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PROVINCE DE HAU NGHIA VIETNAM - 1966
Dan, ton flingue.
Allez, tuez les tous.
C'est qui ce type à tignasse ?
C'est Ellserg...
il bosse pour Langsdale à l'ambassade.
Il vient observer.
Allez, on y va.
Magnez-vous.
Fais gaffe. - Bonne chance.
Bravo-2-7 ici Kilo 4 tango.
Ouvrez le feu sur
les coordonnées 2-9-8-4-7-1
Couche-toi.
Tiens bon mon vieux. On va prendre soin de toi.
On va te sortir d'ici, t'en fais pas.
Dan...
Dan ?
Dan...
Le secrétaire voudrait vous parler suivez-moi.
En fait, vous pouvez dire ce que vous voulez au Président...
j'ai lu tous le dossier Ellsberg,
et je peux vous dire que ce n'est pas le cas.
Dan, vous connaissez Mr Komer.
Il a discuté de cette guerre avec le Président
et il pense que nous avons vraiment progressé
par rapport à l'année dernière, mais j'ai fait une étude
qui me fait penser que les choses vont plus mal.
Cependant aucun de nous n'a été sur le champ de bataille...
Vous, si. Vous, vous savez.
Qu'en pensez-vous ?
Les choses vont mieux, ou pas ?
Eh bien, Mr. le Secrétaire, ce qui m'a frappé
c'est que rien n'a évolué.
Vous voyez, c'est exactement ce que je dis.
On enverrait 100.000 hommes au front,
sans que rien n'aille mieux ?
A mon avis, les choses ne font qu'empirer.
Merci Dan.
Mr. le Secrétaire !
Mr. le Secrétaire ! Monsieur !
Avez-vous fait bon voyage, monsieur ?
Monsieur ?
Bonsoir messieurs, je n'ai pas préparé
de déclaration, mais je serais heureux de répondre à vos questions.
L'un après l'autre... Jim ?
Mr. le Secrétaire, ce voyage vous laisse-t-il optimiste
ou pessimiste quant au déroulement du conflit
et à nos chances de le gagner.
Vous m'avez demandé si je suis optimiste ou pessimiste.
Je peux aujourd'hui affirmer que notre action militaire sur les 12 derniers mois
a dépassé notre attente.
Ce que nous avons vu au Vietnam est encourageant.
Nous progressons sur chacun des aspects.
Je suis particulièrement satisfait d'avoir eu Bob Komer avec moi
il a ainsi pu voir de lui-même
nos avancées dans tous les domaines de cette guerre.
Derrick.
RELATIONS ETATS UNIS / VIETNAM 1945-1967
TOP SECRET
Bonsoir Dan. - Bonsoir Dan...
Bonsoir les gars.
Ca va, Dan ?
Oui oui, je pense que... j'ai oublié...
La prochaine à gauche, dans Melrose.
Nous nous sommes engagés
pour une juste cause et la paix dans le monde
au sein des Nations Unies.
3 mai 1950
Le Président Truman a approuvé 10 millions de dollars d'aide militaire
à l'indochine.
L'hégémonie et le prestige de l'Amérique repose
sur la façon d'utiliser notre puissance
pour promouvoir la paix mondiale.
Ce paragraphe six me préoccupe...
il autorise le contrôle des élections au Vietnam.
Le monde le sait bien, les Etats Unis
ne déclencheront jamais la guerre.
11 mai 1961
Le Président Kennedy ordonne l'étude
par le Département de la Défense du possible engagement
des forces américaines au Vietnam.
Nous n'allons pas envoyer nos jeunes américains
à 15 ou 16.000 Km de chez eux
faire ce que les jeunes asiatiques devraient faire eux-mêmes.
Le Président Johnson décide de continuer la politique de Kennedy
disant qu'une opération militaire ne peut avoir lieu que sous un contrôle politique.
Est-ce qu'on peut... Peut-on refaire le numéro un
juste une fois ?
La compagnie vendrait combien d'actions ?
1 million 350.000 actions.
A quel prix ?
Euh... entre... entre 24,50 et 27 dollars l'action.
Ca ne fait pas une grosse différence.
Pour eux, mais vous savez, les banquiers chipotent toujours sur les prix...
mais pour nous, c'est 3 millions de dollars
et ça représente plus de 5 ans de salaire de 25 bons reporters.
Bien, mais pourquoi investir ça à la rédaction ?
Vous êtes bien moins rentable que Gannett ou Knight and Ridder.
Gannett ou Knight and Ridder opèrent dans de plus petites villes
et... nos lecteurs sont... sont plus importants
Ils sont plus informés, et ils en veulent plus.
