An Unforgettable Summer (Un été inoubliable)

An Unforgettable Summer (Un été inoubliable)

Un été inoubliable

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Un ete inoubliable 1994 FRENCH dTV 25 000 FPS
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Published on: 2018-12-09
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The first 200 lines.

Le Fuji Yama.

Voilà comment ma mère baptisa la colline de glaise,

là, devant la maison.

Maman avait tendance à tout embellir.

C'était une nature mozartienne.

Hue, bourricot !

Hue, bourricot !

Allez, hue !

Tu as vu, je l'ai attrapé, le bac.

Tu as vu ? Je l'ai attrapé. Je te l'avais dit.

Tu m'emmènes au bal ?

Alors pourquoi tu ne dis rien, Spayu ?

Écoute, mon vieux.

Si tu ne me présentes pas ce soir, je me flingue.

Marre, de ces culs-terreux de Bulgares,

ces paysans du Danube, ces contrebandiers.

Il me faut une grande bouffée de civilisation.

- En échange de quoi ? - De champagne.

C'est d'accord,

mais celui de Mme Lili. - Elle le fait payer.

Mais c'est celui qui me plaît.

Messieurs, on vous l'a pourtant dit, que c'était fermé.

- On ne vous l'a pas dit ? - Nous, pas bouger.

Ici, c'est lieu de travail pour nous. Pas content ?

Va te faire foutre !

- Hergie... - Va te faire foutre, débile !

Ferme ta gueule. Sinon, Béla Kun ira fleurir ta tombe.

Je vous attends en bas. L'établissement est fermé.

Docteur !

Merde, merde et merde !

J'ai établi le certificat sanitaire. Après-demain, tu pourras rouvrir.

Demain, c'est dimanche. Je loupe les jours de foire.

Les ordres, madame, ça ne se discute pas.

Vous passerez 2 jours à la pêcherie avec mes morutiers.

Ils puent et ils vont nous sauter à l'oeil.

Et il y a plein de moustiques.

Ça oui ! Allez, va, je ne suis pas un mauvais bougre.

Je te rends la clé. Tiens, prends.

Enferme-les dans leur chambre. 2 jours.

Qu'elles n'en bougent pas. Elles pisseront dans le pot.

Qu'elles ne se montrent pas. Sinon, ça va barder. Compris ?

Je répète : on fait fermer l'établissement.

Enfin merde, quoi ! Vous allez partir

ou j'en réfère au général ?

Allez, ça suffit, au boulot. Fini de rigoler.

Compris ? Elles ne se montrent pas aux fenêtres.

Attention à Hergie. Elle est un peu marteau.

"Marteau", moi ? Le plus marteau n'est pas celui qu'on pense.

J'emmerde ta mère, vieux con. Salaud, va te faire voir !

C'est ta mère qui est cinglée, fils de chienne !

Tanza. Viens voir, Tanza.

- Le général, qu'il est bien ! - Hé bé !

Lui, il voulait me mettre au compteur !

Natsuku, Manelu,

Michu, mon Miki.

- Non. Ce n'est pas Miki ! - Comment ça ?

Mais si ! C'est Miki.

- Dismarescu, le procureur. - Procureur de mes fesses !

Il n'arrive à bander qu'avec le phonographe.

Voilà le prince. Hergie ! Amène-toi. Viens le voir, ton prince.

Attendez, quoi. Ah merde, cette jupe.

- Ben viens, Hergie, viens. Allez ! - Vite !

- Tu arrives ? - Magne-toi, Hergie.

- Tu t'amènes ? - Je vais lui en mettre plein la vue.

Ça, c'est le cul d'Hergie.

Otez ça de là.

Réglez cette affaire au plus vite.

La potence aux Boyards ! Je vais leur couper les couilles !

Vive la révolution ! Vive Béla Kun !

- On est là, on ne bougera pas ! - On est là, on ne bougera pas !

On est là, on ne bougera pas !

Bella Boquet. Pourquoi...

Pour quelle raison...

Même si on a de belles fesses,

on ne se moque pas de l'armée roumaine.

On n'a pas fait la grande Roumanie pour que tu t'asseyes dessus.

Quelle femme, bonté divine ! Hein, mon salaud ?

J'en voudrais une comme ça, au quartier.

Trop beau pour toi, mon cher. Télescope lui fait la cour

mais son mari Petrica est jaloux comme un tigre.

Il provoquerait le général en duel au moindre soupçon.

Et leurs chevaux, tu as vu ? Des comme ça, j'en voudrais bien.

- Tu voudrais pas mal de choses. - Regarde.

Elle m'a esquinté la main. Elle est tout enflée.

La putain de salope.

Quel monde, mais quel monde !

C'est à vous rendre fou, ma chère Helena.

Ça vous fiche le cafard, un trou comme ça.

Moi, je m'ennuie autant à Paris, Serban.

On est en retard, tante Hélène.

On vous attendait. On danse déjà. Au boulot !

C'est vrai,

tu ne vois aucune différence avec Paris ?

Non. Je ne vois aucune différence.

Rien d'essentiel.

Aucune différence.

Cette soirée est un enchantement. Je vous remercie infiniment.

