Recovery Boys

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Recovery Boys 2018 1080p NF WEB-DL DD5 1 H 264-SiGMA
A Commentary by abdelnabi
By: Mohamed Abdelnabi | Original Netflix Subtitles

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1080
Published on: 2018-07-02
Downloads: 41
Hearing Impaired: No

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The first 200 lines.

UN DOCUMENTAIRE ORIGINAL NETFLIX

Je suis rentré un soir et ma femme consommait de l'héroïne.

J'en suis vite tombé amoureux.

Un shoot de came est devenu un gramme.

Un gramme est devenu deux grammes.

Plus on en prend, plus on augmente les doses pour conserver l'effet.

Je n'ai jamais pensé vivre jusqu'à 25 ans.

Je ne peux rien y faire.

Si je ne me came pas, je vais être malade.

J'ai 19 ans, je prenais jusqu'à cinq Percocet par jour.

Je n'avais pas de boulot.

J'étais à la rue.

J'avais l'impression que le monde n'avait pas besoin de moi.

J'étais au lycée la première fois que j'ai fumé du crack.

J'ai pris de l'héroïne peu après.

Je n'ai jamais vraiment voulu aller en cure de désintox.

J'ai trop de proches qui ont échoué, encore et encore.

Je croyais que la drogue et l'alcool...

J'ai grandi avec.

Je croyais que tout le monde vivait comme ça.

Je ne savais pas que la sobriété existait.

CE FILM SUIT LE PARCOURS DE QUATRE HOMMES EN CURE DE DÉSINTOXICATION SUR 18 MOIS.

LEUR CURE A DÉBUTÉ AU CENTRE JACOB'S LADDER,

À AURORA, EN VIRGINIE-OCCIDENTALE.

Salut, Chad.

- Ça va ? - Je m'appelle Jeff.

- Je te présente Jeff. - Chad Bishop.

Enchanté.

- Enthousiaste ? - Oui, très.

C'est super.

JEFF EST LE PREMIER RÉSIDENT DU CENTRE.

IL A ÉTÉ LIBÉRÉ DE PRISON POUR SUIVRE UN PROGRAMME DE SIX MOIS.

Salut, Jeff. Ça va ?

Il y a des choses à porter ?

Non, il a tout dans les mains.

D'accord.

Bel endroit.

On était encore en train d'y travailler lorsqu'on a ouvert.

Même salle de bains, même chemin.

C'est à toi.

- C'est à toi. - Tu veux quel lit ?

- Celui-là. - D'accord.

Tu aurais vu le matelas où je dormais...

Je sais ce que c'est.

C'est comme dormir sur une serviette.

Ces lits sont confortables. Essaie-le.

C'est génial.

Il a eu son audience hier, pour ses filles,

et parce qu'il venait ici, ils ont étendu son délai,

FONDATEUR DE JACOB'S LADDER

pour qu'on ne lui retire pas ses filles.

- C'est bien. - Quel âge ? Un et trois ans ?

- Deux et trois ans. - D'accord.

- Depuis quand es-tu marié ? - Depuis l'âge de 20 ans.

Vraiment ? Tu as 25 ans ?

- Vingt-six en juin. - Vingt-six ?

- Pas d'appartenance à un gang ? - Non.

Très bien.

Demain, on te réveillera, on te donnera à manger,

on ira à la ferme pour nourrir les animaux

et travailler un peu là-bas.

Le soir, vers 18 h,

tu recevras des cours.

Tu es là depuis environ 45 minutes.

Tu es officiellement notre plus ancien résident.

- C'est une sacrée responsabilité. - Oui.

- Oui, c'est moi. - C'est toi.

DEUX MOIS PLUS TÔT

Si ça ne leur fait pas changer de point de vue sur la vie,

je ne sais pas ce qui le fera.

APRÈS AVOIR FONDÉ PLUSIEURS CENTRES D'URGENCE,

LE DR. KEVIN BLANKENSHIP A OUVERT JACOB'S LADDER,

UN CENTRE DE DÉSINTOXICATION AGRICOLE.

Les résidents n'auront pas beaucoup de contacts avec l'extérieur

autres que surveillés.

Il faut vraiment les empêcher de s'isoler,

parce que c'est ce qu'ils ont fait toute leur vie.

Ils se sont isolés avec leurs drogues.

La vie d'un fermier est faite de progrès et de revers

et ils en feront l'expérience en étant sobres.

La vie ne sera jamais parfaite, ni toujours agréable,

et il faut apprendre à vivre avec ces difficultés

sans drogues pour les atténuer.

Bonjour.

- Salut ! - Ça va ?

Super.

Tu as déjà travaillé avec des animaux ?

- Mon grand-père avait une petite ferme. - Bien.

Ce sont ceux qui vont aller paître.

Mets-le devant lui.