C'est pour ça qu'on investit dans de vrais grands reporters.
Et donc... - Parce... parce que...
qualité et profit vont ensemble.
Tu vois ? Tu sais déjà tout.
Oh bon sang !
Je ne sais pas si je le fais bien.
Je vais aller prendre le petit déjeuner. - Oui.
Je ne voudrais pas que cela rende Paul ou Arthur nerveux
Non... - ...lors de la réunion.
Bonne chance.
Merci à toi, Fritz. - Mm... hmm.
On se voit en ville. - A tout à l'heure.
Tu crois que c'est vraiment nécessaire ?
Oh oui, bon sang, mon chéri.
Tu devrais entendre comme ils parlent lors de ces réunions.
Ca ressemble plus à un langage étranger.
Non, je veux dire vendre des actions.
Il semble qu'on... manque de liquidité.
Dit autrement, difficilement solvables.
C'est le propre de la presse.
C'est comme ça que marche le journal.
Alors on a besoin de cet argent du marché pour rester
et continuer à croitre.
C'est ce que Fritz dit.
Il dit aussi que la famille peut garder le contrôle si nous...
Mais je ne sais pas si ton grand père aurait accepté
qu'on diminue nos parts même si peu...
Allô ?
Mme Graham ? - Oui... elle même.
Je vous passe le chef de cabinet du Président.
Qui est-ce ?
Haldeman.
Mme Graham, Bob Haldeman. - Oui, bonjour.
Nous avons un problème.
Ah ?
Désolée, désolée. - Ce n'est rien, bonjour.
Je suis en retard. J'ai dû tout refaire et...
après j'ai reçu un coup de fil inattendu.
Waou, qu'est-ce qu'il y a là dedans ?
Ben, je te l'ai dit...
C'est aujourd'hui qu'on a rendez-vous avec les banquiers.
Ah si, si, oui. - Aujourd'hui, tu sais bien.
Je te parie tout ce que j'ai - Merci.
dans mon porte feuille que tu es la seule personne dans ce salon
qui voit clair dans leurs contradictions.
Je suis probablement la seule qui ait besoin de ça.
Qu'est-ce que tu penses de Neil Sheehan ?
Son travail sur le Vietnam est tout simplement merveilleux...
Tu penses essayer de le voler au Times
je ne suis pas sûre qu'on puisse se le permettre.
Il, euh... il n'a rien écrit en 3 mois.
Oh !
Tu crois qu'il est sur une affaire ?
J'ai vu Abe lors du dîner la semaine dernière.
et il m'a paru très, très cachottier.
Ce n'est pas son naturel ?
Alors, c'était quoi ? - Quoi donc ?
Ton coup de fil inattendu.
Oh.
J'ai noyé le poisson.
La Maison Blanche.
C'était Haldeman. - Ah oui ?
Il semble que le Président a décidé
de ne pas accréditer Judith
pour couvrir le mariage Nixon.
Oh bon sang... Eh oui...
Ils ont dit qu'on devait envoyer un autre reporter.
Vraiment ?
Je n'arrive pas à le croire. - Je sais.
Je sais, mais ne... - Bon sang.
Quoi ?
Je ne suis pas sûre de pouvoir totalement blâmer le Président
là dessus, Ben. - Non ?
Tu aimerais que Judith couvre le mariage de ta fille ?
Ma fille n'a que 10 ans.
Je crois qu'elle a brûlé ses actifs en démolissant la réception de Julie.
Ils ne pardonnent pas. - Sa plume est trop acerbe.
Ils la punissent. - Oui c'est une punition.
C'est clair.
Elle a comparé Tricia Nixon à un cône de glace à la vanille.
C'est vrai, oui. - Eh oui.
Pourquoi son père voudrait-il que Judith
couvre le mariage de sa fille ?
Allons... - Je me dem...
Es-tu sûr qu'on utilise le bon ton dans ce cas, Ben ?
Ah, on va pas remettre ça.
Non, c'est la nouvelle rubrique de style, quelques fois
la couverture d'une soirée en hauts talons - Je m'en occupe.
peut être un peu mesquine. - Je m'en charge.
Je cherche un nouvel éditeur. - Oui.
Vraiment ? Parce que je me souviens t'en avoir parlé auparavant.
Tu perds en audience féminine, tu sais, et je pense
je pense que tu devrais plus te concentrer sur ce que les femmes...
Catherine, mêle toi de ce qui te regarde.
Tu...
Ces petits déjeuners étaient ton idée, tu t'en souviens ?
Oui, bien sûr, mais tu es l'éditeur
et donc mon patron, et je euh...
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