Elevator to the Gallows (Ascenseur pour l'échafaud)

Elevator to the Gallows (Ascenseur pour l'échafaud)

Ascenseur pour l'échafaud

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Ascenseur Pour L Echafaud 1958 FRENCH 720p BluRay x264-FiDELiO
A Commentary by pioss

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720
Published on: 2017-08-02
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The first 200 lines.

C'est moi qui n'en peux plus.

Je t'aime.

Je t'aime.

Alors il faut bien…

Je t'aime.

Je ne te quitterai pas, Julien.

Tu sais que je serai là…

avec toi.

Je t'aime.

Sans ta voix, je serais perdu dans un pays de silence.

Ce n'est pas très courageux.

- Ce n'est pas courageux, l'amour. *- Tais-toi.

Quelle heure est-il ?

19 h.

Embrasse-moi.

Je t'attendrai à la terrasse du Royal Camée,

comme d'habitude.

Quand tout sera fini, tu prendras ta grosse voiture,

tu t'arrêteras en face,

je monterai à côté de toi…

et nous serons libres. Libres, Julien.

Ou bien…

- Je t'attends. Je n'attends que toi.

Dans une demi-heure, Julien.

Florence…

Geneviève…

M. Tavernier ?

- Vous restez encore un moment ?

Je sais, c'est samedi soir, mais j'ai un travail à finir.

- Société Carala. J'écoute. Ne quittez pas, monsieur.

Entendu. Vous savez que je pars la dernière.

- Et ne me dérangez sous aucun prétexte.

- Allô ? Monsieur Carala ? On vous appelle de Londres.

Bon. Bien, monsieur Carala. Toujours aussi aimable, celui-là.

Allô ? M. Porferopoulos ? M. Carala part pour Genève.

Il lui est impossible de vous parler.

Bien, monsieur.

- Décidément, mon cher Tavernier, vous êtes souvent en retard.

Pendant la guerre en Indochine,

ça n'avait aucune importance.

Une défaite de plus ou de moins !

Mais maintenant, vous travaillez dans une affaire sérieuse.

Nous ne sommes pas dans le rêve. On m'attend, à Genève.

- On ne vous attendra pas. Voilà le document.

- Ça m'amuse, ça, tout de même.

Vous êtes un homme admirable, mon cher.

Vous vous conduisez à mon égard comme un véritable ami.

C'est un document intéressant, quand on a des yeux pour lire.

Il me fallait un héros, dans mes affaires.

- En retraite, le héros.

- Pour ce travail, il ne faut pas des chiffonniers,

il faut des anges. Un parachutiste, c'est un ange.

- Vous raisonnez… - Je sais.

Coupe géologique, état des sondages…

Ils travaillent bien, à la sécurité du territoire.

Ils en savent presque autant que les Américains.

Un projet de pipelines…

Là, ils font erreur.

Il faudrait orienter le pipeline vers le Maroc.

C'est plus long mais plus tranquille.

Et la suite ?

C'est quoi, cette plaisanterie ?

C'est pas une plaisanterie ?

Alors, c'est quoi, Tavernier ? De l'argent ?

Je n'ai pas peur de vous, Tavernier.

On me déteste assez pour que j'en aie l'habitude.

Et je ne vous crois pas courageux.

À la guerre, mais pas pour les choses importantes.

- Vous osez vous moquer des guerres, mais vous en vivez.

L'Indochine vous a rapporté combien ?

Et l'Algérie, maintenant ?

Respectez les guerres, monsieur Carala.

Ce sont vos propriétés de famille.

- Qu'est-ce que c'est que ce revolver ?

Qui vous a donné mon revolver ? Qui ?

Vrombissement du taille-crayon électrique.

- Eh ben… Il y aurait encore de quoi écrire des conneries !

Le capitaine a dû s'endormir.

- Il m'a défendu de le déranger.

- On va pas rester ici tous les trois jusqu'à minuit.

- Je vais quand même l'appeler.

- Ce serait marrant de mettre le doigt là-dedans.

- Il ne répond pas, M. Tavernier.

Sonnerie de téléphone.

- Je le connais, le capitaine… - Bien, M. Tavernier. Excusez-moi.

Il arrive.

