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L'INTRIGANTE ET LE ROI
Vous ne m'aimez pas.
Ce n'est pas vrai.
Vous m'appréciez, alors ?
Moi, oui.
Moi…
je vous apprécie, Mong-woo.
N'ayez pas l'air si surpris.
J'exprime simplement…
ce que je ressens.
Tu es au courant ?
De quoi ?
Sa Majesté…
Quoi ? Il aime les hommes ?
Sa Majesté le roi ?
À quoi pensez-vous si intensément ?
À comment gagner, Votre Majesté.
Vous ne pouvez gagner contre moi.
À mon humble avis,
le vainqueur reste indéterminé.
Dois-je annuler un de mes coups ?
Demandez-moi et je le ferai.
Je n'accepterai pas
un ordre aussi déraisonnable.
Vous contenter de défendre ne vous fera pas gagner.
Vous devez attaquer.
Comme cela, Votre Majesté ?
Serait-il possible que vous annuliez un de vos coups ?
Sauf votre respect,
je ne peux l'accepter.
Je ne peux rater cette occasion en or
qui ne se représentera pas.
Vous avez gagné.
Pour être honnête,
ce n'est pas moi qui ai gagné,
mais vous qui avez perdu.
Vous avez été déconcentré et pris de court.
Votre Majesté, c'est moi, Sang-hwa.
Tu peux entrer.
C'est pour vous.
Pardon ?
Un remède médicinal pour moi ?
Je suis presque rétabli, Votre Majesté.
Le médecin royal m'a donné…
Je ne le fais pas pour vous,
mais pour moi.
Je ne peux bien jouer au baduk que quand vous allez bien.
Dois-je vous le donner ?
C'est comment ?
Amer ?
Ça va.
Depuis quand une telle rumeur circule-t-elle ?
Elle a commencé à se répandre après le gisinje.
Elle vient des servantes qui ont voyagé avec Sa Majesté,
et il semble qu'elle se répande également parmi les roturiers.
Sa Majesté a emmené Kang Mong-woo avec lui lors du gisinje,
a demandé au médecin royal de le soigner après une blessure lors d'un combat,
et a ordonné à la clinique royale
de préparer un remède pour Kang Mong-woo à leur retour.
Avec autant d'événements tendant à confirmer la rumeur,
elle se répand comme une traînée de poudre.
Kang Mong-woo.
Quel homme mystérieux.
Expulsé pour haute trahison il y a trois ans
après avoir fait un faux témoignage au service de Kim Jong-bae,
il est désormais à Yeongchwijeong en tant que gidaeryeong
et il accapare l'attention de Sa Majesté.
Un faux témoignage ?
De Kang Mong-woo ?
Tu l'ignorais ?
Oui, je l'ignorais.
Y a-t-il un moyen d'arrêter ces rumeurs ?
Le moyen le plus sûr
serait de renvoyer le gidaeryeong.
C'est aussi le moyen le plus difficile.
Je ne pense pas que Sa Majesté approuvera.
Je vais essayer d'obtenir le soutien de la cour.
Faites donc.
Je dois vous parler.
Que se passe-t-il ?
Me demandez-vous si la rumeur est vraie ?
Je sais que c'est impossible.
Ce que je veux savoir…
La cour va bientôt déposer une pétition auprès de Sa Majesté.
Que comptez-vous faire ?
Je ne ferai rien.
Les rumeurs ne se répandent que lorsqu'on tente de les faire taire.
Mais il est vrai que le roi vous adore.
Ce n'est pas la vérité.
Ivre de sa propre joie,
il fait seulement semblant de m'adorer.
Il fait semblant ?
Je ne peux oublier les paroles du roi,
même encore aujourd'hui.
Je ne suis plus un homme ordinaire.
Je suis le roi de cette nation.
Un roi
n'a que ses sujets et ses ennemis politiques.
Il n'a pas d'amis.
J'ignorais
qu'il vous avait parlé si durement.
Maintenant que vous le savez,
ne me soupçonnez pas simplement parce qu'il m'accorde des faveurs.
