The first 200 lines.
Test. Un, deux.
Bien, ça marche. Prête, maman ?
Comment veux-tu que je me mette ?
Comme tu veux. Je suis content qu'on le fasse enfin.
Bon. Vas-y. Lance-toi.
Super. Alors, pourquoi…
Tu vas juste me poser des questions ?
- D'où le "pourquoi". - D'accord.
Je vais faire attention à mes réponses si tu te souviendras de moi ainsi.
DEUX SEMAINES
M. Bergman ?
M. Bergman ?
Votre café.
Bien.
Merci.
Il est bon ?
On ne devinerait pas que c'est un instantané.
- Salut. - Salut.
JOUR 1
Les garçons arrivent quand ?
Barry arrive par le vol de nuit,
et Matthew en voiture, dans deux jours, je suppose.
Il n'est pas seul.
Bienvenue à l'aéroport international de Wilmington.
Super.
Pour votre sécurité, ne quittez pas…
Comment va-t-elle ?
Malade. Elle souffre. Elle s'endort souvent.
Tu ferais mieux de commencer à lire.
COMMENT MOURIR PAR MARK RAGLAND
- C'est un manuel ? - Tu vas avoir envie de le lire.
Dommage que personne ne revienne leur dire s'ils ont raison ou pas.
C'est le mien.
Livraison des bagages
soigner les mourants LE LIVRE TIBÉTHAIN DES MORTS
Ma Mère et Sa Mort DES FEMMES QUI MEURENT
Eh merde !
On apprendra peut-être de tous ces livres.
Tout à fait. J'ai toute la série La Bonne Tragédie.
Profiter de son Infection Parasitaire,
Tirer un Maximum de l'Inceste, c'était un bon livre.
J'ai particulièrement aimé Félicitations ! Votre Enfant est un Accro.
- Tu vas le lire ? - Lâche-moi, Em.
- C'est horrible. - Je sais.
J'ai été seule avec maman et Jim
toute la semaine à regarder son évolution.
Je n'avais personne à qui parler. Je suis donc allée dans une librairie.
Désolé.
Je sais que tu as fait beaucoup.
Je vais lire le livre.
Bon.
- Ils ont dû être contents de te voir. - Oui.
Ils sont seuls et ils ont besoin d'aide.
Je parlais de la librairie.
Va te faire voir, Keith.
Voici le journal de 23 h.
Le journal de 23 h le plus regardé du sud-est de la Caroline du Nord.
Un autre cas de personne disparue dans le comté de Blaine.
Maman ? Keith est là.
- Salut, maman. - Salut, mon chéri.
Contente que tu aies pu venir.
J'ai dû m'occuper de certaines choses. Régler une affaire, tu te souviens ?
Oui, je m'en souviens.
Tu es mon aîné,
celui qui m'a appelée tous les jours.
- Non, je… - Je suis mourante, pas sénile.
- Bien, mère. - Ne me dis pas des "Bien, mère".
Donne-moi la télécommande.
Merci.
Bien.
Va t'installer.
Pourquoi as-tu viré ton premier oncologue ?
Tu veux le savoir pour la postérité ?
Je suis un professionnel.
Je pose les questions, et tu y réponds, d'accord ?
Quand je lui ai demandé comment j'allais mourir,
il m'a dit que mes intestins allaient se boucher et que je vomirais à mort.
Ce qui s'est avéré exact.
Mais je me suis dit que, pour une visite à 275 $,
je méritais plus de tact.
Je serai à ma téléconférence à 9 h 30,
mais je serai accessible sur mon portable.
Les appels non urgents vont sur ma messagerie.
Dis à Swisher qu'il me faut le rapport Cisco
pour 15 h 30, mon heure, par e-mail.
Je t'appelle si je pense à quelque chose.
Je reviens dès que possible. Au revoir.
Tu as oublié de leur dire comment se frotter le cul.
D'avant en arrière ou d'arrière en avant ?
Les deux sont bons. J'aime les employés qui ont un peu d'autonomie.
Maman et Jim ont l'A.D.S.L. ?
- Non. - Non.
Je resterai aussi longtemps que possible, mais j'ai beaucoup de travail.
Quelle heure est-il ?
5 h 45 sur la Côté ouest. On se lève.
Merci de m'avoir réveillé.
- Tu as vu maman ? - Pas encore.
- Dans ce cas, merci de m'avoir réveillé. - Je vais aller la voir.
J'attendais de voir si elle se sentait d'attaque.
Si qui se sentait d'attaque ?
