The first 200 lines.
UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX
Merci.
Merci beaucoup.
Merci d'applaudir.
Ça fait plaisir. Merci.
Merci.
Merci beaucoup.
Merci. C'est sympa.
Bon. C'est un public sympa.
- C'est... - Martin !
Merci.
Ce mec a la voix forte et...
J'ai plein de blagues. Je vais commencer à les raconter.
J'étais à un match de base-ball dans un stade.
Il y avait un énorme écran dans le stade, un Jumbotron.
Un mec a fait sa demande en mariage à sa copine sur l'écran géant.
"Veux-tu m'épouser ?"
"Oui". La foule était en délire.
Ils ont trouvé le couple, et j'ai pensé :
"C'est si romantique, c'est trop bien."
Puis j'ai pensé, on pourrait aussi utiliser l'écran
pour rompre avec quelqu'un.
"Je vais m'acheter un hot-dog. Regarde bien l'écran."
Rupture en douceur.
Ma pancarte préférée : "Le pont peut être verglacé."
C'est si honnête.
"Le pont peut l'être, je ne sais pas.
Je suis... une pancarte.
Je ne suis pas douée de conscience. Je suis un carré jaune.
C'est quoi, ces signes sur moi ?"
Il est peut être en chocolat, comme on veut.
Et peut-être pas verglacé.
Ça revient à dire qu'il est peut-être verglacé.
C'est même mieux. Plus optimiste. Voilà une meilleure pancarte.
"Il n'est peut-être pas verglacé."
"Hé, j'aime ton attitude, pancarte."
"Pont probablement pas verglacé. Tentez le coup." Encore mieux.
On est en août, pont probablement pas verglacé.
Une pancarte que je n'aime pas : "Utilisez l'autre porte."
T'es une porte, merde, t'as pas droit à la pause.
Sois une porte, et ouvre.
Elle se prend pour un mur. C'est absurde.
Si je vois : "Utilisez l'autre porte,"
je veux en mettre une autre sur l'autre porte
qui dise : "Non, utilisez la première porte. Elle dit n'importe quoi.
Elle est fainéante.
Croyez-moi, il y a moyen d'ouvrir la première."
J'aime : "Attention au chien."
J'en ai vu à la papeterie. Un look super pro.
Je voulais en acheter toute une pile.
Pour en mettre un peu partout.
Par exemple, dans les toilettes d'un restaurant classe.
Un mec va aux toilettes.
"Oh, merde, il y a un... il y a un chien chez les hommes."
Je vais en attacher un autour du cou d'un chien.
"Comme ce caniche est méchant et prévenant."
Quand on va pour un massage, on doit s'allonger sur une table,
et il y a un trou par où on peut voir.
On place la pancarte au sol, en face du trou.
"Je m'offre un massage.
Merde, il y a un clébard dans la pièce."
Les animaux domestiques sont des animaux qui n'ont pas bon goût.
Ce n'est pas un accident.
On a sans doute essayé de tous les manger.
"Ceux-là n'ont pas bon goût. On va leur donner des noms et des chandails.
et on mange les autres. Mangeons-les."
On mange même des oiseaux. Ça a commencé comment ?
"Tu vois ce truc qui vole ? Je vais le mettre dans ma bouche."
"Il a des plumes."
"Je vais faire un truc et il aura bon goût."
"Et si c'est pas bon ?"
"Je le mets dans une cage, il vivra dans ma cuisine
et il chiera sur de l'histoire ancienne."
On est cruels avec les oiseaux.
Les dindes, on leur casse l'os de la fourchette.
On tue l'oiseau,
on le cuit, et on le mange.
Puis on dit : "Allez, on lui casse ses putain d'os ?"
"Ouais.
On lui casse ses os, et on fait un souhait."
"T'as souhaité quoi ?" "Mort aux dindes."
Il n'y a qu'un pas entre avoir un animal domestique,
et prendre en otage quelqu'un d'une autre espèce.
On arrive chez quelqu'un : "Ferme la porte, il va sortir."
Quel genre de relation as-tu avec ton chien ?
Le mec s'éloigne, le chien dit : "Il ne regarde pas, laisse-moi sortir.
Je ne peux pas chier quand je veux. Ouvre la porte.
Elle me met des lunettes de soleil.
Je vais la bouffer si tu n'ouvres pas !"
J'ai vu des affiches disant : "Chat disparu."
Il y avait une photo du chat, et toute une description.
Disparu, vraiment ?
Ça, c'est le point de vue de l'humain.
Si le chat avait fait l'affiche, elle dirait : "Chat libre."
Il y aurait une photo du chat.
"Chat trouve sa bouffe, ne cherchez pas le chat. Lâchez le chat."
C'est bon, le chat, on a pigé.
Le chat nu est un animal bizarre.
Comme si les créateurs avaient fatigué en inventant les animaux.
"On expédie les animaux aujourd'hui. Date butoir."
"Je croyais que c'était lundi."
"Non, c'est aujourd'hui."
"Merde.
