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Arrêtez ! S'il vous plaît !
Je veux vous aider !
Non !
Stop.
Stop !
Arrêtez-vous.
Votre vol vient de Dortmund.
Vous êtes de là-bas ?
Oui, oui.
Ma grand-mère disait : "Celui qui dit deux fois 'oui',
est un menteur."
Alors ? Vous venez d'où ?
Je suis né à Casolt.
Vous allez être surpris.
La Terre est plate.
M. Schüssler ?
Bienvenue à Brasov, je m'appelle Codrin.
Vos papiers.
On doit prouver notre identité.
Que ce soit clair : je ne vous attendrai plus.
Le changement de réservation est à votre charge.
Cool.
Et après la Somalie, vous avez arrêté ?
Ensuite, vous avez été videur et contrôleur dans les transports.
Vous avez oublié "chauffeur de taxi".
Depuis 3 ans, vous êtes sans emploi et sans domicile fixe.
- Interruption de carrière. - On a eu du mal à vous trouver.
Qu'est-ce que je fais ici ?
C'est un souhait de la société Sasse.
Ils voulaient quelqu'un qui connaît la région.
Vous avez lu le dossier ?
Un cadre de Sasse, Jens Baumann, a disparu depuis 3 jours.
On n'a pas encore de pistes.
Vous étiez stagiaire lors des premières plaintes contre Sasse,
puis votre carrière a décollé d'un coup.
Coupes de bois illégales,
destruction de forêts primaires par un exploitant forestier,
fraude fiscale, vous avez gagné tous vos procès.
- Bravo. - Mais c'est terminé.
Le fils Sasse a repris l'affaire.
Qui est chargé de l'enquête ? L'ambassade est au courant ?
C'est la police locale.
On aimerait que l'affaire soit réglée au niveau régional.
Il y aura peut-être une demande de rançon.
S'il est en vie, on l'aurait déjà reçue.
Il va peut-être refaire surface.
Ça simplifierait mon travail.
C'est ici que le portable de Baumann a borné pour la dernière fois.
Il a dû éteindre son GPS.
On a passé la zone au peigne fin accompagnés de chiens.
Aucune trace de lui ou de sa voiture.
Je ne vois que deux possibilités :
soit il s'est suicidé
soit il se cache.
Il n'a pas été tué.
Et un enlèvement ?
Les ravisseurs se seraient déjà manifestés.
Je peux avoir les coordonnées du secteur ?
Bien sûr.
Rien ne vous interdit d'aller vous promener dans la forêt.
Mais faites bien attention à vous.
- Il y a des ours ? - Des voleurs de bois.
Le mois dernier, ils ont tué deux gardes forestiers.
L'un est tombé sur sa propre hache.
Une affaire terrible.
Quant à son collègue, il a fait un faux pas
et a chuté dans un ravin.
Voici Mme Dancu, notre procureur de la République.
Peut-être qu'elle sera bientôt élue maire de notre ville.
Elle souhaitait assister à notre entretien.
Vous n'y voyez pas d'inconvénient ?
Au contraire.
Vous vous souvenez de moi ? Katja Schöne.
- Et voici monsieur... - Schüssler.
Dancu.
Enchantée.
Il faudrait qu'on retourne
jeter un coup d'œil dans le bureau de M. Baumann.
Tout avait été complètement vidé.
C'est étrange, non ?
Peut-être qu'il avait de l'argent.
Je peux consulter le dossier ?
Il n'y a pas grand-chose à voir.
On nous a simplement signalé une disparition.
Ce matin, la femme de Baumann a déposé plainte pour meurtre.
Vous allez ouvrir une procédure ?
Je suis d'accord avec l'inspecteur Chivu :
on ne fait qu'enquêter.
Mais évidemment, nous prenons cette plainte très au sérieux.
A-t-elle des soupçons concrets ?
Vous aurez l'occasion de lui parler.
Qu'est-ce qu'il lui a dit en roumain ?
Qu'on était deux Allemands très intelligents.
D'après notre cabinet,
il n'y a pas plus compétent que vous.
- Hans Schüssler. - Marc Sasse.
Pourquoi ne laissez-vous pas la police faire son travail ?
Ils traitent ce dossier comme une disparition ordinaire.
Ils s'investissent très peu.
La police roumaine m'a laissé un souvenir différent.
Je veux abréger ce calvaire pour sa femme et sa fille.
