'ils mangent.
Et les servir, je pense pas que ça me plaise.
T'as tort.
Ta cuisine, ils l'adoreront.
Tu pourrais même avoir un macaron dans les 2 ans.
Et l'Urssaf ?
On sait pas faire. La compta, on n'y connaît rien.
Vu la tête de Georges, il vaut mieux ne pas être patron.
Et ça coûte combien, tout ça ?
-Les travaux, le matériel, 250 000 euros, clés en main.
-T'es complètement dingue. Aucune banque ne va nous prêter ça.
-T'as 20 000 euros, j'en ai 15 000 plus mes indemnités 30 000.
Sonnerie de portable. -Excuse-moi.
Oui, M. d'Espinasse. Bonjour.
Tout à fait, M. d'Espinasse.
Sans problème, M. d'Espinasse.
Bien. Au revoir. C'était M. d'Espinasse.
-Sans blague ? -ll organise un lunch.
Tu sais qui va nous prêter les 200 000 qui manquent ?
-D'Espinasse ? -Voilà.
Je lui en ai parlé, il est d'accord.
En plus, pour sa banque, 200 000 euros, c'est peanuts !
Alors, patron ?
Chef, pas patron !
Chef !
Regarde ça !
Musique classique.
...
Grognements.
...
Mao, assez !
Lâche-le !
C'est Julien !
Tu es un monstre, un tyran !
Oh, le plateau !
Va jouer ailleurs, dépêche-toi.
Aboiements -ll est taquin mais pas méchant.
-On dormait. lls ont tout pris.
Les bijoux, les Matisse,..
..le Vlaminck, notre petit salon Boulle.
On n'a plus rien.
-Mon Dieu, c'est épouvantable ! Vous devez être traumatisés.
-On va devoir tout racheter. -Bien sûr.
-ll paraît qu'il y a une vente. -Vous devriez venir.
L'horloge sonne un coup.
-Pourquoi voulez-vous qu'on se plaigne, Henri ?
Depuis 5 ans, vous nous servez des résultats à 2 chiffres.
-Cette année devrait être meilleure.
On a viré 1 /3 des effectifs.
Les autres mettent les bouchées doubles.
-Souvenez-vous : ''Travailler plus pour gagner plus.''
Personne n'a prétendu que ça s'adressait aux mêmes.
Rires.
...
Non.
Julien, vous êtes là.
C'est Mao, je suis désolée. -Encore ?
-ll a dû bouffer une saleté. -Où ?
Qu'est-ce que j'en sais, où ?
Je veux dire où a-t-il... ?
-Ah, dans le couloir, près des manteaux.
Vite ! Si quelqu'un marche dedans, c'est la catastrophe.
Full aux as.
Encore au poker, les petits ?
L'horloge sonne 4 coups.
Qu'est-ce qu'il me fatigue !
Aidez-moi.
Victoire, enfin !
Oui, j'arrive !
Madame !
Ah ! Mais c'est quoi, ça ?
Vous, ça va !
L'horloge sonne 6 coups.
-Merci, Julien. -Merci, monsieur.
-Prenez garde à Mao en partant. Qu'il ne sorte pas.
M. d'Espinasse ?
Avez-vous réfléchi à ma proposition ?
Quelle proposition ?
-A propos du restaurant que je veux monter.
Ah oui, c'est vrai.
Je ne pourrai plus vous avoir pour mes dîners.
-N'ayez crainte. Pour vous, je me libérerai.
-Ah, c'est devenu si compliqué de trouver du personnel qualifié.
Merci, Julien. -De rien.
-ll faudrait plus de gens comme vous.
Les Français se plaignent de trop travailler.
Le souci n'est pas d'avoir un travail mais deux.
Bon, tenez-moi au courant. Je tiens à être parmi vos 1ers clients.
-M. d'Espinasse ? -Oui ?
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