Non, mais c'est bon. J'ai fini.
C'est...
Le chat nu. Qu'est-ce que t'en penses ?"
"On dirait un toxico. On verra ce que Dieu dit."
Qu'est-ce que les autres chats pensent du chat nu ?
Y en a une qui passe, et ils disent :"Pute."
Il n'y a qu'un pas entre tuer une mouche et l'applaudir.
J'essayais d'en tuer une, mais j'étais trop lent.
Je suivais la mouche partout
en l'applaudissant.
Le malentendu total entre la mouche et moi.
Elle se disait : "Il aime ce que je fais."
Je vais lui voler au visage et le lui faire en gros plan.
Oh, il me fait coucou."
J'ai un canapé en forme de L minuscule.
Crasse de savon. C'est dur pour le savon.
C'est peut-être un peu excessif.
"Regarde-moi cette raclure." "C'est juste du savon séché."
"Non, ce salaud m'a trahi.
Avant, il m'aidait à me laver. Maintenant, je devrais le laver ?
Ce savon s'est complètement dégradé. Mate-moi cette raclure."
On m'avait dit que "s'il vous plaît", était le mot magique.
Plus tard, j'ai appris qu'"abracadabra" était le mot magique.
Puis j'ai appris qu'ils ne sont jamais interchangeables.
"Et pour monsieur ?"
"Le fromage grillé, abracadabra."
"Et voilà, bon appétit."
"Vous me regardez abracadabra quand je vous parle ?"
"Abracadabra, arrête, merde."
Il y en a un autre, mais je ne peux pas le dire, car je suis blanc.
C'est la règle.
Les privilèges des Blancs ne vont pas jusqu'à la scène.
On ne voit pas de magiciens noirs.
Il n'y en a pas beaucoup.
C'est à cause du racisme.
Un truc disparaît, les gens disent :"Arrêtez-le !"
"C'est de la magie." "Non, t'es noir."
Un Blanc fait disparaître une femme : "C'est bon, il est blanc."
Les gens se fâchent quand on court pour l'ascenseur.
Ils détestent qu'on coure, qu'on arrive et qu'on dise :
"Je voulais vous souhaiter une bonne montée."
Ils n'aiment pas. Les gens sont grognons dans l'ascenseur.
Un jour, dans l'ascenseur, j'ai appuyé sur le mauvais bouton,
puis j'ai appuyé sur le bon étage.
Les gens m'ont regardé comme si j'avais poignardé un bébé.
C'était juste une erreur.
Le moment le plus long, c'est quand on est arrivés à l'étage.
Les portes s'ouvrent. Personne n'entre ni ne sort.
J'étais comme...
L'ascenseur a pensé : "Je vais rester ouvert très longtemps."
J'ai dû improviser une excuse.
Je me suis penché : "Bobby ?
Il a dit qu'on se rencardait au quatrième."
Les gens parfois disent : "Ah, ça va."
Comme s'ils vous donnaient la réponse d'une question à choix multiple.
"Ça va ?" "A, ça va.
B, suicidaire.
C, j'ai envie de sexe." "Je vais y aller."
"D, les trois susmentionnés. Pas si vite."
Au supermarché, j'ai vu du jus de pruneaux.
Du jus de pruneaux ?
Un pruneau, c'est une prune séchée.
C'est quoi, le jus de pruneaux ?
On doit les presser fort, ces pruneaux ?
On va vous faire juter ça.
"97 pruneaux, un verre. On continue ?"
Ça n'existe pas, le jus de pruneaux.
Si t'es un pruneau, c'est qu'on a pris le jus.
Puis tu t'attribues le mérite, et t'appelles ça ton jus.
C'est quoi, ces conneries, pruneau ?
Je n'ai jamais vu de jus de raisin sec.
Les pruneaux poussent le bouchon, c'est leur nature.
On mange un pruneau, et c'est comme...
envoyer un flic dans son estomac pour mettre fin à la fiesta.
On est en pleine digestion. Un pruneau et :
"On allume les lumières. On dégage."
Le brocoli : "Mon pote est resté !"
"Rien à chier, sans jeu de mots."
Sales pruneaux, faut qu'ils gâchent tout.
Je préfère le pain perdu à la française.
Rouler un patin à la française, c'est mieux.
Quand c'est français, c'est mieux.
Sauf les gens.
Ça, c'est l'exception. En fait, ils ne sont pas mieux. On est égaux.
Ils sont comme nous, les Français.
Un souvenir. C'est une idée intéressante.
"J'ai un cadeau
pour que tu te souviennes de mon voyage à Paris.
Pour te souvenir quand j'ai fait un super voyage,
et que tu n'avais pas les moyens.
C'est pour toi. Cadeau.
Une cochonnerie venue d'un autre continent."
J'aime les aéroports. Ils ont des tapis roulants.
Les gens ont l'air de produits d'épicerie traversant l'aéroport.
Ils passent.
Je veux mettre un séparateur sur le tapis comme au supermarché.
"Ça, c'est à moi. Ça, c'est à toi.
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