C'est une sale affaire.
À une époque, on était souvent attaqués.
On transformait du bois coupé illégalement
et mon père le savait.
Mais j'ai mis un terme à ces pratiques.
Vous savez, Baumann a repris les choses en main.
Et j'en ai fait autant en raisonnant mon père.
Baumann se serait fait des ennemis ?
Allez savoir.
La vérité est une question de perspective.
Trouvez celle qui nous conviendra le mieux.
Je pars à Bruxelles, je reviens dans trois jours.
J'ai hâte de voir ce que vous aurez trouvé.
Puis-je savoir qui m'a recommandé ?
On part chez Sasse à 8 h.
On vous prêtera une voiture. Vous avez le permis ?
Vous voici de retour en Roumanie. Bienvenue, M. Schüssler.
Ici, il n'y a pas de retour possible.
On m'a laissé ceci pour vous.
Tu m'as demandé mon avis, Marc ?
Oui, j'y attache beaucoup d'importance.
Excuse-moi, mais...
pourquoi tu as fait venir ce type ?
Fais-moi confiance. Je sais ce que je fais.
Bonne nuit, Katja.
Je ne savais pas que tu dirigeais cette affaire.
Et moi, je ne savais pas si tu étais vivant.
Je suis content de voir que tu vas bien.
Alors maintenant, tu t'appelles Dancu ?
Pas étonnant que je ne t'aie pas retrouvée.
Je suis mariée depuis 18 ans.
Je n'ai pas d'enfants.
J'ai un chien.
Après toutes ces années,
c'est la première fois que tu reviens à Casolt ?
Oui, c'est ça.
Comment vont les parents de Christian ?
Martha est décédée il y a cinq ou six ans.
Je ne suis plus en contact avec son père.
Tu vas aller le voir ?
Je n'y ai pas encore réfléchi.
Tu as essayé d'avoir des infos sur ton dossier ?
L'Europe a contraint l'État à les rendre publics.
- Non, et toi ? - Oui.
Mais le mien est introuvable.
Comment ça ?
Après la révolution,
la Securitate a gardé les dossiers sous clé pendant 25 ans.
25 ans pour les falsifier et les faire disparaître.
L'ouverture des archives est arrivée trop tard.
Il n'y aura rien de vrai dans ton dossier.
La vérité, c'est ton cheval de bataille
pour ta campagne électorale.
Le chemin de la transparence !
Dans ce pays où l'espionnage est un sport national ?
C'est pour ça qu'on a besoin de transparence en politique.
Il faut rétablir la confiance entre les gens
et vis-à-vis de nos institutions.
Dis-moi franchement, Honnes.
Pourquoi votre boîte a engagé deux avocats ?
Pour retrouver Baumann ?
1000 euros par jour. Deux semaines payées d'avance.
50 000 euros si je le retrouve.
Je ne suis pas avocat, je suis chargé de le localiser.
Après, je m'en irai.
Excuse-moi, je suis indiscrète.
Tu passeras me voir pendant que tu es ici.
Rien ne nous oblige à parler de l'enquête.
Je te dépose quelque part ?
Non, je vais aller faire une petite balade nostalgique.
Allez, disparais !
Zéro neuf...
Zéro sept...
Zéro, quatre, zéro.
Ouvrez, s'il vous plaît.
Tenez.
On a mis ses affaires en lieu sûr, comme vous l'aviez demandé.
C'est tout ?
Je n'ai gardé que le courrier sur les achats en cours
jusqu'à ce qu'il revienne.
Baumann s'occupe des achats de forêts ?
Des restitutions de terrains.
Avec le programme de l'État, il y en a beaucoup.
On est un peu débordés.
Les forêts confisquées par les communistes
ne sont privatisées que maintenant ?
Comme après la chute de la RDA.
Il me faut une salle pour discuter avec les employés.
Je vous donnerai un planning.
Discuter de quoi ?
Vous êtes le premier, vous allez vite le savoir.
Ce sera tout pour l'instant.
Vous avez caché l'ordinateur de Baumann à la police ?
Si les enquêteurs l'avaient saisi, on n'y aurait plus eu accès.
Je pourrai y jeter un œil ?
Je vous ferai une copie de son agenda.
- Et maintenant ? - Je vais me débrouiller seul.
Il vous faut autre chose ? Un sandwich ?
Qu'est-ce qu'il a dit en partant ?
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