Au moins pour un moment.

Penche-le. Voilà.

- Tu as déjà fait ça ? - Oui.

Bien.

C'est mon frère, Benny.

Il est salement accro à l'héroïne et à la meth.

Lui, c'est le copain de ma mère, John, son mari actuel.

C'est son fils, qui a fait une overdose.

Il est décédé. Lui, c'est mon frère AJ.

Qui est en prison

pour avoir braqué un fast-food à Morgantown,

pour se payer de la drogue.

C'est ma sœur,

ma mère et ses deux enfants,

mais elle les voit jamais.

Elle est en cavale.

Ma mère garde les enfants.

Elles sont mignonnes.

C'est ma fille.

Quand elle commençait à marcher.

Je dois me racheter auprès de beaucoup de gens,

mais je ne sais pas qui ils sont.

J'ai cambriolé beaucoup de ces maisons.

À cause de mon addiction.

Il y a des fautes qu'on ne peut pas racheter.

C'est vrai.

Pour certains, tu peux peut-être envoyer une lettre.

Ce serait risqué de frapper à la porte,

et de leur dire ce que tu as fait, ils pourraient mal réagir.

Surtout dans le coin, où beaucoup de gens sont armés.

Oui, ils me tireraient dessus.

Tu vois l'église, sur la colline ?

- Oui. - Mon vrai père est enterré là-bas.

- Vraiment ? - Oui.

- Tu l'as connu ? - Il est mort quand j'avais trois ans.

- Après, ma mère est partie. - Il est mort comment ?

Un arbre lui est tombé dessus.

- Vraiment ? - Oui.

Dans une exploitation forestière.

Un an plus tard, ma mère est partie et n'est jamais revenue.

- Tu avais trois ans ? - Oui, c'est ça.

J'avais 15 ou 16 ans quand elle est revenue.

Bon Dieu.

Où est-elle allée ?

J'en sais rien.

J'aime bien venir m'asseoir ici, au calme.

Quand on est défoncé,

on pense pas vraiment à...

Tu vois ce que je veux dire ?

Au réveil, mon premier réflexe

est de trouver ma seringue et de la came.

Tu vois ?

Mais quand on ne l'est plus,

on vient là le matin, on écoute les oiseaux.

Quand on est shooté, on n'y fait pas attention.

J'entends un oiseau par-là. Tu vois ?

Et il y en a d'autres par-là.

Quand ils chantent ensemble, ça fait... Tu vois ?

On apprécie les petites choses.

C'est vrai, mais quand on est défoncé,

on fait pas attention à ces trucs-là.

- Ça nous échappe. - Oui, c'est vrai.

C'est magnifique.

On y va !

Au lieu de le planter, essaie de le caler.

Si tu le cales, ne le sors pas complètement.

- Minimaliste. - Oui.

En deux mots, je suis drogué depuis l'âge de 16 ans.

J'ai suivi plusieurs programmes, c'est mon dixième.

Je suis venu ici. Avant, j'ai suivi un programme dans la nature.

Ma mère me l'a trouvé,

je ne suis jamais allé dans un centre où il y avait une ferme.

Je sais ce qu'ils veulent entendre,

c'est facile pour moi de passer inaperçu.

Ils se disent que je m'en sors bien.

En fait, je me foutais d'eux,

j'attendais de sortir pour aller me camer.

Je veux vraiment être sobre. Je ne veux pas mourir.

Personne ne veut mourir. Même les gens normaux.

Je sais pas, je...

Je suis enthousiaste à l'idée de me donner à fond,

parce que je ne l'ai jamais fait avant.

Je n'ai jamais vraiment essayé.

- Craig, addict. - Bonjour, Craig.

THÉRAPEUTE

On va faire le tour,

voir comment se déroule votre semaine,

quelles sont vos difficultés, ce qui se passe bien.

- Je suis Adam, je suis addict. - Salut, Adam.

Cette semaine, y"a eu des hauts et des bas.

J'ai reçu la première lettre de ma grand-mère.

Elle est au cœur de mon addiction.

C'est chez elle que je trouvais de l'argent.

J'y allais en cas de besoin,

parfois, elle m'en donnait ou la plupart du temps,

je lui soutirais d'une manière ou d'une autre, pour le dire franchement.

Elle m'a envoyé une lettre où elle dit

"Je te pardonne, je ne peux pas t'en vouloir.

Je t'aime."

Et je me disais,

"Je lui ai pris tellement d'argent."

J'ai l'impression d'avoir gâché sa vie.

Elle a 86 ans,

elle travaille pour une œuvre de charité pour ne pas être à la rue.

Je ne peux pas me pardonner ça.

Je m'en fous.

Je ne mérite pas le pardon que j'ai reçu,

aussi vite et sorti de nulle part.

Je ne sais pas quoi faire.

Vous comprenez ?

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