Keith, tu sais que je déteste tout ça.
C'est notre séjour ici :
sang, I.V., vomis.
Oui.
Ils passent ta chanson.
J'ai besoin d'aide !
Allons dans la salle de bain.
- Désolée. - Voilà. Arrête ça.
- Salut, Barry. - Maman.
- Merci d'être venu. - Je n'aurais pas raté ça.
- Salut, Barry. - Salut, Em.
Tu peux changer le lit ?
Bien sûr.
Mes draps de cow-boy.
Génial.
- Comment ça se passe ? - Presque fini.
- T'as fini ici ? - Bien sûr.
Keith, elle vomit ses tripes.
Je sais.
En toute honnêteté, je suis ici parce que ma mère est mourante.
Je veux que tu le fasses pour elle.
C'est son dernier souhait, quelque chose qu'elle n'a jamais eu.
Elle veut vraiment une connexion Internet à haute vitesse.
Oublie. Elle sera morte d'ici là. Vous avez un prix pour urgence ?
L'excuse de la mère qui est mourante motive vraiment les gens.
- Et on ne peut le faire qu'une fois. - Tu penses ?
Voilà.
- C'est quoi ? - Un copion de l'hospice.
"Les phases de la mort."
Ils viennent demain. On doit être prêts.
Tu ne connais pas la devise : "À chaque jour suffit sa peine" ?
C'est ma philosophie.
Vous, à Hollywood, vous entrez et sortez des centres de détox.
Vous me rendez malade. C'est l'alcool ?
C'est peut-être les A.A., mais c'est aussi Zen.
Vis le présent.
Rien n'arrive avant que ça n'arrive.
Je n'ai aucune influence sur l'avenir. Je ne m'inquiète donc pas.
- C'est du déni. - Tout à fait.
À L.A., on dit que c'est être zen.
C'est du déni mystique oriental. Les alcoolos sont comme ça.
- Je ne suis pas alcoolo. - Pas encore.
C'est difficile. Écoute ça :
"La mort est un processus naturel. Il est normal d'être touché."
Des conneries.
Quand ce sera mon tour,
ils devront m'enlever luttant et hurlant.
- Du déni. - Absolu.
- Non. - Tu as dit que j'aurais la table…
Tu pourras avoir la voiture, pas la table de la salle à manger.
C'est un meuble de famille.
Sur quoi vais-je manger ?
- On ne veut pas vraiment le… - On se tait.
Et l'armoire ?
On l'a achetée ensemble.
Donne-la à Emily.
- Je peux garder la table, alors ? - Ça marche.
- Bon. - Note-le.
Je veux m'assurer que le partage soit équitable.
Suivant ?
J'ai lu un truc hier sur le Web sur un nouveau traitement clinique.
C'est très risqué, mais je leur ai envoyé un e-mail.
On aura peut-être une réponse avant l'arrivée de l'hospice.
Keith.
Je me suis également inscrit à ce groupe de chat sur les hospices.
Je sais quelles infirmières chercher.
- Et… - Keith.
Tu ne trouveras pas de solution pragmatique à ce problème.
Je fais ce que je peux.
- C'est un peu… - Un truc zen.
Emily m'en a parlé.
Bien.
Raconte-moi l'histoire de ma naissance.
Quelle histoire ?
Celle que tu me racontes chaque année à mon anniversaire.
- C'est pas vrai. - Si.
Je fais ça ? Que je suis ennuyante.
Bon.
Tu étais mon premier bébé. Tu avais une très grosse tête.
Ce n'est pas un bon mélange.
C'était avant Lamaze.
Ils m'ont donc abandonnée dans une salle,
à me tordre jusqu'à ce que je sois prête.
Ils m'ont donné des étriers, sans péridurale, sans rien.
Je ne pouvais plus bouger et je savais à peine où j'étais.
Ils m'ont attaché les mains et deux infirmières ont poussé sur mon ventre.
Je n'ai pas dû pousser, ni faire quoi que ce soit.
Tout à coup, je n'étais plus enceinte.
J'étais de retour dans ma chambre, et ton père était là.
J'ai hurlé : "Où est mon bébé ?"
Les infirmières t'ont amené, et j'ai pu te voir.
J'ai pleuré, mon nez coulait,
parce que tu étais le plus laid bébé que j'avais jamais vu.
Tellement laid.
Je suis mieux maintenant, c'est ça ?
Seigneur.
Quelle heure est-il ?
Oh, bon sang, il est 6 h 00.
J'ai oublié de changer l'heure.
L'hospice est là.
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