- Mon capitaine… - Bonsoir, Maurice.

Nous sommes les derniers ? - Oui.

Vous avez dû voir M. Carala ? - Non.

J'étais dans les étages. - De toute façon, il est parti.

Son train est à 45.

C'est drôle, monsieur Tavernier, les patrons…

ils partent sans prévenir.

Il va chercher un taxi lui-même, comme un voleur.

Quand rentre-t-il ?

- On ne le sait jamais. La dernière fois, il est allé jusqu'à Naples.

Il est bien capable de recommencer.

Il y a des fièvres à Naples, non ?

Capitaine…

- Je ne suis plus capitaine. Bonsoir.

Bonsoir, Geneviève. - Bon dimanche, monsieur.

- Quand on retourne les choses dans tous les sens,

tu ne peux pas sentir ça comme je le sens.

Remarque, tu es plus intelligent que moi. Forcément, tu lis.

Il est ridicule, ton blouson.

Tiens ! M. Tavernier !

Sa voiture est toujours sur les clous.

Les flics, il s'en fout.

Bonjour, M. Tavernier.

Il a de la classe, non ?

C'est un ancien d'Indochine.

Puis l'Afrique, la Légion… Maintenant, il est dans les affaires.

Il achète des fleurs en pagaille.

Regarde ! Un bouton et hop, c'est fait.

C'est la vie comme je la rêve.

C'est un vieux truc.

Ah, c'est malin.

Florence m'attend.

Mon moteur tourne…

- Bonsoir, madame. À lundi. J'ai terminé.

- Bonsoir, Véro. - Louis !

S'il te trouve là, il va te passer une raclée.

- Ça m'étonnerait. - Tu ne le connais pas.

Il est plein de croix de guerre.

- Formidable ! - Parfaitement.

T'en ferais pas autant.

On va dîner, je meurs de faim.

Quand on sort, il faut toujours que tu gâches la soirée.

- Alors ? Tu montes ? - Je t'ordonne de descendre !

Si tu as un accident, je te soigne pas !

Louis ! - Tu m'énerves.

- Tout le monde nous regarde.

- Il y a bien un essuie-glace…

Attention, Louis !

Julien !

- Je me disais, aussi. Mes hommages, chère madame.

Toujours contente du bébé ? Car une Dauphine, c'est un bébé.

- Contente. Très contente. Merci.

- La voiture de la Parisienne !

"Contente. Très contente."

Cet imbécile va parler comme la pluie.

Julien avec cette petite. Pourquoi ?

Oui.

J'ai reconnu la petite fleuriste.

Ce n'est pas possible.

Ce serait trop médiocre.

Il a eu peur. Il n'a pas tiré.

Un lâche.

Julien est un lâche. Il n'ose pas être heureux.

- Mes hommages, madame Carala.

Miles Davis : Sur l'autoroute.

- Où va-t-on ? - L'autoroute.

- Il doit en faire, une tête !

Il va prévenir la police ? - Il fera ce qu'il voudra.

- Il faut la ramener au même endroit. Sinon, ce serait pas chic.

On est rosses, avec lui. On lui gâche son week-end.

Le pétrole de Djelfa, tu connais ?

- Passe-moi ses gants. - Tiens.

Regarde ! Un appareil photo miniature !

J'ai une amie qui est revenue d'Allemagne

et qui a rapporté presque le même.

Je n'arrive pas à l'ouvrir.

- Passe-moi son imper. Je vais le mettre.

Sifflement de surprise.

Pas d'empreintes !

C'est pas une arme d'amateur.

Le revolver, l'appareil photo d'espion,

les pétroles de Djelfa… Il est bizarre, ton Tavernier.

- Et si c'était un agent secret ? Il est habillé d'une telle façon !

Je le savais bien.

On ne m'a pas appelée ?

Disposez de votre soirée. Je ne dînerai pas à la maison.

Tonnerre.

Cliquetis.

Qu'est-ce que tu fais ?

Et toi, dans ce cas-là ?

Il est tard, tu sais. Allons, rentre chez toi.

Vous avez vu M. Tavernier ?

- Je lui ai fait le plein à midi. - Et ce soir ?

Non. Je ne l'ai pas vu.

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