Le roi
est mon ennemi juré.
Rien ne changera cela.
C'est peut-être ce que votre esprit vous dit,
mais que dit votre cœur ?
Qu'y a-t-il ?
Vous ne craignez pas l'unité armée ?
Vous savez,
j'aimerais me lier d'amitié avec le gidaeryeong.
Organisez une rencontre.
Pourquoi ferais-je ça ?
Vous êtes proches.
Apparemment, il aimerait les hommes. C'est répugnant,
mais peu importe.
Il reste le préféré de Sa Majesté.
J'aurais fait la même chose.
Fermez-la
et écartez-vous de mon chemin.
Mon seigneur.
Vous pensez que la rumeur est vraie ?
C'est un malentendu, Votre Majesté.
Je n'ai jamais essayé de faire du mal au gidaeryeong.
Si vous vous en prenez encore à Kang Mong-woo,
je vous décapiterai moi-même.
C'est compris ?
Oui, Votre Majesté.
Que cela soit vrai ou non n'a aucune importance.
Ce qui compte, c'est comment je vais en profiter.
Vas-y, dis-le.
Qu'aurais-je à dire ?
La rumeur s'est répandue partout,
et vous êtes au courant.
En parler ne fera que nous contrarier.
Au moins, tu le sais.
En fait,
quand Jeomine est allée vendre de l'huile pour les cheveux
à la famille de la première concubine, elle a entendu cette histoire sur…
Est-ce réellement important ?
Non, mademoiselle.
D'après leur servante,
quand la première concubine est rentrée chez elle l'an dernier,
elle aurait pleuré toutes les larmes de son corps.
Son Altesse Royale la persécutait car elle n'avait pas eu d'enfant,
ce qui a fini par la rendre malade.
Mais dis-moi,
comment aurait-elle pu en avoir un sans coucher avec Sa Majesté ?
Avec la rumeur selon laquelle Sa Majesté aime les hommes,
les appartements des concubines sont sens dessus dessous.
Pourquoi ?
La première concubine pensait être la seule à avoir été rejetée,
mais en vérité,
toutes les concubines, y compris Sa Majesté la reine,
n'ont jamais consommé leur union avec Sa Majesté.
Mais comment…
Ça n'a aucun sens.
Si c'était le cas, ça se serait forcément su
avec tous ces regards indiscrets.
Apparemment, passer la nuit avec Sa Majesté
est compliqué à bien des égards.
Il rejette plus de choses qu'il n'autorise.
Les femmes ne peuvent rien faire tant que Sa Majesté ne les touche pas.
Mon Dieu.
Elles ne peuvent pas s'endormir avant Sa Majesté.
Mon Dieu, c'est chaud.
Même face à une femme d'une beauté incroyable,
il demeure aussi impassible qu'un homme regardant un caillou.
Si toutes tes histoires sont vraies,
il est vraiment impressionnant.
Comment fait-il pour se retenir comme ça ?
Mon Dieu.
Il est évident qu'il aime les hommes, n'est-ce pas ?
Je ne sais juste pas si je dois y croire ou non.
Bon sang.
La personne la plus à plaindre est la première concubine
qui a même mené des rituels secrets
sur ordre de Son Altesse Royale pour donner un fils au roi.
La pauvre.
Tu comprends ce que ça veut dire ?
Quoi donc ?
La servante Dong.
Cette sale servante impertinente, soi-disant adorée de Sa Majesté,
n'a pas non plus…
réussi à coucher avec Sa Majesté.
Bon sang.
- Allons à Yeongchwijeong. - Oui, Votre Majesté.
Le directeur principal vous a convoquée.
Vous m'avez convoquée, seigneur Park ?
Vous auriez dû être honnête avec moi.
Ne me dites pas
que vous pensiez que votre supercherie durerait éternellement.
Si je ne vous ai pas tuée,
c'est uniquement à cause de Sa Majesté.
Je vous ai épargnée malgré le risque,
car il semblait vous apprécier.
Pardonnez-moi, seigneur Park.
Épargnez-moi, je vous en prie.
Et pourquoi donc ?
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