- Je suis ravi. - Que ne ferais-je pas pour vous ?

Tili croit que je donne ce bal pour lui, mais c'est pour vous.

C'est en votre honneur.

Pour que vous puissiez rencontrer qui vous plaît, hein ?

Le petit paon ! Il est parti faire sa roue.

Mais qui est cette splendeur ?

Comment ? Tu ne sais pas qui c'est ?

C'est ta nièce, mon cher.

La fille que notre chère soeur, cette chère Sophie,

a eue lors d'un premier mariage.

Ça, par exemple !

Maria-Theresa von Debretsy, ça sonne bien, non ?

Elle ne nous ressemble pas.

Elle a les yeux de sa mère. Pour le reste, c'est le père.

Carol von Debretsy,

attaché militaire de l'Empire à Londres.

C'est d'ailleurs là que sa fille est née.

Fauché et arrogant.

Il a partagé ses biens avec les paysans,

ce qui ne l'a pas empêché de se faire tuer à Budapest,

à l'époque de la peste communiste.

Elle a eu plus de chance. Elle a été sauvée,

juste avant d'être violée par nos braves oustachis libérateurs,

par un archange.

Et cet archange, c'est qui ? Le capitaine Dumitriu.

- Le petit ? - Bravo, tu as deviné.

Le petit rachitique à monocle qui est à côté d'elle.

Naturellement, elle est devenue Mme Dumitriu.

Il lui a collé 3 morveux.

Elle a appris le roumain, qu'elle parle impeccablement

avec toutefois une petite touche d'accent oxfordien.

Sais-tu bien qu'elle n'a jamais fait allusion à nos liens de parenté ?

Arrogante comme son père !

Très chère Helena, votre bal est inoubliable,

une vraie réussite. Permettez-moi de vous offrir cette fleur.

Vous ne vous en tirerez pas à si bon compte.

Cette soirée est pour vous, pour rendre moins pénible votre séjour.

Mais j'ai également une faveur à vous demander.

- Ne me la refusez pas, surtout. - Vous m'offensez.

Je n'y mets qu'une condition : parlez-m'en vite, je meurs de soif.

Je donnerais mon cheval pour un verre de vin.

Voilà. César, mon neveu, le fils de mon frère Serban,

sert dans le 16e régiment de cuirassiers. Réformez-le !

Au diable votre service militaire !

C'est une vétille. Vous sortez la grosse Bertha pour une mouche.

Hé, le prince, viens voir ! Hé, le prince, viens là.

Le prince, viens voir là !

Excusez-moi.

Vous l'excuserez bien un petit moment, madame.

Démobilisez-moi le soldat Laskari, incorporé au 16e cuirassier.

Réformé ! Repart chez ses parents chéris,

de pauvres culs-terreux.

Écoute un peu, mon cher.

Si tu te mettais un monocle dans le cul comme ça,

tu ferais un sacré télescope.

Et si vous me regardiez par le trou du cul,

vous verriez que je fais toujours face à l'ennemi.

Oh, il me plaît, ce crétin. Il me plaît !

- Pardon. Est-ce un cousin à vous ? - Non.

Vous, les familles de la haute, vous êtes tous un peu cousins.

Pas lui, en tout cas.

Il me plaît même si c'est un crétin.

Je ne m'attendais pas à trouver une personne comme vous

dans ce trou perdu.

Quand je vous ai vue la 1re fois, vous vous rappelez ?

- Mon capitaine. - Oui.

Je faisais un tour à cheval, au bord du Danube.

Vous étiez avec les enfants, dans leur landau.

- Il y avait aussi une femme. - Oui, la nourrice.

Je me suis dit : "Je ne sais pas qui est le père,

"mais la mère est remarquable."

Après, je vous ai vue faire du cheval avec Petrica.

J'ai compris.

J'ai rarement vu une femme monter comme vous. Parole d'honneur.

J'ai été écuyère de cirque, dans le temps.

À Budapest.

C'est là que Petrica m'a achetée.

Ça alors ! Vous vous moquez de moi.

Non. Je passais à travers des cercles de feu.

Laissez tomber. Vous êtes apparentée aux Laskari, non ?

Une grande dame.

400, vous suivez ?

Je voudrais qu'on se revoie, je vous prie.

Il y aura d'autres réceptions chez Mme Vovediane.

Oui. Mais je voudrais vous revoir plus tôt.

Je suis très prise.

La maison, les enfants. Attendez qu'ils grandissent un peu.

Après, je sortirai davantage. J'aurai plaisir à vous revoir.

Quand ?

Quand les enfants grandiront. Mais ce n'est pas pour demain.

Dans 5 ou 10 ans.

Tu as gagné ou tu as perdu ?

J'ai perdu.

Mon étole !

Demi-tour, Wassily.

Non, laisse. Un pauvre la ramassera.

Mais je ne pourrai pas t'en offrir une de sitôt.

Bon. On continue, Wassily.

Je vais demander ma mutation dans une autre garnison ou une autre arme.

Pourquoi ?

Tu es bien, ici. Et bien vu, aussi.

Tes supérieurs t'apprécient.

Je vais me faire muter dans une autre garnison ou une autre arme.

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